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Voici plusieurs définitions de termes que vous pouvez rencontrer dans les domaines des relations interpersonnelles et de la psychologie.

Autorité : influence imposée aux autres pour se faire obéir dans un certain domaine. L'autorité est aussi nécessaire aux enfants que l'affection. Au moment de l'adolescence, elle devient même plus importante. Des études et des enquêtes effectuées par des psychologues et des psychiatres (J. M. Sutter, H. Luccioni) montrent que l'absence de discipline entraîne des perturbations graves chez certains jeunes gens. Sans autorité, l'éducation se fait mal, la personnalité reste faible, inconsistante; la conscience morale est déficiente; le sujet vit dans l'insécurité et l'anxiété. Cependant, l'autorité mal comprise, tyrannique, est aussi néfaste que la carence d'autorité (T. W. Adomo). Dans les familles où, normalement, le père exerce l'autorité, certaines attitudes paternelles rigides sont responsables des échecs et des troubles de la vie sociale ultérieure des enfants. Le père qui exerce son autorité doit le faire pour protéger l'enfant des dangers qu'il est encore incapable de dominer, et non pas pour affirmer sa propre personnalité. L'esprit d'obéissance peut conduire à la soumission aveugle à l'autorité. C'est ainsi, par exemple, que l'un des principaux criminels de guerre nazis, Adolph Eichmann (1906-1962) se présente dans ses mémoires posthumes (1999) comme une victime de la culture allemande de l'obéissance et d'une éducation trop stricte.

Biphobie : rejet de personnes bisexuelles ou considérées comme telles et de ce qui leur est associé.

Bisexuels : personnes qui possèdent un double érotisme, hétérosexuel et homosexuel. Elles peuvent néanmoins avoir une préférence pour un sexe ou l'autre.

Butch : «butchs s'abstenir» dans les annonces lesbiennes est le pendant de «folles s'abstenir» pour les gays; il s'agit là d'une forme d'homophobie ou de lesbophobie intériorisées.

Caméléon : garçon ou fille homosexuel qui fait l'impossible pour passer pour hétérosexuel, afin de ne pas subir de rejet.

Colère : émotion subite, de tendance agressive, qui se manifeste par une vive animation expressive, gestuelle et verbale, parfois incontrôlable. Classiquement, on distingue la colère pâle ou livide, et la colère rouge, ainsi définies par la coloration du visage. Chez les enfants, on observe des «colères blanches» qui tendent à la syncope. La colère survient dans des situations de frustration, quand l'individu se révèle incapable de les dominer. Chez certaines personnes faibles ou névrosées, la colère offre aussi l'occasion d'affirmer leur personnalité mal assurée. Quand on n'ose pas affronter le sujet de la colère, un déplacement s'effectue sur les choses ou les êtres sans défense, les enfants ou les animaux. La psychanalyse y décèle une régression au stade sadique-anal. Sous l'influence de l'éducation, l'être humain apprend à contrôler les expression motrices et verbales de la colère. Pourtant, certaines fureurs explosent au moindre prétexte. Elles sont le fait d'individus prédisposés, qui présentent une fragilité organique, par suite d'un dérèglement endocrinien (quand la glande thyroïde ou les surrénales sont trop actives), ou une déficience du système nerveux central, comme dans l'épilepsie ou l'alcoolisme chronique. Les états coléreux s'accompagnent, parfois, d'un obscurcissement de la conscience, qui peut ne laisser aucun souvenir.

Coming-out : on dit de plus en plus «sortie» en français. Consiste à révéler son orientation homosexuelle, bisexuelle ou sa transsexualité à ses proches, bref de rendre plus ou moins publique une caractéristique de soi auparavant cachée ou inconnue.

Communautarisme : enfermement sur elles-mêmes d'un ensemble de personnes à partir d'une appartenance commune. Ce terme est souvent utilisé de manière abusive pour dévaloriser ou discréditer les communautés LGTB, dont on feint de ne pas comprendre le rôle rassembleur et autoprotecteur.

Communication : relation entre individus. La communication est, tout d'abord, une perception. Elle implique la transmission, intentionnelle ou non, d'informations destinées à renseigner ou à influencer un individu ou un groupe récepteurs. Mais elle ne s'y réduit pas. En même temps qu'une information est transmise, il se produit une action sur le sujet récepteur et un effet rétroactif (feed-back) sur la personne émettrice, qui est influencée à son tour. Le langage n'est pas la seule conduite de communication. La mimique et le geste en sont d'autres. D'autre part, toutes les communications ne s'expriment pas rationnellement. On perçoit plus que ce qui est clairement communiqué. S. Freud a même pu parler de communication d'inconscient à inconscient, exprimant par là que les individus sont capables de percevoir des indices ténus dont ils n'ont pas conscience. La communication n'est pas un privilège humain. Elle existe aussi, indubitablement, chez les animaux et les plantes. L'abeille butineuse indique par une danse, aux autres membres de la ruche, l'endroit où se trouvent les fleurs, leur distance et la quantité de pollen (K. von Frisch). Des pins, des peupliers, des érables blessés avertissent leurs congénères du dommage qu'ils ont subi, ce qui a pour effet de déclencher dans toute la colonie un mécanisme de défense contre les agresseurs (P. CAro, 1983). De la bactérie à l'homme, tous les êtres vivants ont besoin pour vivre et survivre d'être informés de façon permanente à la fois sur leur état et celui du milieu extérieur. Les signaux utilisés sont les plus variés : visuels, comme chez le ver luisant, électriques (gymnote), sonores (pinson), ultrasonores (chauve-souris), tactiles (fourmis), ou chimiques (phéromones émises par le bombyx du mûrier).

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