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Otto Rank
Les principaux
dissidents
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La psychanalyse
-- Les grands personnages -- Les dissidents
'histoire de la psychanalyse est parsemée de débats concernant la théorie
et la pratique clinique. Plus souvent qu'autrement, ces querelles sont aussi des guerres
de pouvoir et des rivalités personnelles. C'est là probablement le lot de bien des
mouvements semblables où foisonnent les personnalités fortes et les idées originales.
Dans son ensemble, le mouvement analytique a pu assez bien composer avec la diversité.
Toutefois, certains individus ont élaboré des points de vue théoriques ou cliniques à
tel point éloignés des conceptions centrales de la psychanalyse freudienne qu'ils ont
senti le besoin de rompre avec le mouvement ou en ont été exclus. Nous abordons ici
surtout les
dissidents qui ont côtoyé Freud, ceux qui l'ont amené à créer le comité secret voué à la sauvegarde de la psychanalyse.
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Otto Rank
près avoir été pendant plusieurs années
l'un des plus proches collaborateurs de Freud, Otto Rank
(1884-1939) s'est éloigné au cours des années vingt en poussant plus loin les
recherches sur les techniques actives entreprises de concert avec Ferenczi. Non seulement Rank n'a-t-il pas fait marche
arrière lorsque plusieurs, dont Freud, ont souligné les dangers de telles pratiques,
mais il est allé plus loin en élaborant une théorie qui, comme ce fut le cas de
plusieurs dissidents, rejette dans l'ombre les aspects sexuels du conflit psychique.
Rank a élaboré au fil des ans une théorie qui,
dans l'espoir de raccourcir les cures, prétend prendre un chemin plus direct vers la
source ultime de l'angoisse qu'il situe dans l'expérience de la naissance. De ce point de
vue, Rank a conclu qu'il n'était pas nécessaire d'effectuer le long travail d'analyse
typique des cures classiques et qu'un travail bref focalisant directement aux sources
premières de toute angoisse permettrait de guérir les névroses.
Rank a effectué un séjour de près de huit
années à Paris qui lui ont permis de se lier avec Laforgue,
Allendy, Henry Miller et Anaïs Nin. Il y fit aussi
l'analyse de quelques membres de la communauté analytique. Toutefois, son séjour en
France a eu peu de conséquences sur l'établissement de la psychanalyse dans ce pays. En
1934, Rank décida de reprendre la route des États-Unis où il poursuivit sa
carrière.
Plus d'un ont tenté une analyse de
ce virage de Rank en parlant de sa relation filiale avec Freud, de la découverte chez
Freud d'un cancer de la mâchoire ou des relations souvent tendues au sein du comité. Ce
qui semble avoir compté pour beaucoup, par contre, c'est l'accueil très chaleureux (et
lucratif) qu'il reçut aux États-Unis où il a remporté un grand succès
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