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Jean-Martin Charcot
Les personnages en
marge de la psychanalyse
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La psychanalyse
-- Les grands personnages -- En marge
a
psychanalyse a profondément marqué la culture du vingtième siècle.
Peu de domaines de l'activité humaine ont pu rester insensibles aux
découvertes de Freud, soit pour en intégrer des éléments, soit
pour se définir en opposition à elles. De la même façon, la
psychanalyse a été fécondée dès ses origines par tout un ensemble
de données provenant de champs tant connexes qu'éloignés de sa
pratique. J'ai tenté de dégager le rôle de certains auteurs qui
m'ont semblé avoir marqué la pensée de Freud et de ses successeurs
de même que ceux qui ont élaboré des oeuvres qui tirent une part de
leur pensée dans la théorie freudienne sans pouvoir être définis
en tant que psychanalystes.
Jean-Martin Charcot
ean-Martin Charcot (1825-1893) a eu sur le jeune
Freud une influence marquante, au point que le premier fils de Freud héritera de ce
prénom français. Le séjour de Freud chez Charcot,
d'une durée de quatre mois en 1885-86, lui laissera une impression qui mettra quelques
temps à se dissiper. Fortement intéressé par l'hypnose à l'époque, Freud s'était
adressé au grand maître dans le but de parfaire sa technique.
Charcot, d'origine parisienne, était le
prototype du grand patron de la médecine de l'époque, tenant salon et menant une vie
mondaine. C'est à la Salpêtrière, où il s'installe en 1862, que commence
véritablement sa glorieuse carrière qui marquera la neurologie et la psychiatrie
moderne. Accumulant les titres prestigieux, Charcot devint une sommité mondialement
reconnue qui fut appelé partout dans le monde au chevet des nobles et des
fortunés.
Si Charcot a élaboré une uvre qui a fait
autorité dans plusieurs domaines de la médecine, c'est par ses travaux sur l'hystérie
qu'il est aujourd'hui surtout reconnu. Appliquant à l'hystérie la méthode d'observation
et de description méthodique empruntée à la neurologie, Charcot s'est consacré à
établir les règles universelles de la grande attaque hystérique. Utilisant l'hypnose,
Charcot induisait chez ses patientes une attaque hystérique qui répondait à ses normes.
L'ennui, c'est que les patientes, comme ses collaborateurs, étaient plus enclins à
confirmer les vues du maître qu'à mener une véritable recherche scientifique.
Vers la fin de sa vie, Charcot
remettra lui-même en question ses travaux sur l'hystérie, ce qui n'empêchera pas une
longue et vive polémique avec l'école dite de Nancy dirigée par Liébeault et
Bernheim. La petite histoire retiendra que Freud fut
impressionné par une conversation privée de Charcot qui confiait qu'il y avait toujours
un secret d'alcove à la base de l'hystérie.
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