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Faits saillants
CHAPITRE 1 - VIOLENCE
CONJUGALE
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Selon un
sous-ensemble de 94 services de police qui ont enregistré 56% du
volume national de la criminalité en 2002, environ le quart (27%)
des victimes de crimes avec violence ont fait l'objet de violence
familiale. Parmi toutes les victimes de violence familiale, 6
victimes sur 10 (62%) ont été agressées par leur conjoint.
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En 2002, les
femmes représentaient 8 victimes sur 10 (85%) dans les affaires de
violence conjugale signalées au sous-ensemble de services de police.
Les jeunes femmes de 25 à 34 ans étaient les plus susceptibles
d'être victimes de violence conjugale.
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L'infraction la
plus en cause dans les affaires de violence conjugale, tant pour les
victimes de sexe féminin que pour celles de sexe masculin, étaient
les voies de fait simples (64% et 60%).
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Environ 80% des
affaires de violence conjugale ont entraîné le dépôt d'accusations
par la police. Les affaires dont la victime était une femme (82%)
étaient plus susceptibles d'aboutir à une accusation que celles dont
la victime était un homme (70 %).
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Selon un
sous-ensemble de 78 services de police qui, depuis 1998, ont
régulièrement déclaré ces données au Programme de déclaration
uniforme de la criminalité fondé sur l'affaire, les taux de violence
conjugale ont augmenté aussi bien pour les femmes que pour les
hommes entre 1998 et 2000, mais ils ont affiché de légères baisses
en 2001 et 2002. En dépit du fait que les taux annuels étaient, en
moyenne, plus de 5 fois plus faibles pour les hommes que pour les
femmes, les tendances des agressions contre les conjoints de sexe
masculin étaient semblables à celles des agressions envers les
conjointes.
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En 2002, selon un
sous-ensemble de 94 services de police, environ 8 victimes de
harcèlement criminel sur 10 entretenaient une forme quelconque de
relation avec leur harceleur criminel, que ce soit comme
partenaires, amis ou connaissances, ou autres membres de la famille.
Les femmes étaient le plus souvent harcelées criminellement par un
partenaire, alors que les hommes étaient le plus souvent harcelés
par une connaissance.
CHAPITRE 2 - VIOLENCE
DANS LA FAMILLE À L'ENDROIT DES ENFANTS ET DES JEUNES
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En 2002, les
enfants et les adolescents représentaient 23% de la population
canadienne, et selon un sous-ensemble de 94 services de police, ils
constituaient environ 61% des victimes d'agression sexuelle et 20%
de toutes les victimes de voies de fait.
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En 2002, les
filles représentaient 79% des victimes d'affaires d'agression
sexuelle dans la famille signalées à un sous-ensemble de
services de police. Les taux d'agressions sexuelles étaient les plus
élevées parmi les filles de 11 à 14 ans, le taux maximum étant
observé chez les filles de 13 ans (165 pour 100 000 filles). Parmi
les garçons, les taux étaient les plus élevés chez les garçons de 3
à 7 ans.
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Les taux de voies
de fait dans les familles envers les filles et les garçons
augmentaient généralement avec l'âge. Le taux par âge le plus élevé
pour les filles se situait à 17 ans (362 pour 100 000 filles), et le
taux le plus élevé pour les garçons se situait à 15 ans (196 pour
100 000 garçons).
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Quoique des peines
autre que l'emprisonnement et la probation, telles que la
condamnation avec sursis et une amende, aient rarement été imposées
dans les causes d'infraction avec violence à condamnation unique, on
a noté des écarts entre l'utilisation de ces peines selon le lien
entre la victime et le contrevenant et selon le type d'infraction.
Par exemple, les auteurs de violence conjugale (24%) étaient plus
susceptibles que les auteurs de violence non conjugale (15%) de se
voir imposer une condamnation avec sursis pour agression sexuelle.
Par contre, les auteurs de violence non conjugale (15%) étaient plus
susceptibles que les auteurs de violence conjugale (5%) de recevoir
une amende pour voie de fait.
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Les membres de
familles reconnus coupables d'agressions sexuelle (24%) étaient plus
susceptibles que les non- membres de la famille (15%) de se voir
infliger une condamnation avec sursis, alors que les non- membres de
la famille déclarés coupables de voies de fait étaient plus
susceptibles que les membres de la famille d'écoper d'autres peines
(16% par rapport à 10%).
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Les conjoints de
sexe masculin (20%) étaient proportionnellement près de trois fois
plus nombreux que les conjointes (7%) à se voir imposer une peine
d'emprisonnement. De même, les membres de la famille de sexe
masculin (24 %) affichaient des taux d'incarcération plus élevés que
les membres de la famille de sexe féminin (6%) reconnus coupables de
violence envers les enfants et les jeunes.
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Dans les causes de
violence conjugale, les conjoints condamnés les plus jeunes (âgés de
moins de 25 ans) affichaient des taux d'incarcération supérieurs aux
conjoints qui étaient plus âgés. Une peine d'emprisonnement était
aussi plus fréquemment imposée aux ex- conjoints (26%) qu'aux
conjoints actuels (18%). Des facteurs tels que la dépendance
financière de la famille à l'égard de l'accusé et la violation d'une
ordonnance de protection peuvent expliquer en partie les différences
entre les ex- conjoints et les conjoints quant à la probabilité
d'incarcération.
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Dans les causes de
violence familiale envers les enfants et les jeunes, le sexe
semblait agir sur la détermination de la peine. Les causes
d'agression envers des filles étaient légèrement plus susceptibles
d'aboutir à une peine d'emprisonnement que celles d'agressions à
l'endroit des garçons (18% par rapport à 11%). De plus, les membres
de la famille reconnus coupables de violence à l'endroit d'enfants
de moins de 3 ans étaient deux fois plus susceptibles d'être
sanctionnés par une peine d'emprisonnement (30%) que ceux reconnus
coupables d'agression à l'endroit d'enfants de 3 à 11 ans ou de 12 à
17 ans (16% et 14%, respectivement).
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Dans les causes de
violence envers les personnes âgées, les enfants adultes étaient
plus susceptibles d'être sanctionnés par une peine d'emprisonnement
(38%) que les autres membres de la famille (30%) et les conjoints
(7%).
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