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Eugénie Sokolnicka
Portraits de
la psychanalyse française
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La psychanalyse
-- Les grands personnages -- de la psychanalyse
française
a
psychanalyse française se démarque de l'ensemble du monde
psychanalytique par certains traits particuliers. En effet, nulle part
ailleurs l'étude et l'exégèse de l'oeuvre de Freud n'occupent
autant de place. C'est un peu paradoxal pour ce pays où, à ses
débuts, la "science allemande" de Freud était mise en
opposition à la "science française" d'auteurs comme Janet.
C'est peut-être l'apport le plus généralement admis de Jacques
Lacan que d'avoir initié ce "retour à Freud", incitant
tant ses disciples que ses contradicteurs à parcourir les textes
freudiens avec rigueur et érudition. La véritable passion vouée à
la métapsychologie et à certains textes qui, ailleurs sont
considérés comme mineurs ou même fantaisistes, ne manque pas de
surprendre les analystes qui n'ont pas baigné dans cette culture
psychanalytique si riche.
Les
auteurs dont il est ici question sont le fruit d'un choix qui a
parfois ses aspects aléatoires. Les liens personnels, la
disponibilité du matériel, les affinités ou même le hasard
expliquent que certains noms figurent actuellement sur ce site alors
que d'autres en sont absents. Le lecteur ne doit pas y voir un
jugement de valeur ou une quelconque machination institutionnelle.
Eugénie Sokolnicka
riginaire de Varsovie, élève de
Ferenczi, analysée par
Jung
puis Freud, et plus tard Ferenczi, Eugénie
Sokolnicka, née Eugenie Kutner
(1884-1934), s'est installée à Paris avec une sorte de mandat de Freud de surveiller et
guider le développement de la psychanalyse française. Elle se fit remarquer dès le
début par ses contacts dans les milieux artistiques. Son absence de formation médicale
lui causera de nombreux problèmes mais ne l'empêchera pas d'occuper une place importante
dans l'histoire de la psychanalyse française.
Eugénie Sokolnicka fut l'analyste
de plusieurs parmi les pionniers de la psychanalyse française, dont René Laforgue et son épouse, et
Edouard
Pichon. Elle a connu dans la cinquantaine une fin tragique, se suicidant selon toute
vraisemblance alors qu'elle vivait dans une grande misère.

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