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Glossaire (4 de 13)

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Voici plusieurs définitions de termes que vous pouvez rencontrer dans les domaines des relations interpersonnelles et de la psychologie.

Contamination du stigmate : désigne l'homophobie et l'ostracisme qui s'appliquent également à toute personne proches des lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres ou transsexuels ou se portant à la défense de leurs droits et libertés.

Contre-nature : ce concept est piégé. Il faudrait dire plus justement «contre-culture» ou «contre-religion intégriste» puisque la nature s'accommode fort bien de la diversité sexuelle, présente chez la plupart des espèces.

Coparentalité : équité parentale dans les droits et les devoirs, mais aussi dans l'éducation au quotidien, quel que soit le sexe des parents. Le concept de coparentalité est antisexiste (les pères et les mères sont jugés sur un pied d'égalité quant aux besoins d'un enfant) mais également antihomophobe (l'orientation sexuelle n'a rien à voir avec les compétences parentales). Il consacre d'autre part la séparation entre la conjugalité et la parentalité.

Critique homophobe en soi : pensée négative que l'on entretient un peu malgré soi et qui émerge au moindre échec, notamment sur le plan amoureux, pour nous faire sentir qu'il ne peut rien sortir de bon de soi, ou de son homo-bi-trans-sexualité.

Croyance : attitude d'une personne à l'égard d'une idée, d'un fait, qu'elle tient pour fondé. P. Janet distinguait les croyances rationnelles et expérimentales des croyances personnelles et sentimentales, dans lesquelles l'élément rationnel intervient peu ou pas du tout. «Je crois que Dieu existe» est une proposition d'une toute autre essence que la proposition : «Je crois que demain et les jours suivants le soleil se lèvera.» Dans le premier cas, la foi religieuse soutient ma croyance, dans le second, c'est l'observation quotidienne et l'information scientifique qui l'assurent. La force d'une croyance varie selon les individus et, chez une personne, selon les moments de son existence. Le raisonnement ne prédomine pas dans la croyance,  et c'est bien parce qu'elle obéit à d'autres conditions, irrationnelles et affectives, que celle-ci peut résister fermement au réel. La croyance remplit une fonction utile. «L'homme, disent D. Krech et R. S Crutchfield (1952), se donne des croyances pour répondre à des situations problématiques.»

Culpabilité : état de celui qui a commis une faute. À côté de la culpabilité réelle, objective, qui est la violation grave d'une règle, on trouve chez de nombreux individus un sentiment plus ou moins net de faute subjective, qui s'exprime inconsciemment dans le comportement, ou inspire cette angoisse de l'homme traqué pour un crime non révélé ou imaginaire que F. Kafka a décrit de façon saisissante. D'après les psychanalystes, ce sentiment trouverait sa source dans le complexe d'Oedipe. Lorsque le sentiment de culpabilité devient intense, il peut déterminer la névrose et même la folie. Certains délirants s'accusent de toutes les fautes du monde, vivent dans un état permanent de culpabilité douloureuse, cherchent à se punir, à se mortifier, à se mutiler et même à se tuer. Dans son ouvrage L'univers morbide de la faute (1949), A. Hesnard a montré qu'à la base de toute folie il y a une culpabilité irréelle, dont les racines sont infantiles, que le malade essaye désespérément d'annuler parce qu'elle constitue une menace redoutable pour sa valeur personnelle.

Culture : développement du corps et de l'esprit sous l'action du milieu social. Toute société humaine, même la plus primitive, possède sa culture qui conditionne le développement total de ses membres. C'est elle qui transforme l'individu en un type déterminé. La relation entre la personnalité et la culture est si étroite qu'il est possible de décrire un type moyen de Français, d'Anglais, d'Italien où l'on retrouve les principales caractéristiques nationales de chacun. La culture donne à l'homme son humanité. Les enfants sauvages, qui ont été élevés par des animaux, n'ont plus rien d'humain : ils se déplacent à quatre pattes, se nourrissent comme les bêtes, ne parlent pas et l'expression de leurs émotions nous est incompréhensible. Doit-on considérer que la culture est l'apanage de l'homme? De nombreux auteurs (R. M. Yerkes, M. Kawaï) pensent que ce phénomène apparaît aussi dans les sociétés animales. E. Kant (1803) avait déjà observé, par exemple, que de jeunes moineaux placés au milieu de canaris imitent leur chant. D'autre part, des petits loriots isolés de leurs parents sont capables d'inventer un chant original que, plus tard, d'autres jeunes congénères apprendront; on a créé ainsi «une nouvelle école de musique du loriot» (W. E. D. Scott). La culture est un phénomène de socialisation, fondé sur l'apprentissage, qui permet l'intégration de l'individu à son groupe. Elle existe dans toutes les sociétés humaines et, probablement aussi, chez certaines espèces animales.

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