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L'Association
Psychanalytique de France
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La psychanalyse --
Les écoles -- Françaises -- APF
'Association Psychanalytique de France est le fruit de deux ruptures
qui se sont produites à dix ans d'intervalle. La première scission impliquait un refus
de ce qui pouvait apparaître comme la bureaucratisation de l'organisation à la Société Psychanalytique de Paris. Réagissant à la montée de
l'autoritarisme, plusieurs analystes plus ou moins associés à Lagache et
Lacan ont décidé de fonder la Société
Française de Psychanalyse. Convaincus d'une rapide reconnaissance par l'International
Psycho-Analytic Association en raison de l'appui de Marie Bonaparte, les sécessionnistes furent
ébranlés lorsque la princesse, en dernière analyse, préféra un Nacht trop à droite à un Lacan
insaisissable.
Les dix années qui suivront seront marquées par
diverses tentatives de réintégration de l'IPA , pilotées par la troïka (Perrier,
Granoff, Leclaire), compliquées par les pratiques de
plus en plus non-conventionnelles de Lacan qui, de promesse en promesse, n'en continuait
pas moins à agir selon son bon vouloir. IL s'écoulera une dizaine d'années avant que,
exaspérés par le comportement de Lacan, un groupe de membres de la SFP ne décide de
rompre avec lui.
Après avoir quitté une SPP trop organisée, les
fondateurs de l'Association Psychanalytique de France ont dû rompre avec le
dogmatisme lacanien montant. De cette longue et douloureuse gestation naîtra un groupe
qui saura, au fil des ans, maintenir une sorte de position centriste qui s'accompagnera
d'une part d'une volonté de rester un petit groupe, et d'autre part d'une ouverture sur
la SPP et l'association internationale.
La dénomination choisie par le groupe reflète
assez bien son fonctionnement. Il s'agit en effet plus d'une association d'individus plus
ou moins autonomes et non pas d'une école dominée par un maître ni d'une société
très organisée. Au sein de ce groupe se dégage une tendance universitaire importante.
En plus de Lagache, aujourd'hui disparu, Laplanche
et Anzieu, puis Gantheret et quelques autres
ont dispensé leur enseignement à l'intérieur des murs de l'université.
L'APF, malgré son nombre limité de membres, a
assumé un rôle important dans le développement d'une psychanalyse française non
lacanienne. Plusieurs de ses membres ont travaillé à traduire des uvres de Freud
et à publier et éditer un bon nombre de périodiques parmi les mieux cotés.
Les écoles
françaises
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