
QU'EST-CE QUE L'ALCOOLISME ?
Les A.A. ne donnent pas de définition de l'alcoolisme.
L'explication la plus répandue parmi les membres de l'association présente l'alcoolisme comme une maladie progressive et irréversible dont il est néanmoins possible d'arrêter l'évolution. Selon certains, cette maladie se caractériserait par une dépendance physique doublée d'une obsession mentale. Nous voulons dire que nous avions un désir non équivoque de consommer de l'alcool au-delà de notre capacité de contrôle et défiant toutes les limites du bon sens.
CE QUE NOUS EN PENSONS
Nous comprenons maintenant que, lorsqu'une personne a franchi l'invisible frontière entre l'habitude de boire et la dépendance alcoolique, elle demeurera toujours une alcoolique. Pour ce qui nous concerne, nous ne pourrons jamais revenir à l'état de buveur social "normal", voilà un simple fait avec lequel il nous faut vivre.
Notre expérience nous a enseigné deux choses capitales.
D'abord, que les problèmes de base qui confrontent l'alcoolique sont les mêmes, qu'il soit chômeur ou P.D.G.
Ensuite, nous estimons maintenant que le programme de rétablissement des A.A. réussit pour presque tous les alcooliques qui désirent s'en servir, peu importe leurs antécédents ou les particularités de leur vie alcoolique.
Une abstinence même de plusieurs années ne restitue pas le contrôle de la consommation une fois celui-ci perdu. La frontière entre le gros buveur et le véritable alcoolique ne peut se franchir que dans un sens. La progression de la maladie est irréversible.
COMMENT SAVOIR SI L'ON EST ALCOOLIQUE ?
Les alcooliques ne présentent pas tous les mêmes "symptômes", mais plusieurs, à différentes étapes de leur vie, montrent les signes suivants:
Ils voient dans l'alcool le seul
moyen qui puisse leur donner confiance en eux-mêmes et les aider à se sentir
à l'aise avec les autres.
Il leur arrive fréquemment de vouloir prendre "juste un dernier verre..."
à la fin d'une soirée.
Ils anticipent les occasions de boire et cette pensée occupe beaucoup leur esprit.
Ils s'enivrent alors qu'ils ne l'avaient pas prévu.
Ils essaient de contrôler leur façon de boire en changeant de sorte de boisson,
en s'imposant des périodes d'abstinence ou en prenant toutes sortes de résolutions.
Ils prennent quelques verres en cachette
Ils mentent au sujet de la quantité d'alcool qu'ils consomment.
Ils cachent des bouteilles.
Ils boivent à leur travail (ou à l'école).
Ils boivent seuls.
Ils ont des trous de mémoire (c'est-à-dire qu'ils ne peuvent se rappeler ce
qu'ils ont dit ou fait la veille).
Ils boivent le matin.
Ils éprouvent des sentiments de culpabilité et de crainte.
Ils ne mangent pas ou se nourrissent mal.
Ils tremblent violemment et peuvent avoir des hallucinations ou souffrir de
convulsions quand ils sont privés d'alcool.
A titre indicatif, voici un questionnaire. Il s'agit de répondre "oui" ou "non" à chacune des questions :
1. Avez-vous parfois essayé de cesser de boire durant une semaine (ou plus) pour constater que vous n'y parveniez pas ?
2. Prenez-vous de mauvaise part les conseils d'autres personnes qui essaient de vous faire cesser de boire ?
3. Avez-vous déjà essayé de contrôler votre consommation en abandonnant une boisson pour en adopter une autre ?
4. Depuis un an vous est-il arrivé de boire tôt dans la matinée?
5. Enviez-vous les personnes qui peuvent boire sans s'attirer des désagréments ?
6. Les problèmes résultant de votre consommation se sont-ils aggravés depuis un an ?
7. Votre consommation d'alcool a-t-elle créé des difficultés dans votre foyer ?
8. Dans les occasions ou la boisson est limitée, essayez-vous d'obtenir des verres supplémen-taires ?
9. En dépit de l'évidence du contraire, avez-vous continué à affirmer que vous pouviez cesser de boire "par vous-même" quand vous le vouliez ?
10. Depuis un an, avez-vous eu des absences à votre travail à la suite d'excès de boisson ?
11. Avez-vous eu des pertes de mémoire pendant que vous buviez ?
12. Avez-vous jamais senti que vous pouviez faire plus de votre vie si vous ne buviez pas ?
Nous pensons que deux ou trois réponses affirmatives constitueraient déjà un indice d'alcoolisme.
Ce texte fait partie d’une série de dépliants publiés parThe A.A. Grapevine" New York USA`
VOUS SEUL POUVEZ PRENDRE LA DECISION D’AGIR
Si le boisson semble vous causer des difficultés, ou si votre façon de boire commence à vous inquiéter, il est temps d’agir.
Par où commencer?
Avant toute chose, vous devez admettre que vous avez un problème d'alcool. Vous devez être prêt à demander de l'aide et personne ne peut le faire à votre place.
Si vous être prêt:
En milieu de travail, adressez-vous au programme d’aide aux employé (PAE) de votre employeur
L'abus d'alcool ou d'autres drogues en milieu de travail peut être défini comme étant la consommation par une personne d'une substance toxique pouvant avoir un effet perturbateur, au point de nuire au rendement de cette personne ou de compromettre sa sécurité ou celle de ses collègues. De nombreux emplois exigent du travailleur qu'il soit alerte et précis et qu'il ait de bons réflexes.
Voici, entre autres, les problèmes que l'abus d'alcool ou d'autres drogues peut causer au travail:
Le milieu de travail est un endroit où il importe de traiter les questions d'abus d'alcool et d'autres drogues. Ensemble, employeurs et employés peuvent établir des politiques indiquant ce qui est un comportement acceptable et ce qui ne l'est pas. En établissant ou en promouvant des programmes tels que les programmes d'aide aux employés (PAE), les employeurs peuvent venir en aide directement aux employés en détresse ou les diriger aux services communautaires locaux.
Que doit prévoir une politique de lutte contre l'abus d'alcool ou d'autres drogues en milieu de travail?
Il est recommandé qu'une procédure ou une politique de lutte contre l'abus d'alcool ou d'autres drogues soit établie en milieu de travail afin que de l'aide puisse être fournie de façon professionnelle et uniforme aux employés. Il est important que les superviseurs et les gestionnaires puissent se fonder sur une politique établie si besoin est, et les employés doivent savoir que tout le monde est traité de la même manière. Comme c'est le cas pour de nombreuses autres questions de santé et de sécurité, la planification est le meilleur moyen d'éviter la confusion et la frustration en des temps déjà difficiles.
La politique de lutte contre l'abus d'alcool ou d'autres drogues doit :
S'il n'y a pas de PAE, communiquer avec les Alcooliques Anonymes (A.A.)
Vous trouverez le groupe le plus près de chez vous dans l'annuaire ou consultez notre répertoire des ressources.
Pour obtenir plus de renseignements
Voici quelques sites qui pourront vous aider:
Pour vous renseigner sur les Alcooliques Anonymes et les 12 étapes, visitez leur site Web.
Le Centre canadien de lutte contre l'alcoolisme et les toxicomanies met à la disposition du public une foule d'informations sur les toxicomanies au Canada. Il y a une section sur les questions qui touchent plus précisément les Autochtones.