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Voici plusieurs définitions de termes que vous pouvez rencontrer dans les domaines des relations interpersonnelles et de la psychologie.

Normopathie : attitude qui conduit un être humain à se soumettre à une autorité abusive («Fais ce que je te dis pour la simple raison que c'est normal et que toi, tu ne sais pas ce qui est normal») et à exiger des autres la même soumission; les souffre-douleur et les victimes, on les ostracise parce qu'ils sont jugés «pas comme nous», «pas normaux».

Parfait garçon/ parfaite fille : garçon/ fille qui cherche à tout prix à faire oublier son homosexualité (ou bisexualité) en se montrant plus que parfait aux yeux de ses proches.

Pédé/ gouine de service : bouc émissaire désigné par les homophobes, surtout en milieu scolaire, car soi-disant visible comme homosexuel, et intériorisant jusqu'à un certain point l'homophobie dont il est victime. Avec le parfait garçon, la parfaite fille, refusant à la fois son homosexualité et l'homophobie ambiante, mais irréprochable en tout, le caméléon, refusant son homosexualité mais faisant sienne l'homophobie, parfois jusqu'à l'extrême, et le rebelle, seul à affirmer son homosexualité tout en combattant l'homophobie, c'est l'un des quatre profils identifiés par Michel Dorais dans son étude sur les tentatives de suicide chez les ados gays, Mort ou fif, la face cachée du suicide chez les garçons.

Proactif : s'oppose à passif ou à réactif; est proactive toute personne qui prend l'initiative de et dans ses choix de vie.

Psychiatres, psychanalystes, psychologues ou psychothérapeutes : les psychiatres sont médecins; les psychanalystes ne s'autorisent que d'eux-mêmes, à partir d'une pratique plus ou moins inspirée de Sigmund Freud, les psychologues ont une formation universitaire, s'inspirant de diverses théories et pratiques; les psychothérapeutes ont, pour ceux qui sont honnêtes, une formation en école privée ou publique, mais n'ont, en France comme au Québec, aucune appartenance à un ordre professionnel.

Queer : toute personne qui remet en cause les catégories usuelles de sexe, de genre ou d'orientation sexuelle, de façon à affirmer son refus des normes et des étiquettes.

Rebelle : extension du terme littéral pour désigner un garçon ou une fille homosexuel(le) qui refuse l'homophobie.

Refoulement : mécanisme de défense inconscient du moi par lequel les souvenirs, les sentiments et les pulsions pénibles ou en désaccord avec la personne sociale sont maintenus hors du champ de la conscience. Ce que le moi refuse, c'est la reconnaissance de ces virtualités, leur réalisation verbale; en effet, tant que l'émotion désagréable n'est pas exprimée en mots, elle reste confuse et confinée dans l'inconscient. Mais elle ne perd pas pour autant son potentiel dynamique. Le désir refoulé, cherchant à s'exprimer ou à se manifester d'une façon ou d'une autre, (rêves, lapsus, symptômes...), oblige le moi à de continuels efforts. L'homme normal est capable de résister aux poussées du refoulé, sans s'épuiser ni ressentir de dommage particulier, au contraire du névrosé, qui, gaspillant toute son énergie dans cette lutte, devient stérile dans la vie active. La notion de refoulement occupe une place centrale dans la compréhension des névroses, et l'un des buts de la psychanalyse est de réduire ce processus psychologique pour faire apparaître dans le champ de la conscience les tendances refoulées.

Rejet : action de repousser, d'exclure, d'abandonner. Le rejet manifeste d'un enfant par ses parents qui se traduit par une franche hostilité ou de mauvais traitements, est rare. Habituellement, il s'exprime d'une façon détournée dans des attitudes éducatives rigides, une sévérité excessive ou l'envoi en pension. Parfois, le rejet se camoufle derrière un comportement anxieux, une abondance de cadeaux, qui n'arrivent pas à satisfaire l'enfant, affamé d'amour authentique plus que de biens matériels. Celui qui se sait aimé s'épanouit en sécurité; l'enfant rejeté, au contraire, se sent dévalorisé, coupable d'une faute inconcevable, sous le coup d'une malédiction. Il réagit suivant son tempérament, par la passivité morose ou par la révolte agressive. Parfois, il devient névrosé. Les enfants ne sont pas les seules personnes à être rejetées, certains malades et des vieillards le sont aussi. Le rejet peut prendre la forme de l'indifférence (on isole la personne âgée, on la «laisse tranquille», on ne répond pas à son appel), du placement à l'hospice, de la raillerie, de l'agressivité. Les effets du rejet sont généralement la dépression et la régression de la personne concernée.

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