#9   GAÉTAN ROYER    -    attaquant

    Grandeur : 6'3       Poids : 210 lbs

    Fiche en carrière
    Saison Équipe Ligue PJ B A Pts Pem
    1994-95 Sherbrooke Faucons QMJHL 65 11 25 36 194
    1995-96 Sherbrooke Faucons QMJHL 36 25 26 51 174
    1995-96 Beauport Harfangs QMJHL 25 11 10 21 59
    1996-97 Jacksonville Lizard Kings ECHL 28 7 8 15 149
    1996-97 Indianapolis Ice IHL 29 2 4 6 60
    1997-98 Canadian National Team Intl 55 10 17 27 101
    1998-99 Saint-John Flames AHL 15 1 0 1 36
    1998-99 Grand-Rapids Griffins IHL 52 12 6 18 177
    1999-00 Michigan K-Wings IHL 20 6 2 8 64
    2000-01 Saint-John Flames AHL 58 8 4 12 134
    2001-02 Muskegon Fury UHL 1 0 0 0 7
    2001-02 Pensacola Ice Pilots ECHL 33 13 10 23 129
    2001-02 Springfield Falcons AHL 40 6 4 10 112
    2001-02 Tampa-Bay Lightning NHL 3 0 0 0 2
    2002-03 Springfield Falcons AHL 33 2 5 7 50
    2002-03 Jackson Bandits ECHL 11 3 6 9 58
    2002-03 Pensacola Ice Pilots ECHL 20 3 10 13 60
    source : www.hockeydb.com



    De retour à la maison
    Une grosse décision qui arrive à point pour Gaétan Royer

    par Réal Labbé

    Il y a un an, la journée de travail de Gaétan Royer se terminait à midi. Sauf les soirs de match. Aujourd'hui, la somme de travail s'est allongée pour le joueur du Caron et Guay de Pont-Rouge (Ligue de hockey senior majeur du Québec). Les journées se terminent sur l'heure du souper et il lui faut ensuite se rendre à l'aréna, pour les matchs ou les entraînements.

    « Sûr que c'est une grosse décision à prendre, mais je me dis qu'il n'y a rien qui arrive sans raison, souligne l'ailier de 6'3” (210 lb), qui a évolué en 2002-2003 à Springfield (Ligue américaine), Jackson et Pensacola (East Coast League). Je crois beaucoup à ça. Je reviens au Québec, avec mon monde, entouré de ma famille et il y a beaucoup de points positifs dans mon retour.

    « Bien entendu, je n'aurais pas réagi de cette façon si j'avais eu 22 ans au lieu de 27 ans, ajoute le joueur originaire de Donnacona. C'est le bon temps pour faire le changement, car je n'aurais pas aimé, à 35 ans, me retrouver sans rien devant moi après avoir passé tout ce temps dans les circuits mineurs. Je vais avoir moins de vacances, mais j'aurai plus de temps pour faire des choses, comme la pêche et la chasse. Je suis un gars qui aime beaucoup la nature. Je n'avais pas le temps dans le hockey organisé à cause des voyages. »

    Royer retrouve un environnement familier, une bonne organisation de hockey, comme il le dit et un travail régulier. Le propriétaire de l’équipe l’a embauché comme représentant des ventes, un poste qui lui va très bien.

    « Ça fait maintenant un mois et demi que je suis à l’emploie et j’aime ça. C’est un peu plus tranquille présentement et ça me donne le temps de bien apprendre avant que la grosse saison commence. Disons que les deux premières semaines ont été plus excitantes parce que je devais régler plein de problèmes de paperasserie : permis de conduire, permis de ci, permis de ça… En plus, je commençais dans mes nouvelles fonctions et c’était le début da la saison de hockey.»

    En se présentant à l’équipe du Caron et Guay, Royer a retrouvé ce qu’est la passion du hockey. « Ici, il n’y a pas de couillonnage, tout ce fait en fonction de l’équipe. Le calibre est intéressant, même si la pression est moins forte. Le hockey, dans cette ligue, ce n'est pas du travail. Les gars sont ici parce qu’ils ont la passion de ce sport.»

    Comme papa et grand-papa

    Royer a suivi les traces de sont père et de son grand-père en devenant joueur de hockey. « J’ai fait pas mal de chemin pour un gars qui n’a jamais joué midget AAA. J’ai fait une année au niveau collégial avec Simon Boutin et j’avais obtenu la passe sur le but qui avait procuré un autre championnat aux Faucons, puis Guy Chouinard, qui était à Sherbrooke dans le junior majeur, m’avait invité à me joindre à son équipe. Il a eu une grosse influence dans mon développement de hockeyeur.»

    Après deux saisons comme junior, il a fait le saut avec l’organisation des Blackhawks de Chicago. « Un dépisteur m’avait vu évoluer avec les gars dans la ligue d’été de Val-Bélair et quelque temps après, en plein été, le dépisteur-chef de Chicago, Michel Dumas, s’était déplacé pour me voir. J’ai reçu une invitation pour le camp d’entraînement, où il y avait Éric Dazé, Jean-Yves Leroux, Éric Lecomte. Je suis arrivé un samedi et dès le jeudi suivant je signais un contrat de trois ans.»

    L’aventure avec les Hawks n’a pas tourné comme il le voulait. « J’aurais dû revenir comme 20 ans dans le junior majeur, ça m’aurait donné plus de confiance. Mais bon, comme je l’ai dit plus tôt, ce n’est pas arrivé pour rien. J’ai connu quelques saisons dans le hockey mineur, mais j’ai aussi vécu une expérience formidable avec l’équipe nationale canadienne. Ça m’a permis de voir beaucoup de pays, de m’initier à des cultures différentes. J’aurai plein d’aventures à raconter autour d’un sapin de Noël.»

    Royer a épuisé pas mal toutes ses options. « Je n’était pas trop nerveux en juin et juillet, même si je n’avais pas encore de contrat. Puis Michel Godin m’a rencontré et nous nous sommes bien entendus. Même si c’était ma dernière option, je n’ai pas craché sur le hockey senior. Il va falloir une vraie bonne offre d’un club professionnel pour que je quitte Pont-Rouge. Et j’ai pas mal fait une croix là-dessus.»

    Source : Le Soleil