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Les approches
interpersonnelles
Les interpersonnalistes
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La psychanalyse --
Les écoles -- Américaines -- Interpersonnelles -- Interpersonnalistes
uite à la
rupture au sein du groupe culturaliste de Karen Horney,
Clara Thompson, Sullivan, Fromm et quelques autres entreprirent de former
un chapitre new-yorkais de la Washington School of Psychiatry, ceux-ci étant tous (à
l'exception de Fromm) membres de la Société Psychanalytique de
Washington-Baltimore et de l'école de psychiatrie qui y était étroitement associée. Ce
chapitre new-yorkais deviendra le William Allanson White Institute et sera pour longtemps
le fief des interpersonnalistes.
D'abord étroitement associé à la Société
Psychanalytique de Washington-Baltimore, le William Allanson White Institute s'en
détachera en 1947 lorsque les discussions seront vives au sein de la Société autour de
l'établissement d'un programme de formation. L'opposition entre les interpersonnalistes
et les orthodoxes provoquera une autre rupture qui fera du William Allanson White
Institute une organisation autonome détachée de toute affiliation officielle.
Le décès en 1949 de Sullivan, celui qui avait
été le grand inspirateur du groupe interpersonnaliste a laissé à Clara Thompson le
rôle d'assurer la survie du groupe, tâche qu'elle assuma avec brio sans toutefois
parvenir à obtenir une réelle reconnaissance officielle pour son groupe. The American
Academy of Psycho-Analysis fut fondée de façon à donner une certaine appartenance aux
membres du William Allanson White Institute, à ceux du groupe de Karen Horney et aux
autres groupes non reconnus par l'American Psychoanalytic Association et l'International
Psychoanalytic Association.
Les conceptions théoriques de Sullivan sont
étroitement reliées à sa pratique auprès des patients schizophrènes. Ses travaux de
pionnier amorcés dès les années vingt feront de lui un des grands inspirateurs des
penseurs reliés au mouvement anti-psychiatrique qui a connu ses heures de gloire à la
fin des années soixante.
Par ses travaux auprès des schizophrènes,
Sullivan en est venu à considérer qu'on ne peut comprendre quelqu'un qu'en le replaçant
dans son environnement relationnel, allant jusqu'à considérer que la personnalité ne se
construit et n'existe que dans son contexte interpersonnel.
Sullivan a élaboré une théorie complexe de la
personnalité basée non plus sur l'individu mais sur les rapports entre les personnes. À
ses yeux, le développement de l'enfant, et d'ailleurs l'ensemble de la vie, est
constitué principalement des différentes démarches d'ajustement relationnel avec les
autres. L'enfant n'est plus à la recherche du plaisir mais plutôt d'une réponse
complémentaire du parent qui lui apportera un sentiment de sécurité et un réconfort.
Il est notable qu'aux yeux de Sullivan, l'angoisse a sa source chez l'autre et ne résulte
pas d'une augmentation de la tension interne. Pour lui, les émotions sont contagieuses et
c'est l'angoisse des parents que l'enfant reprend à son compte.
Il n'est pas étonnant dans ce
contexte que Sullivan rejette la théorie freudienne des pulsions et toute la conception
de l'appareil psychique. Il laisse toute la place dans sa pensée aux différents niveaux
des échanges interpersonnels qu'il analyse avec finesse et minutie. Sullivan a élaboré
toute une théorisation pour rendre compte des différents aspects de la
personnalité.
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