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Glossaire (5 de 13) Voici plusieurs définitions de termes que vous pouvez rencontrer dans les domaines des relations interpersonnelles et de la psychologie. Dépression : état morbide, plus ou moins durable, caractérisé essentiellement par la tristesse et une diminution du tonus et de l'énergie. Anxieux, las, découragé, le sujet déprimé est incapable d'affronter la moindre difficulté. Aussi ne prend-il plus aucune initiative. Il souffre de son impuissance et a l'impression que ses facultés intellectuelles, notamment l'attention et la mémoire, sont dégradés. Le sentiment d'infériorité qui en résulte augmente encore sa mélancolie. On distingue à côté des états dépressifs constitutionnels, relativement peu nombreux, des dépressions réactionnelles aux difficultés de la vie (conflit avec un supérieur hiérarchique, avec le conjoint, avec les enfants, perte d'un être cher, d'un emploi, exil, solitude, etc.). Le surmenage, un régime alimentaire trop sévère, le raccourcissement des jours (Rosenthal, 1985), peuvent aussi entraîner la dépression nerveuse. Selon les données de l'Organisation Mondiale de la Santé, de 5 à 10% de la population mondiale présenterait des troubles dépressifs de l'humeur. En France, d'après un sondage de l'Institut Français d'Opinion Publique réalisé en 1987, il y aurait six à sept millions de personnes affectées par ce syndrome. Les plus touchées sont les femmes (60%), mariées, appartenant à la classe ouvrière, et les personnes ayant un niveau d'instruction supérieur (enseignants, cadres, chefs d'entreprises), d'âge mûr (45 à 54 ans). La dépression existe aussi chez l'enfant. Elle se manifeste, généralement, par un dérèglement de l'humeur (ennui, désintérêt, indifférence) et des troubles du comportement (instabilité, agressivité, opposition, baisse du rendement scolaire, boulimie ou anorexie, parfois énurésie). L'une des causes de ces désordres est le dommage subi par les parents (licenciement, maladie, etc.). On appelle dépression anaclitique (R. Spitz) l'ensemble des désordres physiques et psychologiques qui s'installent progressivement chez le bébé qu'on a séparé de sa mère, après qu'il a eu avec elle une relation satisfaisante pendant, au moins, les six premiers mois de sa vie. D'abord exigeant et pleurnicheur, l'enfant finit par refuser tout contact humain. Il dort mal, ne progresse plus dans son développement psychomoteur et perd du poids; après le troisième mois, le visage se fige dans une expression de tristesse, le regard est absent, les pleurs cessent et il tombe dans un état léthargique. Si la dépression affective n'excède pas trois à quatre mois, ces troubles sont susceptibles de disparaître. Au delà, le pronostic d'évolution reste sombre. Désir : tendance devenue consciente de son objet. La faim, par exemple, est un besoin que je cherche à satisfaire, et mon désir de manger, né de celui-ci, est la conscience que j'ai de cette situation. Si je mange avant que ma faim ne s'affirme, le désir n'aura pas le temps de naître; pour qu'il apparaisse, il est nécessaire qu'un obstacle surgisse. Le désir naît de la frustration. Il donne à la vie affective sa tonalité, suscite les sentiments et les passions, est à la base de la vie active. Cependant, s'il est vrai que la volonté ne s'exerce pas sans désir préalable, celui-ci n'implique pas automatiquement l'acte volontaire. En effet, je peux être conscient de ma faim, désirer manger et, pourtant, ne rien faire pour satisfaire mon besoin. Diversité : parler de diversité humaine - ou sexuelle - souligne l'infinie richesse de nos singularités et donc, de nos complémentarités. Dès lors, cela n'a plus de sens de parler des «normaux», des «déviants» et même des «minorités». Contrairement au concept de différence (on est toujours différent par rapport à quelque chose), le concept de diversité ne renvoie à aucune norme. Drag-kings : femmes qui prennent plaisir à se travestir pour mettre en évidence et ainsi se moquer (gentiment) des stéréotypes liés au genre et au sexe masculin. Drag-queens : hommes qui prennent plaisir à se travestir pour mettre en évidence et ainsi se moquer (gentiment) des stéréotypes liés au genre et au sexe féminin. |