Informations sur la violence Documents Entraide au masculin C.S. Questionnaires
Retour
Partenaires
Références
Bibliographie
Chronique #1
Chronique #2
Chronique #3
Chronique #4
Chronique #5
Chronique #6
Chronique #7
Chronique #8
 

Chronique 6

Violence et statistiques

L'énumération des statistiques suivantes provient de différentes sources dont : l'enquête sociale générale 1999 sur la violence conjugale, La violence conjugale (chapitre un), le regroupement inter- organismes pour une politique familiale au Québec et l'Institut canadien de recherche sur les femmes. C'est donc en vrac que nous vous présentons cette longue énumération qui présente l'ampleur de la violence conjugale et familiale tant au Québec qu'au Canada.

  • 29% des femmes canadiennes ont été agressées par un conjoint.

  • 45% des femmes agressées par un partenaire masculin ont subi des blessures physiques.

  • Au Canada, 80% des personnes assassinées par leur conjoint sont des femmes tuées par des hommes.

  • En 1998, 67 femmes ont été assassinées au pays par un conjoint, un ex- conjoint, un amoureux ou un ex- amoureux.

  • Dans 60% des meurtres de conjointes, la police avait été avertie du caractère violent de la relation.

  • 79% des victimes d'agressions sexuelles intrafamiliale sont des filles.

  • En 1997, les pères étaient accusés dans 97% des affaires d'agression sexuelle.

  • 50% des femmes canadiennes ont survécu à au moins un incident de violence physique ou sexuelle.

  • Seulement 10% des agressions sexuelles signalées contre les femmes sont rapportées à la police.

  • Annuellement, il y a 509 860 agressions sexuelles signalées ou non au Canada, soit 1 397 agressions par jour.

  • 98% des délinquants sexuels sont des hommes, et 82% des personnes survivantes à ces agressions sont des jeunes filles et des femmes.

  • Les homicides conjugaux comptent pour 30% des meurtres de femmes de plus de 65 ans.

  • Au Canada, 21% des femmes agressées physiquement par un partenaire l'ont été pendant une grossesse.

  • 40% des femmes handicapées ont déjà été violées, maltraitées ou agressées.

  • Entre 48% et 90% des femmes autochtones ont été agressées par leur partenaire.

  • Au Canada, en 1996, 48% de tous les crimes de violence commis ont été le fait d'un agresseur masculin s'en prenant à une victime féminine.

  • En 1999, au Québec, 75% des victimes avaient moins de 40 ans et 86% des événements de violences conjugales signalés à la police se sont produits dans des résidences privées.

  • 18% des femmes qui se présentent à l'urgence des hôpitaux seraient victimes de violence conjugale.

  • 53% des femmes ont été victimes d'actes sexuels non désirés à un moment de leur vie. 98% des agresseurs étaient des hommes, et 76% de ces hommes étaient un membre de la famille ou une connaissance extra- familiale.

  • En Ontario, une fille sur trois est victime d'agression sexuelle avant l'âge de 12 ans.

  • 75% des prostituées sont des survivantes d'abus sexuels.

  • 97% des femmes ayant reçu un diagnostic de personnalités multiples ou de schizophrénie sont des survivantes d'abus sexuels.

  • 5 femmes sur 6 ayant des troubles de boulimie ou d'anorexie sont des survivantes d'abus sexuels.

  • En moyenne, 100 canadiennes sont assassinées chaque année par leur partenaire masculin.

  • La probabilité qu'une femme soit tuée par son époux est 9 fois plus élevée que la probabilité qu'elle soit tuée par un étranger.

  • La majorité des meurtres d'épouses sont commis lorsque le mari accuse sa femme d'infidélité, lorsqu'il tente d'exercer un contrôle sur elle ou lorsqu'elle décide de mettre fin unilatéralement à la relation.

  • Dans le cas où une épouse tue son conjoint, elle a été généralement agressée par lui et pose ce geste pour se défendre et pour se libérer du conjoint.

  • Les hommes assassinent leurs conjointes pour les contrôler, les posséder, limiter leur autonomie, alors que les femmes qui posent le même geste le font pour se libérer du conjoint.

  • 40% des femmes ayant vécu avec un conjoint ont déjà été violentées physiquement par ce dernier.

  • 37% des femmes de 18 à 34 ans ont dit avoir subi de la violence de la part d'un conjoint ou d'un ex- conjoint.

À vous maintenant de tirer vos propres conclusions. C'est un grave problème au Canada, au Québec et ailleurs dans le monde. On peut ajouter à ce grave problème : les mutilations sexuelles féminines, les mariages d'enfants, les meurtres liés à la dot, les meurtres d'honneur, l'infanticide des filles et la traite des femmes. Les viols de groupe et la réduction des femmes en esclavage font également partie des instruments de guerre et de génocide.

Pour contrer la violence et permettre aux femmes d'être des personnes à part entière et autonomes, il faut s'attaquer aux causes réelles de la violence. Cela veut dire remettre en question une société où les valeurs patriarcales font loi dans la socialisation des hommes, questionner l'inégalité entre les sexes, les pouvoirs et les privilèges accordés aux hommes. Cela signifie également une perte de contrôle, de pouvoir et de privilèges pour les hommes. Cela impliquerait aussi de dire aux hommes de retrouver leur identité dans une société sans violence.

Téléchargez la chronique 6

Retour Haut