#39   SYLVAIN RODIER    -    attaquant

    Grandeur : 5'10       Poids : 175 lbs

    Fiche en carrière
    Saison Équipe Ligue PJ B A Pts Pem
    1994-95 Shawinigan Cataractes QMJHL 38 4 2 6 24
    1995-96 Shawinigan Cataractes QMJHL 59 19 17 36 50
    1996-97 Shawinigan Cataractes QMJHL 70 28 37 65 159
    1997-98 Shawinigan Cataractes QMJHL 67 36 61 97 189
    1998-99 U. of Moncton CIAU 21 6 16 22 89
    1999-00 U. of Moncton CIAU 26 4 18 22 42
    2000-01 U. of Moncton CIAU 22 11 8 19 67
    2001-02 U. of Moncton CIS 27 14 6 20 55
    source : www.hockeydb.com



    Sylvain Rodier : Le nez dans le trafic

    par Réal Labbé

    La circulation sur une patinoire ne le fait pas reculer. À 5'10” et 175 livres, Sylvain Rodier n'a pas peur, pour employer une expression consacrée dans le hockey, de se mettre le nez dans le trafic.

    Avec le Caron et Guay de Pont-Rouge (Ligue de hockey semi-professionnel du Québec), Rodier joue comme il l'a fait avec les Cataractes de Shawinigan dans le hockey junior majeur, plus particulièrement à ses deux dernières saisons, où il a écopé 159 et 189 minutes de pénalité. « C'est à ce moment que j'ai débloqué, à mes saisons comme 19 et 20 ans dans le junior. Au niveau des statistiques, ça allait assez bien. » À 19 ans, il a amassé 65 points (28-37). La saison suivante, son total de points se chiffrait à 97 (36-61).

    Les équipes de la Ligue nationale avaient ignoré son nom lorsqu'il est devenu admissible au repêchage à 18 ans. « Pas surprenant, car mes statistiques ne justifiaient pas que je sois sélectionné. Comme tous les jeunes joueurs, je pensais à la Ligue nationale, mais c'est sûr que ma petite taille n'intéressait pas les équipes professionnelles. »

    Natif de Drummondville, l'attaquant a fait son hockey mineur dans cette région et il a dû se rendre à Magog pour faire son midget AAA. « Je n'avais pas ressorti dans le midget, d'autant plus que j'étais pas mal petit. Et c'est la raison pour laquelle aucun club junior majeur ne m'avait repêché. »

    Par contre, Drummondville, Shawinigan, Sherbrooke et Laval l'ont invité à leur camp d'entraînement. « J'ai choisi les Cataractes. Pourquoi ? Aucune idée, j'y suis allé un peu au hasard. C'est peut-être l'équipe qui tenait le plus à m'avoir. » Ce qui n'a pas empêché l'entraîneur-chef Doris Labonté de l'envoyer dans le junior AAA, à Coaticook.

    « À la mi-saison, Jean Pronovost est arrivé et c'est là qu'on m'a rappelé. Jean arrivait lui aussi du junior AAA et il savait s'y prendre avec les jeunes. C'était un peu plus difficile au début pour lui avec les gars de 19 et 20 ans, mais à la fin de la saison, il n'y avait plus de problème. »

    Sa meilleure décision

    Le junior terminé et l'Europe ne l'intéressant pas trop, Rodier a pris le chemin de Moncton pour jouer avec les Aigles bleus. « Je voulais continuer mes études et c'est grâce à Claude Fernet (gardien du Caron et Guay) que j'ai été invité à Moncton. Claude et moi avons fait notre hockey mineur ensemble et nous sommes restés amis. C'est d'ailleurs aussi lui qui m'a amené à Pont-Rouge. »

    À sa première saison universitaire, il gagne le championnat universitaire de l'Atlantique et son équipe s'incline ensuite en finale du championnat national. « Je voulais changer de décor, voir un peu de pays aussi, et c'est la meilleure décision que j'ai prise. Je n'ai eu aucune dette en sortant de l'université grâce au hockey. Et maintenant, je peux évoluer dans un bon calibre, dans une excellente organisation. Il me reste à me trouver un emploi dans mon domaine. »

    S'il avait une chose à refaire dans sa carrière ? « Si c'était à recommencer, je voudrais changer mon année de 20 ans dans le junior. On nous avait dit, Jason Hamilton et moi, qu'on nous échangerait à une équipe aspirante au tournoi de la coupe Memorial. Mais comme les Cataractes avaient connu un solide début de saison, nous sommes restés à Shawinigan. J'aurais aimé vivre le tournoi de la coupe Memorial. »