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L'adolescent a des sentiments
 

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Voici plusieurs définitions de termes que vous pouvez rencontrer dans les domaines des relations interpersonnelles et de la psychologie.

Indifférence : état de celui qui, semblant détaché des contingences matérielles, ne manifeste aucun intérêt pour le monde qui l'entoure et ne paraît éprouver aucune émotion. Il existe deux sortes d'indifférence. La première, d'origine déficitaire, s'observe notamment dans les états d'affaiblissement psychique. Certains vieillards ne participent plus comme auparavant aux événements familiaux, heureux ou malheureux. Ils sont devenus indifférents, et cette indifférence affective est un déficit. L'autre variété d'indifférence peut être qualifiée de trouble de direction de l'affectivité. Archimède, totalement absorbé par la recherche d'un problème pendant le sac de Syracuse, se contenta de dire au soldat qui l'apostrophait : «Ne dérange pas mes cercles!» Son indifférence représentait un changement de direction de cette affectivité, qui se détournait de la réalité immédiate pour se concentrer, en totalité, sur la solution d'un problème de géométrie.

Injure homophobe : acte par lequel on insulte, diminue ou ridiculise une personne homosexuelle, bisexuelle ou considérée comme telle, afin de lui faire sentir qu'on la considère comme inférieure du seul fait de son orientation sexuelle (et qu'elle devrait penser de même).

Intégrisme identitaire : idéologie qui consiste à voir le monde comme étant toujours et forcément divisé en deux : les hommes ou les femmes, les hétéros ou les homos, le masculin ou le féminin...

Jalousie : état affectif caractérisé par la crainte de se trouver dépossédé de ce à quoi l'on tient (puissance, amour d'une personne). D'une façon plus restrictive, on entend par jalousie le sentiment produit par la crainte que la personne aimée n'en préfère une autre. Pour le jeune enfant, tous ceux qui partagent avec lui l'amour et les soins de sa mère sont des usurpateurs (complexe d'Oedipe et de Caïn). Son agressivité à leur égard s'exprime parfois dramatiquement : un enfant bat à mort son frère nouveau-né, un autre, plus âgé, jette au feu l'ours du puîné (conduite symbolique). Une telle agressivité traduit le désarroi de l'enfant qui redoute d'être délaissé, voire abandonné, au profit de son rival. Chez l'adulte, à l'origine de certains crimes (où l'on peut déceler une tendance justicière) ou états névrotiques, il n'est pas rare de retrouver des séquelles de jalousie infantile. Certains auteurs croient que ce sentiment est universel et inné. H. Wallon rappelle que la jalousie se rencontre même chez les animaux (si l'on caresse un chien, l'autre se précipite pour prendre sa place). R. Linton observe qu'aux îles Marquises, où la liberté sexuelle est totale, les indigènes manifestent pourtant leur jalousie quand ils sont ivres, c'est-à-dire quand leur contrôle volontaire est diminué. D'autres psychosociologues (O. Klineberg), au contraire, pensent que ce sentiment est d'origine culturelle. La jalousie ne s'attache pas au désir de jouissance exclusive des faveurs de l'autre, mais au statut social. Dans les sociétés monogamiques, l'adultère ne suscite des réactions jalouses que dans la mesure où il est générateur d'insécurité matérielle ou affective et où la notion de valeur personnelle (prestige, honneur) est en cause. Cela est tragiquement vrai pour le jaloux délirant, qui n'hésitera pas à défigurer ou à tuer le partenaire «aimé». Les jaloux sont des passionnés anxieux, sadomasochistes, qui recherchent avec avidité toutes les preuves de leur infortune supposée et sont inaccessibles aux arguments raisonnables. D'après les psychanalystes (Lagache, 1947), leur conduite serait dictée par des sentiments complexes (homosexualité latente, fixation oedipienne, haine du partenaire, etc.) dont ils n'ont aucune conscience.

Lesbophobie : rejet des femmes homosexuelles ou considérées comme telles et de ce qui leur est associé.

LGTB : abréviation commode pour désigner simultanément les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, travesties et transsexuelles.

Logique binaire : mode de pensée soutenant l'intégrisme identitaire.

Marche des fiertés Lesbienne-Gay-Bi-Trans (LGTB) : événement annuel montrant et célébrant la diversité sexuelle, parfois ses revendications.

Mariage entre conjoints de même sexe : terme exact pour désigner ce que l'on nomme abusivement le «mariage gay» - depuis quand le mariage a-t-il une orientation sexuelle? Cette expression rappelle que les gays et lesbiennes ne demandent rien de spécial ou de particulier pour leur couple, mais tout simplement les mêmes droits que tout autre couple.

Moi : Mécanisme psychologique présent chez tout le monde, mais d'efficacité variable d'une personne à une autre, et servant à modérer les impulsions tout en assouplissant les interdits.

Non-conformisme de genre : façon d'être homme ou femme en rupture avec les stéréotypes habituels concernant le genre. Par exemple, un garçon qui montre du féminin et une jeune femme qui montre du masculin, que cela soit sciemment ou pas.

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