#77   PATRICK GENEST    -    attaquant

    Grandeur : 5'11       Poids : 187 lbs

    Fiche en carrière
    Saison Équipe Ligue PJ B A Pts Pem
    1990-91 Beauport Harfangs QMJHL 63 26 35 61 26
    1991-92 Beauport Harfangs QMJHL 60 37 33 70 32
    1992-93 Canadian National Team Intl 3 1 2 3 0
    1996-97 U. of Quebec Trois Rivieres CIAU 24 15 27 42 30
    1997-98 HC Lions Courmaosta Serie A 53 42 72 114 38
    1998-99 HC Lions Courmaosta Serie A - - - - -
    1999-00 Rouen HC France 40 17 14 31 36
    2000-01 Rouen HC France - 13 20 33 -
    2001-02 Pont Rouge Caron & Guay QSPHL 42 11 31 42 14
    source : www.hockeydb.com



    Patrick Genest : L'appel du destin

    par Réal Labbé

    Quinze jours avant le premier camp d'entraînement des Harfangs (LHJMQ), Patrick Genest reçoit un coup de fil de la direction de l'équipe l'invitant à y participer. C'était à l'automne 1990. L'automne suivant, le joueur de Loretteville était le capitaine de la formation de Beauport, succédant à Steven Paiement.

    « Guy Lamontagne, l'adjoint d'Alain Chainey, me connaissait et c'est lui qui m'avait recommandé. Je n'avais pas joué du tout dans le hockey midget AAA. » En fait, Genest est passé du hockey junior AA à la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

    « Faut dire que le junior AA représentait un calibre pas mal fort à cette époque. J'évoluais avec les Laurentiens de Charlesbourg. Mais avant de me joindre à cette équipe, je n'avais jamais fait de hockey AA, sauf dans la catégorie pee-wee. Par la suite, je m'amusais avec mes amis dans les autres catégories. »

    Ce n'est pas parce qu'il n'a pas eu d'invitation pour évoluer dans d'autres niveaux AA qu'il n'y est pas allé. « Quand je suis passé au bantam AA, on m'a retourné chez moi en me disant que j'étais trop petit. Un peu plus tard, j'ai reçu une invitation pour le midget AA, mais cette fois, c'est moi qui leur ai dit que j'étais encore trop petit. »

    Trop petit peut-être, mais le goût du hockey était toujours présent, même s'il prenait plaisir à faire partie de la même équipe que ses amis. « Je voulais, et je veux encore, m'améliorer. C'est très important pour moi. Rendu au niveau junior, mes chums voulaient plutôt s'amuser dans la catégorie B, mais ce n'était pas mon cas. C'est la raison pour laquelle j'ai préféré les Laurentiens dans le junior AA. C'était une ligue provinciale renommée. » Puis est venue l'offre des Harfangs.

    Un bon prof

    L'ailier droit est arrivé dans le junior majeur avec Chainey comme entraîneur. « Un très bon professeur. Pour montrer la technique du jeu, il était extraordinaire. C'est l'un des trois entraîneurs qui ont marqué ma carrière. Le deuxième est Dany Dubé, des Patriotes de l'UQTR. J'avais quelques offres d'universités pour jouer au hockey mais j'ai choisi Trois-Rivières pour le programme de hockey de Dany. »

    Et le troisième ? « Serge Beausoleil, notre actuel entraîneur avec le Caron et Guay (Pont-Rouge). Quand il est arrivé ici, il nous a fait croire en une chose, que nous pouvions réussir de grandes choses. Et il a réussi. »

    En jouant seulement deux saisons dans le hockey junior majeur, à 19 et 20 ans, Genest n'avait pas beaucoup de chances d'être repêché par une formation de la LNH. « Je ne me voyais pas beaucoup faire une carrière professionnelle et c'est pourquoi les études devenaient importantes. J'ai obtenu mon bac en sciences de l'activité physique et comme je voulais faire mes cinq ans, j'ai ajouté des cours complémentaires. Mon seul désappointement est de n'avoir pu remporter le championnat canadien malgré plusieurs présences au Final Four. »

    Aujourd'hui, il a trouvé un travail qui lui permet d'exercer la profession pour laquelle il a fait ses études. « Mon patron de Form-o-Max m'a offert un poste dans le domaine de mes études et avec le Caron et Guay, dans la ligue semi-pro, je pouvais concilier travail et hockey. »

    Une situation parfaite pour le joueur de 30 ans qui a pu mettre fin à son association de quatre ans avec le hockey européen. « J'aurais pu y retourner après avoir joué deux saisons à Aoste (Italie) et deux autres à Rouen (France). J'ai adoré tout le temps que j'ai vécu là-bas et j'ai pu visiter à mon goût. Par ailleurs, à la fin, je trouvais difficile de repartir pour l'Europe après mes vacances. C'était de plus en plus pesant de m'arracher à mon milieu québécois. »

    Source : Le Soleil