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Glossaire (8 de 13) Voici plusieurs définitions de termes que vous pouvez rencontrer dans les domaines des relations interpersonnelles et de la psychologie. Hétérosexisme : attitude qui consiste à présumer que toute personne est a priori hétérosexuelle et à agir en conséquence. C'est ainsi qu'au lieu de dire à une fille :«As-tu quelqu'un dans ton coeur?», on va systématiquement lui demander si elle a un copain (et inversement pour un garçon s'il a une petite amie). Homophobie : rejet des personnes homosexuelles ou considérées comme telles et de ce qui leur est associé. Homophobie active : rejet affirmé de l'homosexualité et de ce qui lui est associé. Ses manifestations vont du dédain ostentatoire, de l'injure au passage à l'acte violent, comme l'agression physique, le viol et le meurtre. Homophobie de détournement : attitude par laquelle l'homosexualité est en apparence acceptée alors qu'en réalité, elle n'est que tolérée (par exemple, on va dire que les homosexuels sont des gens charmants, mais qu'il n'est pas question qu'ils se marient entre eux, qu'ils élèvent des enfants, qu'ils aient les mêmes droits que tout le monde). Homophobie intériorisée : forme de haine de soi-même inspirée de l'homophobie de la société ambiante. Elle se focalise souvent sur certains aspects de sa propre homosexualité (par exemple ses manières, son corps, sa sexualité). Poussée à l'extrême, elle peut même conduire à l'automutilation, voire au suicide. Homophobie passive : forme sans doute la plus importante d'homophobie, car c'est, sans qu'on le voie, celle qui est aussi le plus sournoisement impliquée dans la dévalorisation des gays et lesbiennes, y compris par eux-mêmes; cela consiste à dire ou à faire comme si l'homosexualité n'existait pas ou comme si c'était une erreur de parcours ou une phase transitoire - «tout va bientôt rentrer dans l'ordre». Humour gay-camp : jeu ironique sur les stéréotypes liés au genre en les exagérant de façon comique, en les caricaturant. Les stéréotypes apparaissent dès lors dans tout leur ridicule et toute leur superficialité. Impuissance : impossibilité d'accomplir l'acte sexuel par défaut d'érection. Le taux d'impuissance s'accroît régulièrement avec l'âge : 1 0/00 à 20 ans, 7% à 50 ans, 25% à 60 ans, plus de 75% à 80 ans. Ce trouble peut être d'origine organique (alcoolisme, dysfonctionnement endocrinien...) ou psychologique. L'impuissance peut être liée à la crainte d'un échec sexuel, à l'attitude de la femme (réserve excessive, ironie...) ou à une éducation rigide. L'impuissance névrotique survient chez des personnes émotives, qui n'ont pas liquidé leur angoisse infantile de la castration et se sentent culpabilisées par l'expérience sexuelle. Intimement liée à la culture et aux conditions vitales, l'impuissance serait inconnue dans certaines sociétés, telles celle des Marquisiens, indigènes des îles Marquises, où la sexualité est vécue comme l'exercice d'une fonction naturelle. Impulsion : tendance à l'action irréfléchie et mal contrôlée par la volonté. Elle correspond généralement à un besoin impérieux (faim, désir sexuel, agressivité) et se traduit par des actes incoercibles, souvent dangereux (vols, violences). Sous l'influence de l'éducation, l'individu normal arrive à maîtriser ses impulsions, mais certains sujets (psychopathes, paranoïaques, hypomanes, alcooliques...) se laissent emporter par elles. L'impulsion se distingue de la compulsion en ce sens que cette dernière s'impose au sujet après une lutte anxieuse, tandis que la première est immédiatement acceptée. Inceste : relations sexuelles entre deux membres d'une même famille, qui, du fait de leurs liens de parenté, ne pourraient pas se marier. D'une façon générale, ce sont les rapports entre parents et enfants, ou entre frères et soeurs, qui sont interdits, mais l'interdiction peut s'étendre à d'autres degrés de parenté. À Buka, en Mélanésie, l'union d'un oncle avec sa nièce est considérée comme un acte horrible. En Angleterre, jusqu'en 1907, le remariage d'un veuf avec la soeur de sa femme défunte était un grand crime mais l'inceste n'est un crime que depuis 1908. D'une société à l'autre, la prohibition de l'inceste concerne des personnes différentes. L'interdiction de rapports sexuels entre membres d'une même famille (étendue dans certains cas à tout le clan) relèverait, primitivement, de considérations pratiques : l'intérêt de groupe commande de se marier en dehors de celui-ci (exogamie) afin d'établir des relations pacifiques avec ses voisins. Les psychanalystes pensent que cette interdiction traduit les défenses inconscientes de l'homme contre ses tendances profondes. En France, on estime à environ 5 000 par an le nombre de cas d'inceste. D'ordinaire, les rapports incestueux ont débuté dans l'adolescence et se sont poursuivis. Certains se situent dans un climat de crainte, mais d'autres traduisent une relation amoureuse. |