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Glossaire (12 de 13) Voici plusieurs définitions de termes que vous pouvez rencontrer dans les domaines des relations interpersonnelles et de la psychologie. Résonance : mode de retentissement d'un événement sur le psychisme d'une personne. Chaque individu réagit différemment aux situations dans lesquelles il se trouve. Il est possible d'apprécier cette caractéristique particulière de la personnalité grâce aux méthodes projectives. Le test de H. Rorschach, par exemple, permet de déterminer le type de résonance intime d'un sujet. On parle encore de résonance en psychologie pour désigner la communication non- verbale qui peut exister entre les personnes, grâce à quoi nous connaissons et éprouvons les sentiments (chagrin, joie...) d'autrui. Cette intuition, ou empathie, est particulièrement nette chez la mère à l'égard de son enfant. Responsabilité : situation de celui qui peut être appelé à répondre d'un fait. La notion de responsabilité suppose l'engagement personnel, tacite ou explicite, de rendre des comptes, le cas échéant, à une autorité supérieure. Elle exige deux conditions essentielles : que l'on possède toute sa raison (les arriérés, les déments et les enfants sont déclarés irresponsables) et que l'on soit libre de ses actions (on n'est pas responsable d'un acte accompli sous la menace physique ou la contrainte morale). Cependant, les lois sociales ou morales considèrent que l'on est responsable non seulement des actes que l'on a désirés et réalisés soi-même et de ceux que l'on a accompli sans le vouloir (accident de voiture, par exemple), mais même de ceux que l'on n'a ni voulus, ni réalisés, mais qu'il dépendait de nous d'éviter : un préfet fut révoqué, en 1944, à la suite de l'évasion d'un prisonnier de l'infirmerie spéciale dépendant de son autorité. En Chine, en 1987, le ministère des forêts fut tenu pour responsable de l'incendie qui ravagea des milliers d'hectares et dévasta cinq villages. En 1998, un haut fonctionnaire français, Maurice Papon, fut reconnu coupable de complicité de crimes contre l'humanité, et condamné à dix ans de réclusion criminelle, pour n'avoir pas su désobéir à des ordres immoraux, de 1942 à 1944. Être responsable, c'est tenir un engagement moral; d'une façon plus générale, c'est respecter le contrat social que chaque homme a conclu, implicitement, en venant au monde. Réticence : attitude d'une personne qui hésite à exprimer clairement sa pensée. Effet de la gêne, de la crainte ou de la méfiance, la réticence s'observe chez les sujets aussi bien normaux (timides) que pathologiques. On la rencontre au cours des entretiens cliniques, les patients (et même leurs familles) taisant systématiquement des faits significatifs, et dans les cures psychanalytiques, où les sujets résistent plus ou moins consciemment à l'action du thérapeute. Elle constitue une réaction d'opposition de la part de certains malades mentaux indifférents (schizophrènes) ou méfiants (délirants, paranoïaques), qui refusent de parler de leurs expériences pathologiques. Rêve : suite d'images et de phénomènes psychiques qui surviennent pendant que l'on dort. Les rêves, qui durent de dix à quinze minutes, apparaissent le plus fréquemment au début et à la fin de la nuit, essentiellement au cours des phases de sommeil paradoxal; au total, ils occupent environ un quart du temps de notre sommeil. Tout le monde rêve, même ceux qui prétendent le contraire. La preuve expérimentale en a été fournie par les neurophysiologistes, qui, partant du principe que la pensée onirique a un caractère essentiellement visuel, ont enregistré les mouvements oculaires d'individus endormis. Ils constatèrent que les rêves coïncidaient avec l'apparition de mouvements rapides des yeux. En effet, si on réveille les sujets à ce moment précis, ceux-ci disent qu'ils étaient en train de rêver (W. C. Dement). Cependant, l'oubli survient très rapidement : au-delà de huit minutes après la fin des mouvements oculaires, il n'y a plus que 5% des dormeurs qui se souviennent d'avoir rêvé. Cela explique que les rêves dont on se souvient bien sont ceux qui sont proches du réveil. Les pensées du rêve sont en relation avec des excitations sensorielles perçues à travers le sommeil (appel du téléphone pris pour une sonnerie de cloches, par exemple), avec nos souvenirs et nos états affectifs. S. Freud a montré que le langage imagé des rêves (contenu manifeste) a toujours un sens profond (contenu latent) que l'on peut comprendre si on l'analyse et si l'on a recours à des associations d'idées. Les sentiments les plus complexes, les concepts, y sont traduits en images visuelles sous une forme habituellement condensée et symbolique. Révolte : rébellion contre l'autorité. D'une façon générale, la révolte exprime le mécontentement de l'individu ou d'un groupe, son hostilité à l'égard d'un sort injuste, d'un milieu agressif, voire simplement incompréhensif ou indifférent. Elle est la réaction normale à la frustration. La révolte sociale est provoquée moins par des conditions économiques défavorables que par un sentiment d'insatisfaction psychologique dû, selon H. H. Hyman (1942), à une position déterminée de l'individu (ou du groupe) envers son statut personnel. Les psychanalystes expliquent cette attitude par le déplacement, dans le domaine social, d'un conflit intrafamilial : la révolte contre l'ordre établi serait l'expression actuelle de la rébellion (d'origine oedipienne) contre l'autorité de ses parents. |