
![]() |
Il reste à finaliser la forme que prendra la
représentation de Mélusine. Ce sera sans doute
en figure de proue de navire. L'une des figures
la représentera regardant vers l'ouest (l'Amérique),
l'autre vers l'est (l'Europe). Elle suit ainsi le
va et vient des Bilodau à travers l'Atlantique,
comme elle allait de son monde surnaturel
où elle était repartie à ce monde-ci où elle
revenait s'occuper de ses petits...
Quelques explicationsLes couleurs de l'écu du blason sont ainsi nommées: "d'azur et d'or". Sa composition est ainsi définie: "un billot d'or sur un écu d'azur fascé, ondé". Voici les autres éléments (techniquements appelés meubles) du blason: la représentation de la fée Mélusine, celle de l'outarde, de deux grappes de raisins et d'une gerbe de blé. |
Pour évoquer nos origines poitevines, on ne pouvait pas mieux choisir que l'image de la fée Mélusine. Elle fait tellement partie de l'héritage culturel du Poitou de nos Ancêtres. En littérature et dans les sculptures comme dans les manuscrits, elle y est présente partout depuis le Moyen-Age.
L'outarde évoque bien notre migration vers et à travers l'Amérique, en même temps que l'audace et le courage dont ont dû faire preuve ces pionniers.
Il est facile pour les Bilodeau descendants de Jacques Billaudeau, de voir en ces grappes de raisins une évocation de l'île d'Orléans (d'abord appelée île de Bachus). Car c'est là qu'a été greffé en Amérique leur arbre généalogique.
Quant à la gerbe de blé, elle rappelle le métier qui a fait vivre toutes ces familles de nos ancêtres dans leur nouveau pays.
On en arrive maintenant à l'écu où est représentée une bûche (ou billot) sur un fonds marin. C'est d'abord un essai de transcription picturale de notre patronyme ("billot" et "eau"), à la mode héraldique ancienne.
C'est aussi des symbôles qui rappellent deux autres métiers fréquents chez nos ancêtres: ceux de pêcheurs et de bûcherons. La bûche et ses racines nous parlent encore de fidélité aux valeurs héritées des ancêtres. Enfin ce fonds marin traversé par des vagues n'évoque-t-il pas cet océan qui sépare des familles ayant même origine qui veulent garder vivants, malgré les distances, les liens qu'elles ont entre elles?