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Wilheim Reich
Les principaux
dissidents
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La psychanalyse
-- Les grands personnages -- Les dissidents
'histoire de la psychanalyse est parsemée de débats concernant la théorie
et la pratique clinique. Plus souvent qu'autrement, ces querelles sont aussi des guerres
de pouvoir et des rivalités personnelles. C'est là probablement le lot de bien des
mouvements semblables où foisonnent les personnalités fortes et les idées originales.
Dans son ensemble, le mouvement analytique a pu assez bien composer avec la diversité.
Toutefois, certains individus ont élaboré des points de vue théoriques ou cliniques à
tel point éloignés des conceptions centrales de la psychanalyse freudienne qu'ils ont
senti le besoin de rompre avec le mouvement ou en ont été exclus. Nous abordons ici
surtout les
dissidents qui ont côtoyé Freud, ceux qui l'ont amené à créer le comité secret voué à la sauvegarde de la psychanalyse.
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Wilheim Reich
'origine
Galicéenne, Wilhelm Reich (1897-1957)
est l'une des figures les plus connues de la dissidence freudienne. Poursuivant ses
études de médecine à Vienne, Reich a tôt fait d'être admis à la Société
Psychanalytique de Vienne, en 1920, où il rejoindra un groupe de brillants jeunes
analystes.
Après un début de carrière brillant marqué par la publication de L'Analyse
caractérielle dont la première partie constitue toujours un classique sur ce sujet,
W. Reich s'est radicalement éloigné de la psychanalyse en s'orientant de plus en plus
vers une vision marxiste de la société. Il s'est alors impliqué au sein du mouvement
communiste et a élaboré une pensée qui soulèvera des désaccords tant du côté des
analystes que des marxistes.
Un des grands problèmes de l'oeuvre de Reich
vient du fait qu'il confond le refoulement et la répression de la sexualité. Le
refoulement étant un processus intra psychique répondant à des nécessités défensives
face aux conflits psychiques, alors que la répression est un processus social extérieur
visant à contrôler les comportements sexuels d'une population, nous pouvons comprendre
que Reich ait pu prôner une révolution sexuelle et une plus grande liberté sexuelle
pour faire disparaître les névroses, alors que nous savons très bien que l'absence de
contrôles externes adéquats augmente souvent la rigidité des défenses intra psychiques
mises en place.
Reich a souvent eu à fuir la
montée du nazisme en raison de ses idées révolutionnaires. Cette migration l'amènera
à s'établir dans le Maine, aux États-Unis où il fondera en 1942 l'Orgone Institute,
conformément à ses théories basées sur la puissance de l'orgasme. Vers la fin de sa
carrière, Reich va élaborer des théories de plus en plus ésotériques qui ont eu peu
d'impact, du moins dans les milieux analytiques. Reich à été emprisonné suite à un
procès intenté par la Food and Drug Administration. C'est en prison qu'il
mourra.
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