L'origine d'un nom
Bulletin de liaison L'essart automne 1997

Lieu d'origine | Arrivée au Canada | Établissement | Mariage | Travail | Les enfants

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L'essart:  la terre défrichée!  Quel nom prédestinépour ce pionnier de la côte de Beaupré.  Étienne de Lessart est du nombre de ces immigrants français du 17e siècle qui prennent racine et défrichent une terre nouvelle pour assurer leur subsistance et celle de leurs enfants.

L'essart:  le nom du bulletin de liaison de l'Assocation des familles Lessard inc.  Nous sommes les descendants d'un homme et d'une femme qui, ayant quitté leur patrie, implantent un nouveau patronyme sur les rives du Saint-Laurent.  Celui-ci est aujourd'hui présent dans toutes l'Amérique.  Le bulletin L'essart permettra, nous l'espérons, de créer des liens entre les membres dispersés de cette grande famille.

L'essart:  un défi!  Étienne et Marguerite ont gagné leur pari. Ils ont donné naissance à une famille qui a traversé les siècles.  Le bulletin et l'association nous invitent à redécouvrir nos racines et à prolonger dans l'avenir l'acte de foi de nos ancêtres.

En France, les noms de familles sont progressivement devenus héréditaires entre les 13e et 16e siècles.  La transmission du nom du père à son fils est devenu obligatoire par une ordonnance de François 1er en 1539.

Les noms de famille ont différentes origines.  Pour certains, c'est un prénom : Gilbert, Sevestre (de Silvestre:  saint Silvestris pape du 4e siècle).  Pour d'autres, c'est un métier:  Boulanger.   Il y a aussi les surnoms liés à un trait physique (Leblond), à un trait moral (Lesage), à un événement (Roy, roi d'un tournoi d'arc), à une relation de parenté (Legendre).  Il y a enfin tous les noms de famille ayant un lien avec la géographie:  pays d'origine, lieu de naissance, lieu de résidence (Breton, Larochelle, Lavallée).

Lessard, bien súr, fait partie de cette dernière catégorie.  Albert Dauzat, dans son Dictionnaire des noms de famille et prénoms de France donne l'origine suivante:  Essart, " terre dé frichée par essartage " : nom de lieu d'origine (et de localité), qu'on trouve avec prépos.:  Desessarts, -ard; avec article Lessard, art.



Lieu d'origine

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Né en 1623, Étienne de Lessart est le fils de Jacques et de Marie Herson.   Il est originaire de Chambois (arrondissement d'Argentan, é vêchéde Sées) en Normandie.  Petite commune comprise aujourd'hui dans le département de l'Orne, Chambois fait partie de l'arrière-pays normand caractérisé par le tapis vert de ses prairies propices à l'élevage et à l'agriculture.  Les eaux d'une rivière, la Dives, coulent vers le littoral dont les ports, distants de moins de 100 kilomètres, verront embarquer de nombreux émigrants vers la Nouvelle-France.  Peu d'habitants de chambois ont cependant été tentés par l'aventure.  Il y a bien eu Jean Guillot dit Négrier qui a précécé Étienne de Lessart mais il n'a sans doute pas influencé la décision de ce dernier puisqu'il est décédé du scorbut aux Trois-Rivières le 6 février 1634.

Dans son Dictionnaire … de 1764, M. L'abbé Jean-Joseph Expilly décrit ainsi Chambois:  " bourg avec un marché, en Normandie, diocèse de Sées, parlement de Rouen, intendance d'Alençon, élection d'Argentan, sergenterie d'Hiexmes.  On y compte cent feux.  Ce bourg est situé sur la Dive, à 2 l. (lieues) et tiers E.N.E. d'Argentan, et 4 et quart N.N.E. de Séez ."

Dans Nos origines en France, Normand Robert ajoute les précisions suivantes:   216 logements, 555 habitants.  Étienne de Lessart est donc originaire d'une région rurale peu peuplée qui n'est sortie de l'anonymat qu'à la suite du débarquement allié en juin 1944.   En effet, le 19 août 1944, la 1ère Armée y ont fait leur jonction coupant ainsi la retraite à la 7e Armée allemande et la forçant à la capitulation.  Le Guide Michelin de 1991 nous apprend d'ailleurs qu'une stèle en rappelle le souvenir près du carrefour central.   Le bourg n'a pas connu une grande expansion démographique puisqu'on y indique une population de 520 habitants; un visiteur contemporain pourrait par ailleurs contempler des images qu'Étienne de Lessart a dú emporter avec lui en Nouvelle-France puisqu'on peut toujours y admirer un donjon, bel exemple de l'architecture militaire du 12e siècle, et une église qui a conservé son clocher à flèche de pierre du 11e siècle.



Arrivée au Canada

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Dans son Catalogue des immigrants 1632-1662, Marcel Trudel identifie Étienne Delessart comme pouvant être l'un des 150 personnes qui seraient arrivées à Québec au début d'août 1645 sur l'un des cinq vaisseaux commandés par l'amiral Pierre Legardeur de Repentigny:  le Cardinal, 300 tonneaux, le Saint-sauveur, 150 tonneaux, le Notre-Dame, 250 tonneaux et deux autres navires non identifiés.  Pierre Legardeur revenait alors de Paris où il avait négocié avec les directeurs de la Compagnie des Cent-Associés le transfert du monopole de la traite des fourrures à une nouvelle compagnie connue sous le nom de Communauté des Habitants.

Étienne de Lessart, âgé de 22 ans, était-il un de ces " chercheurs d'aventures ", comme l'a écrit François-Xavier Garneau, "attirés en Amérique par la traite des pelleteries"?   Voulait-il plutôt quitter avec " l'espérance d'une existence moins tourmentée, à l'abri des corvées militaires, des guerres incessantes et des impôts ordinaires et extraordinaires qui s'abattaient sur le pauvre peuple que la vie ne sauriat y être plus ingrate ni plus dure que celle que leur offrait alors la France? "

Il est difficile de répondre à cette question.  Nous avons trop peu de détails sur les raisons de la venue comme sur les activités d'Étienne au cours des premières années de son séjour sur les rives du Saint-Laurent, peuplées alors de moins de 1000 habitants d'origine française.  La première mention officielle du nom de notre ancêtre en Nouvelle-France date du 3 juin 1646 alors qu'il est présent au baptême de Jeanne, fille de Louise Aouitik, une amérindienne, à l'Immaculée-Conception-des-Trois-Rivière s.  Nous le retrouvons encore avec le père jésuite Joseph Duperon au baptême de Marguerite Sasakiouitoukoue épouse de Barthelemy Chigounabik aux Trois-Rivières le 16 avril 1647 et à la mission St-Joseph-de-Sillery lorsque Louise, la fille de Jean Ouiasapmat Kepitenat et de Françoise Peiokon, est baptisée à son tour le 20 septembre 1647.  Le journal des Jésuites signale aussi sa présence en mentionnant que le 21 juin 1647 " M. de Lessar retournant de Tadoussac apporta les premières nouvelles de France apprises du Capitaine le Feure arrivé à l'isle Percée.  Ce fut une chaloupe de sauvage qui en apporta les nouvelles; que cinq vaisseaux se préparoient pour venir; que la paix estoit faite en France, &c. "Durant cette période trouble au cours de laquelle la menace iroquoise pèse lourd sur la colonie naissante, la même source signale sa capture par les Iroquois.  " On nous vint avertir le soir sur les 8 heures du désastre arrivé ce 1er jour de l'an (1648), scavoir, que quatre François, Louys Couillart, Chastillon, de Lessar & un quatrième estant allés au lac, que 3 avoient esté pris par les Yroquois, & que Chastillon seul s'estoit sauvé; mais le lendemain les 3 qu'on disoit avoir esté pris retournèrent. "

La présence d'Étienne aux Trois-Rivières et à Tadoussac signifie-t-elle qu'il est actif dans la traite des fourrures?   Possède-t-il déjà la barque avec laquelle il transportera des marchandises au cours des années ultérieures?  Nous avons trop peu d'informations pour tirer des conclusions définitives.



Établissement

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Le 10 février 1651, un titre officiel de concession d'une terre de dix arpents de front et d'une longueur d'une lieue et demi est accordé à Esteinne de Lessart par Olivier Letardif, procureur de la Compagnie de Beaupré.  Raymond Gariépy évoque cependant la possibilité qu'il puisse y être établi depuis quelques années déjà.

Je Ollivier Le tardif Associé en la Compagnie de Beaupré recognais avoir conceddé à titre de cens et rente seigneurialle payables pour chacun an ou jour de dix arpants de terre en bois et prez sur le grand fleuve Saint-Laurent et de dix perches de front pour chacun arpant et de profondeur jusqu'à une lieue et demi moïennant que le dict Estienne de Lessart s'est obligé de s'y establir dans la présente année et y avoir feu et lieu ou autre pour luy et de payer au dict jour St-Martin d'hyver (11 novembre) pour chacun arpant sur le dict grand fleuve la somme de vingt sols ts.  De rente seigneurialle et douze deniers de cens pour chacun arpant de front sur le dit grand fleuve et le droit de disme lorsque le cas y escherra et pour la dicte concession deux chapons vifs ou vingt sols pour chacun chapon au choix de moy Le Tardif…

Outre cela, Étienne sera tenu de faire moudre ses grains au moulin seigneurial lorsqu'il sera construit; il devra aussi réserver un chemin de quinze pieds de chaque côté de sa terre et le long du fleuve afin de servir de chemin de navigation et il devra clôturer ses terres au fur et à mesure qu'il les défrichera faute de quoi il ne pourra se plaindre des dégâts occasionnés par les animaux de ses voisins.

Étienne devient l'un des pionniers de la côte de Beaupré, sa terre étant située au Petit-Cap (actuellement Sainte-Anne-de-Beaupré). Ses voisins immédiats seront à l'est Robert Giguière (Giguère) qui obtiendra sa concession le 21 février et à l'ouest Claude Poullain (Poulin), le 18 septembre de la même année.



Mariage

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Le 8 avril 1652, il épousa Marguerite Sevestre, fille de Charles Sevestre et de Marie Pichon.  Il s'alie ainsi à une famille honorable de la ville de Québec puisque son beau-père avait été élu, le 23 août 1648, par une assemblée des notables de la région de Québec, procureur-syndic de la Communauté des Habitants.  Ce dernier est de plus mentionné comme juge-prévôt de la seigneurie de Lauzon le 8 mai 1651; en 1651 et 1652, il est au nombre des marguilliers de la paroisse de Québec et, de 1651 à sa mort en 1657, il est le premier à occuper l'importante fonction de lieutenant particulier civil et criminel en la sénéchaussée de Québec, tribunal régulier que M. De Lauson a établi peu après son arrivée à l'automne 1651.

Charles Sevestre, imprimeur-libraire de formation, serait arrivé en Nouvelle- France dès 1634, probablement en qualité de commis de la Compagnie des Cents-Associées.  Il était accompagné de ses deux frères, Thomas et Jacques, de sa mère, Marguerite Petitpas, de son épouse Marie Pichon (veuve de Philippe Gaultier) et de 5 enfants (Catherine, Guillaume et Charles Gaultier, Denise et Marguerite Sevester).  Cinq autres enfants s':ajouteront:   Ignace, né en 1636 et tué par les Iroquois à l'île d'Orléans en 1661, Marie-Madeleine, née en 1639, Jeanne née en 1641 et décédée en 1648, Catherine, née en 1644 et Charles né en 1646 et mort noyé en 1661.  Si le nom de cette famille qui est l'une des premières à s'établir au Canada est dispary faute de descendance mâle, les filles de Charles Sevestre, dont Marquerite, auront une nombreuse descendance.

Le mariage d'Étienne, 29 ans, et de Marguerite, 16 ans environ, est célébré en l'église Notre-Dame de Québec par le pére Joseph-Antoine Poncet, jésuite.  Les dignitaires de la colonie, M "Jean de Lauson, gouverneur, son fils Jean, grand sénéchal ainsi que M. Louis-Théandre Chartier de Lotbinière, parent du gouverneur et procureur fiscal de la sénéchaussée de québec, sont présents.  En l'absence d'un contrat de mariage entre Étienne et Marguerite, l'examen de celui de sa sœur Marie-Magdeleine qui épousera Jacques Loyer de LaTour l'année suivantes:  M "-Magdeleine a reçu de ses parents une dot de 800 livers et son futur époux s'est vu offrir un habit de mariage d'une valeur de 100 livres, lesquelles sommes seront cependant déduites lors du partage de l'héritage.



Une vie de travail

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Étienne de Lessart devenu chef de famille doit maintenant assurer la subsistance des siens.  Il se consacre à défricher la terre qu'il a obtenue de la compagnie de Beaupré.  Celle-ci a une superficie assez considérable puisqu'elle a une façade de 10 arpents sur le fleuve alors que les voisines n'ont que de trois à cinq arpents.  Son travail semble porter fruit puisque, en juillet 1657, il est en mesure d'apporter des améliorations à sa maison comme en fait foi le contrat signé avec Pierre Simard dit Loubrette.   Pour la somme de cent livres tournois payables en blé, ce dernier accepte de "faire un pignon de pierre et une cheminée qui sera jointe audit pignon en une maison que ledit Lessart a au lieu appelé S Estienne sciz en la coste de Beaupré."

Au cours de ces années, alors que ses fils sont encore trop jeunes pour aider vraiment, Étienne prend à son service des engagés.  Nous connaissons le nom de trois d'entre eux:  Michel Marquisot dont le contrat sera racheté par jean Juchereau de LaFerté en 1658, Urgbain Jobineau (Jamineau dit LaRose) mentionné au recensement de 1666 et Jean Chauvet dit Lajarne, à celui de 1667.  De façon générale, ces engagés demeuraient pendant trois ans au service de celui qui avait payé leur traversée et qui leur fournissait le gite, le couvert et l'habillement.

Lors du recensement de 1667, la famille Lessart composée maintenant de sept personnes (Étienne, 46 ans, Marguerite, 30, Étienne, 16, Charles, 12, Pierre, 9, Marie, 6, et Anne, 1 an) possède 6 bestiaux et a 50 arpents en valeur.  Les deux voisins de 1651, Claude Poulin et Robert Giguère ont, quant à eux, respectivement 8 et 10 bestiaux et 20 arpents en valeur.  (Recensement de 1681:   Étienne Lessard - 3 fusils, 7 bêtes à cornes et 40 arpents en valeur)  La terre d'Étienne de Lesssart avait alors été réduite suite à la vente, dès 1654, de deux arpents de terre de front à hélie Godin du côté de Claude Poulin et à la donation d'un autre 2 arpents pour l'église de Sainte-Anne.  Nous reviendrons plus loin sur celle-ci.  Ces lopins de terre reviendront dans la famille plus tard alors que Charles, peu avant son mariage en 1684, rachètera la plus grande partie de ce qui avait été donné à la fabrique, et qu'Étienne fils fera de même pour l'autre section en 1689.

Le travail de la terre ne semble cependant pas la seule source de revenus d'Étienne.   Il possède en effet une barque lui permettant de faire du transport de certaines marchandises.  " Ses dimensions devaient être, si on se fie aux dimensions de l'époque, d'une trentaine de pieds de long sur environ treize pieds de large.  La présence de deux chambres, une à chaque extrémité, conformerait cet ordre de grandeur."

Des documents nous permettent aussi de constater l'existence de relations d'affaires avec Martin Grouvel, charpentier et maître de barque de Québec, avec Charles Aubert sieur de LaChesnaye, marchand de Québec et Daniel Biaille sieur de Saint-Maur, marchand de La Rochelle.  Le Registre des recettes et dépenses de l'église Sainte-Anne du Petit-Cap (1659-1700) fait état de certains montants payés pour des frais de transport; dans les dépenses de 1661-1662 par exemple, on trouve: "au sieur L'Essard pour quatre journées de Chaloupe six livres.  "Peut-être Étienne était-il, à l'occasion, un coureur de côtes, un de ces "marchands qui parcourent la campagne pour vendre les produits de la ville et surtout acheter les surplus de blé pour les revendre aux négociants?"

S'il n'y a pas de certitude quant à l'implication d'Étienne dans le commerce des fourrures au moment de son arrivée, cela cesse d'être une hypothèse lorsque, en septembre 1659, nous le retrouvons dans un groupe de 43 personnes s'engageant à payer 9000 livres à la Communauté des Habitants en échange de l'exploitation du poste de traite de Tadoussac.  Marie Pichon, sa belle-mère, Jacques Loyer de LaTour, Charles Gaultier dit Boisverdun, Denis Duquet dit Desrochers et Louis Rouer de Villeray, ses beaux-frères, en font aussi partie.



Les enfants

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De ce mariage naissent dix ou onze enfants dont 8 (6 garçons et 2 filles) laisseront une descendance.

  • Étienne, né le 1er avril 1653, 10 enfants

  • Charles, né le 1 janvier 1656, 11 enfants

  • Pierre, baptisé le 4 aoû 1658, 6 enfants

  • M.-Thérèse, née le 29 mars 1662, 10 enfants

  • Marguerite, née le 3 septembre 1664

  • Anne, née le 26 septembre 1666

  • Noël, né le 3 mars 1669, 6 enfants

  • Joseph, né le 28 février 1672, 7 enfants

  • Prisque, né le 10 juin 1674, 11 enfants

  • Dorothé, née le 19 février 1677, religieuse



    L'héritage

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    En épousant Marguerite, Étienne de Lessart est devenu membre de la famille Sevestre.  Son beau-père, Charles Sevestre, décède en décembre 1657, âgé d'à peine 50 ans.  Sa position sociale et les charges qu'il occupe pourraient laisser croire qu'il léguera à ses héritiers des sommes importantes.  La situation ne semble malheureusement pas être aussi favorable.  Dans l'année même de sa mort, le "gouverneur Louis D'Ailleboust fit avertir M. Sevestre de payer 15000 livres en castor qu'il devait au magasin".  La tenue des livres de la Compagnie des Cent-Associés semble avoir été quelque peu négligée car son beau-fils Louis Rouer de Billeray qui prendra sa suite devra même se rendre en France pour défencre son intégrité.   L'inventaire du notaire Audouart en date du 14 mai 1658 faisant " Estat du castor, argent et effets abandonnés et délaissés à Marie Pichon, veuve du deffunct MR Charles Sevestre " indique que, si l'actif est d'environ 13 380 livres, les sommes à payer se chiffrent à 12 484 livres.


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