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Voici plusieurs définitions de termes que vous pouvez rencontrer dans les domaines des relations interpersonnelles et de la psychologie.

Compensation : action de contrebalancer une déficience. Ce processus psychologique, souvent inconscient, consiste à compenser un manque ou une infirmité, réels ou supposés, par un comportement secondaire parfois bien adapté à la réalité. Selon la théorie d'A. Adler, Napoléon Bonaparte aurait cherché la gloire pour faire oublier sa petite taille. Plus près de nous, Wilma Rudolph, surnommée «La Gazelle noire», est devenue championne olympique (1960), dans l'épreuve de course à pied sur 100 m et 200 m, après avoir vaincu la poliomyélite qui l'avait terrassée. Mais la compensation peut aussi s'exercer sur un plan imaginaire : elle est alors le fait de névrosés ou de délirants, qui vivent en pensées  des exploits fabuleux ou se prennent pour des personnages extraordinaires, afin de masquer leurs échecs dans la vie sociale.

Complexe : ensemble de tendances inconscientes qui détermine les attitudes d'un individu, son comportement, ses rêves, etc. Pour beaucoup de personnes, le contenu de ce concept reste assez flou. Les unes pensent qu'il s'agit d'un conflit intérieur, opposant la conscience morale aux pulsions sexuelles et agressives, les autres, qu'il est causé par un choc intense, de nature sexuelle. Presque tout le monde pense que c'est un phénomène morbide, mais il n'en est rien. Dans la terminologie psychanalytique, ce mot recouvre une combinaison de traits personnels, de désirs, d'émotions, de sentiments, d'attitudes affectives contradictoires, pratiquement toujours inconscients, le tout organisé en un ensemble indissoluble et faisant partie intégrante de la personnalité. Les complexes se forment dans les premières années de la vie. À leur base, on retrouve toujours le couple amour- haine. Ils ne sont pas pathologiques, mais peuvent le devenir à la suite des modifications qu'ils subissent ou d'hypertrophies secondaires. Quand ils ne se résolvent pas normalement, ils entraînent des troubles caractériels chez l'enfant et se prolongent par des désordres nerveux chez l'adulte. Chaque événement important de l'histoire d'un enfant est susceptible de déclencher la formation d'un complexe. La naissance d'un cadet dans une famille, par exemple, entraîne une série de modifications dans les attitudes de chacun de ses membres. Par la force des choses, la mère, accaparée par les soins à apporter au nouveau-né, se détourne de son aîné et celui-ci, se sentant frustré, devient jaloux et agressif à l'égard du puîné. Il en veut aussi à sa mère qui se détourne de lui. Agité de sentiments contradictoires, d'amour et de haine, de désir de réconciliation et d'agression, il est anxieux. Parfois, il régresse, ne veut plus aller à l'école maternelle, se procure des satisfactions autoérotiques, recommence à parler comme un bébé et à mouiller ses culottes. C'est, pour lui, une expérience pénible, traumatique, qui détermine sa conduite et la formation d'un «complexe d'intrusion» (J. Lacan). Par la suite, tout peut rentrer dans l'ordre, mais dans son psychisme, il reste une trace, susceptible d'être réactivée par de nouvelles expériences à peu près similaires. Il devient sensible à l'injustice, révolté, autoritaire ou soumis, égoïste ou altruiste, selon le tempérament et l'éducation.

Connaissance : savoir. L'acquisition des connaissances est fonction des moyens intellectuels d'un sujet, de sa personnalité et des méthodes qu'il utilise. Toute connaissance est relative, et le même objet, appréhendé par deux observateurs utilisant des méthodes distinctes, a toutes les chances d'apparaître différent à leurs yeux. Ce que nous nommons réalité n'est qu'un reflet du monde élaboré par notre cerveau. Lorsque nos connaissances s'accroissent, il n'y a pas seulement augmentation des acquisitions, mais surtout, réorganisation de celles-ci. Par exemple, dans la cure psychanalytique, la découverte par le patient d'un symptôme névrotique peut entraîner sa guérison. La connaissance nouvelle modifie la structure de la personnalité, dans ses aspects intellectuels et affectifs.

Conscience : connaissance immédiate que chacun possède de son existence, de ses actes et du monde extérieur. La conscience, qui organise les données de nos sens et de notre mémoire, qui nous situent dans l'espace et le temps, n'existe pas en tant que fonction particulière, organisée et ayant un siège dans le cerveau. Elle est sans intériorité ni extériorité, elle est rapport au monde perçu. H. Bergson l'assimile à l'attention, S. Freud à la perception, C. G. Jung à l'état de veille, les neuropsychologues à la fonction vigile. J. Delay distingue sept niveaux de conscience. Le plus élevé correspond à l'hyperactivation du cerveau (vigilance excessive, émotions fortes), le plus bas correspond au coma (les excitations sensorielles ne provoquent plus que de très faibles réactions motrices). Entre ces extrêmes se situent la vigilance attentive, la vigilance diffuse, la rêverie ou l'endormissement, le sommeil léger et le sommeil profond. Ce que l'on a coutume d'appeler conscience se limite aux niveaux précédant l'endormissement. Au-delà, la conscience n'est pas abolie - puisque l'on rêve et  qu'on s'en souvient - mais la pensée est surtout fixée sur les pulsions et l'affectivité (conscience onirique).

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