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Ernest Jones
Les pionniers de la
psychanalyse
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La psychanalyse
-- Les grands personnages -- Les pionniers
a psychanalyse a été créée il y a environ un siècle. Oeuvrant d'abord en
solitaire, Freud a été peu à peu entouré de collaborateurs qui ont chacun apporté
leur contribution. S'il est nécessaire de rendre un hommage particulier à ces pionniers,
il est plus difficile de déterminer une liste de ceux qui méritent ce titre.
Les choix que nous avons faits ont été effectués avec la plus grande
rigueur mais conservent tout de même un caractère arbitraire. Nous
avons privilégié les auteurs ayant côtoyé Freud et qui ont joué un
rôle parfois important dans les débuts de la psychanalyse. Certains
qui se sont par la suite éloignés de Freud au point de s'y opposer
sont donc inclus dans la section portant sur les dissidents.
Il ne s'agit pas ici de porter un jugement sur leurs oeuvres mais de
signaler leur appartenance à un autre corpus théorique.
Ernest Jones
u groupe des pionniers, Ernest Jones est
probablement celui qui était le moins proche de Freud,
tant géographiquement que sur le plan personnel. Paradoxalement, force nous est
d'admettre qu'il fut l'un des plus fidèles et des plus sûr de ses disciples. Ce fut lui
qui l'accueillit lorsque, sur ses vieux jours, Freud dut quitter l'Autriche en raison de
la montée du nazisme. Ce fut aussi lui qui après la mort de ses collègues des premiers
jours veilla sur le mouvement analytique avec dévouement et efficacité.
Né en Angleterre au Pays de Galles, Ernest Jones
(1879-1958) a complété des études en médecine orientées vers la neurologie avant de
prendre connaissance des travaux de Freud vers 1903. Il
se passionne rapidement pour cette jeune discipline et cherche des moyens de l'appliquer
à sa pratique. En 1908, il se rend au premier congrès de psychanalyse à Salzbourg,
rencontre Freud et présente son premier article. À la fin de 1908, Jones s'embarque pour
le Canada, s'installe à Toronto, où, pendant quatre années, il travaillera à la
diffusion des idées freudiennes tant au Canada qu'aux États-Unis et tentera de mettre
sur pieds une organisation.
Jones a quitté l'Amérique suite à
une nébuleuse affaire de murs impliquant une de ses patientes. Il se rend à Vienne
où il entreprend une brève analyse avec Freud qui le dirige par la suite sur le divan de
Ferenczi. Jones s'installe par la suite à Londres
où il consacrera le reste de sa vie à veiller sur l'oeuvre de Freud. En plus de
s'occuper de la Société Britannique de Psychanalyse,
il présidera l'International Psychoanalytic Association et s'impliquera dans l'International
Journal of Psycho-Analysis. En plus de ses travaux personnels, on lui doit une des
meilleures biographies de Freud. Malgré un infarctus en 1944, Jones a poursuivi son
travail de biographe tout en organisant la traduction des oeuvres de Freud en anglais.

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