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Section sur
Melanie Klein
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La
psychanalyse -- Melanie Klein
Ce site sur Melanie Klein a pour but d'offrir
une présentation de la vie et de l'oeuvre de cette grande pionnière de la psychanalyse
des enfants dont les conceptions théoriques originales et innovatrices ont profondément
marqué la psychanalyse moderne. Loin de prétendre offrir un exposé "officiel"
de la pensée kleinienne, ce que d'autres ont fait avec succès (H. Segal, par exemple),
nous nous attarderons sur les aspects les plus originaux de l'oeuvre et tenterons d'en
faire ressortir les convergences et les divergences avec les textes freudiens.
Vous retrouverez trois
sections permettant de mieux se repérer. La première est constituée par une biographie de Melanie Klein et comporte quelques documents. La
seconde est consacrée à une étude critique de la
métapsychologie kleinienne, un texte avec lequel Klein n'aurait certainement pas
été en accord. La troisième partie présente une bibliographie
complète des oeuvres de Melanie Klein. Certains des textes les plus importants font
l'objet d'un bref résumé.
'oeuvre
de Melanie Klein (environ cinq volumes) doit une grande partie de
son originalité au fait qu'elle a été la première à oser appliquer au traitement des
enfants les mêmes principes que dans l'analyse des adultes en substituant aux
associations de l'adulte les aléas du jeu des enfants. Aucune mesure éducative, aucun
adoucissement n'est prôné.
Une telle pratique avec des enfants
âgés d'aussi peu que trois ans lui a permis de découvrir le monde parfois
cauchemardesque de l'imaginaire des enfants, peuplé de bons et de méchants, de fantasmes
de dévoration, de matières fécales mais aussi d'amour, de culpabilité, de sentiments
dépressifs et de grandes peurs pour soi et les autres.
Dans un premier temps, Melanie Klein a cherché
à intégrer ce nouveau matériel dans le cadre strict du vocabulaire freudien et des
avancées de Karl Abraham. Elle a
développé surtout des notions autour de la précocité des premiers mouvements
dipiens et a cherché à rendre compte de la complexité de la vie fantasmatique des
petits enfants.
Ce n'est qu'avec les années trente
que Melanie Klein a commencé à élaborer des concepts proprement kleiniens qui
demeureront toujours dans le cadre de la psychanalyse classique. Elle proposera les
concepts de position schizo-paranoïde et de position dépressive pour décrire les
rapports entretenus par l'enfant avec ses objets d'amour durant les premières années de
la vie .

Le personnage qui marqua le plus fortement la
psychanalyse britannique et dont l'oeuvre a profondément transformé le corpus analytique
est arrivé à Londres en 1925, à l'invitation d'Ernest Jones: Melanie Klein. Elle est
une mère de famille de trois enfants, divorcée, qui a entrepris une analyse en 1917 avec
Sandor Ferenczi à Budapest. Cette
autrichienne d'origine, après avoir voulu intégrer des principes de psychanalyse à l'éducation de ses enfants, s'est vue encouragée par ses
maîtres à poursuivre sa démarche en analysant ses propres enfants puis en développant
une pratique d'analyse d'enfant.
Après avoir quitté Budapest vers 1920 elle
s'est installée à Berlin auprès de Karl
Abraham avec qui elle a entrepris une seconde analyse. C'est ce dernier qui sera la
référence principale de Klein tout au long de sa carrière. Sa réputation de sérieux
et de rigueur était la meilleure protection de Melanie Klein qui, en s'avançant sur le
terrain de l'analyse des enfants, se trouvait à s'opposer à l'autorité de l'époque,
Hermine von Hugh Helmuth, et surtout à
Anna Freud qui commençait sa carrière.
Le décès prématuré et inattendu de Karl
Abraham en 1925, avait laissé Melanie Klein plus ou moins isolée à Berlin. Elle accepte
alors d'aller s'installer à Londres où ses premiers travaux avaient déjà reçus un
accueil très chaleureux alors que sur le continent elle se trouvait de plus en plus
opposée à Anna Freud qui, à l'époque, ne croyait pas possible l'analyse des enfants et
optait pour un traitement pédagogique et moraliste.
En Angleterre, Melanie Klein trouve un groupe qui la supporte et l'appuie. De plus, seul le
poids politique et le tact de Ernest Jones va pouvoir empêcher Freud de prendre
ouvertement partie pour sa fille. La situation va toutefois se compliquer vers la fin des
années trente avec l'immigration massive des analystes allemands et autrichiens fuyant la
montée du nazisme.
Une violente polémique opposera
alors Melanie Klein et ses supporteurs à Anna Freud, Edward Glover
et plusieurs autres. Le point
culminant sera atteint au beau milieu de la guerre, en 1943-1944, lors de grandes
discussions ayant pour but ni plus ni moins que d'exclure Melanie Klein de la société.
Le résultat sera toutefois assez inattendu, puisque, au terme de ces échanges, c'est le
groupe de Anna Freud qui s'isolera à la Hampstead Clinic
alors que les kleiniens et les non-alignés (middle group
ou third group) coexisteront dans une relative harmonie.

Textes à propos de Melanie Klein:
La vie et
l'oeuvre de Melanie Klein
La métapsychologie
kleinienne
Bibliographie
complète
Le groupe kleinien
Les néo-kleiniens
Les écoles
britanniques
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