Informations sur la violence Documents Entraide au masculin C.S. Questionnaires
Retour
Racines de la violence
Éléments à aborder
Valeurs sexistes
Faits saillants
Prévention et dépistage
Document aux conjointes
Glossaire
Autobio en cinq actes
Vocabulaire des émotions
L'adolescent a des sentiments
 

Glossaire (1 de 13)

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13

Voici plusieurs définitions de termes que vous pouvez rencontrer dans les domaines des relations interpersonnelles et de la psychologie.

Acceptation : Accepter l'autre, c'est le reconnaître pleinement comme son égal, cela dans ses différences et ses ressemblances par rapport à soi.

Agressivité : énergie vitale permettant de faire ce qu'il faut faire pour survivre.

Ambisexuels : personnes à la sexualité ambivalente (que cela soit provisoire ou permanent), c'est-à-dire incertaines de préférer des partenaires de même sexe ou de sexe différent (tandis que les personnes bisexuelles savent très bien qu'elles aiment les deux).

Ambivalence : état d'un sujet qui éprouve en même temps, dans une situation donnée, des sentiments contradictoires. L'ambivalence n'est pas un état mental anormal. Toutefois, il arrive que cette dualité des sentiments se traduise par des conduites pathologiques, lorsque la contradiction est irréductible. C'est d'ailleurs E. Bleuler qui a créé, en 1910, le terme d'ambivalence pour décrire l'un es principaux aspects de la personnalité des schizophrènes. Chez ces malades, nous observons des modifications soudaines de l'humeur sans que les causes de la variation nous soient compréhensibles.

Amour : élan du coeur qui nous porte vers un autre être. L'amour connaît toutes sortes de degrés et de variétés qui «sont autant d'expressions d'un seul et même ensemble de tendances» (S. Freud). L'amour, même s'il se masque sous des allures bourrues, est le viatique le plus précieux que l'enfant puisse recevoir. Il conditionne le développement du sentiment de sa valeur personnelle et rend acceptables les frustrations et les contraintes éducatives. L'enfant sait reconnaître l'amour authentique de celui qui ne l'est pas. Même si on lui prodigue des mots, des gestes et des cadeaux et des baisers sans chaleur, il sent avec certitude ce qui se cache sous les apparences. Le désir d'amour est précoce et universel. Même les animaux éprouvent un tel besoin de rapprochement. Des chiens élevés sans contacts physiques avec d'autres chiens ou avec des hommes restent définitivement instables et immatures. Un chimpanzé femelle, Washoe, à qui deux psychologues de l'université du Nevada (États-Unis), R. A. et B. B. Gardner, avaient réussi à apprendre à se servir de signaux du code utilisé par les enfants sourds américains, implora l'expérimentateur de lui rendre le bébé qu'elle venait de perdre. Roger S. Fouts lui confia un bébé chimpanzé qu'elle éleva comme son fils.

Androgynes : personnes qui font montre, intention-nellement ou pas, de caractéristiques féminines et masculines, cela simultanément.

Appropriation du stigmate : acte par lequel les personnes ostracisées s'emparent du stigmate qui pèse sur elles afin de transformer la honte en fierté. Les défilés de LGTB en sont un bon exemple sur le plan communautaire.

Attachement : ensemble de liens qui se sont établis entre un bébé et sa mère à partir des sensations et des perceptions du nourrisson vis-à-vis de cette dernière et, réciproquement,de la mère à l'égard de son enfant. Dès le troisième jour après la naissance, le nourrisson est capable de reconnaître l'odeur du sein et du cou de sa mère, et de les différencier de ceux d'une autre femme ayant un bébé du même âge. De même, il est capable de distinguer sa voix, le goût de sa peau, la qualité de son toucher. La notion d'attachement a été introduite en psychologie en 1959 par J. Bowlby, à la suite des travaux des éthologues. H. F. Harlow présenta à de jeunes macaques rhésus deux mères substitutives : l'une faite de fil de fer mais pourvue d'un biberon, l'autre sans biberon mais recouverte de fourrure. Les bébés singes se précipitaient vers cette dernière, préférant le contact et la chaleur du pelage au lait. Cette observation contredisait la thèse psychologique selon laquelle le lien à la mère dérive de la satisfaction du besoin de nourriture. Pour Bowlby, il ne fait aucun doute que l'attachement est un processus inné dont nombre de mécanismes, tels le cri, l'agrippement, l'étreinte, la succion sont communs à l'enfant et au jeune primate. Le sourire, spécifiquement humain, est l'un des mécanismes d'attachement apparaissant très précocement chez le nouveau-né. La théorie de l'attachement s'est progressivement enrichie; actuellement, elle dépasse la dyade mère- enfant pour englober les relations avec les autres membres de l'entourage.

Attitude : manière d'être dans une situation. Le concept d'attitude recouvre diverses significations. Il désigne l'orientation de la pensée, les dispositions profondes de notre être, l'état d'esprit qui est le nôtre devant certaines valeurs (de l'effort, de l'argent...), etc. Il existe des attitudes personnelles, ne mettant en cause que l'individu (les préférences esthétiques, par exemple), et des attitudes sociales (les choix politiques), qui ont une incidence sur les groupes. Mais ce qui caractérise les unes et les autres, c'est qu'il s'agit toujours d'un ensemble de réactions personnelles à un objet déterminé : animal, personne, idée ou chose. Le sujet les perçoit lui-même comme faisant partie intégrante de sa personnalité, ce qui les apparente de très près aux traits de caractère. Plus le moi est fort, plus les attitudes sont ouvertes, indépendantes et souples; plus il est faible, plus les attitudes sont rigides. Les attitudes sont toujours bipolaires (négatives ou positives, favorables ou défavorables) et elles ont toujours une certaine intensité, qui peut aller de la haine à l'amour, de l'indifférence à la passion, on peut donc les ordonner sur des échelles voire les mesurer (L. L. Thurstone, 1928).

Retour Haut 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13