"Dans ce nouvel ouvrage, Francine Chicoine nous offre l'occasion d'apprécier la pertinence de sa réflexion et de savourer la qualité de son écriture unique. En des textes courts, profonds et finement ciselés, elle trace un portrait saisissant de la condition humaine : sa misère et sa grandeur, sa cruauté mais aussi sa beauté. Scrutant le mystère des mots, les tournant et les chevillant à la façon d'un artisan d'autrefois, elle nous amène, à travers ses questionnements, à reconnaître la nécessité de la révolution individuelle. Car, même si l'histoire tourne, et apparemment tourne en rond, les êtres humains sont reliés en profondeur et, en agissant sur soi,on agit sur l'univers.On ne peut remédier à l'assèchement du cur des autres. Que

C'est tout petit, oui, de préférence tout petit, quitte à être multiplié par mille. Pour la persistance, pour la consistance par le fait même.
Parce que quand c'est trop grand, c'est intense, bien sûr, mais ça peut s'éteindre aussi vite qu'un feu de paille. Ensuite, il n'en reste rien. Et il arrive qu'on demeure là, à se nourrir de souvenirs, dans l'attente du prochain grand embrasement. Qui parfois ne vient plus jamais.
Tandis que, lorsque c'est tout petit, ça se love doucement dans le quotidien, ça peut s'ajuster facilement aux circonstances, ça peut se transporter partout. C'est pratique : c'est adaptable. C'est aussi à la portée de tout le monde. On peut donc en profiter en toute quiétude ; parce que c'est tellement minuscule et même tellement banal que personne ne pourrait songer à nous l'enlever.
Il est par en dedans, le bonheur, imperceptible, et pourtant, il irradie au dehors, sans que l'on sache vraiment d'où il vient. Tangible en même temps qu'insaisissable. On le remarque dans la lumière des yeux, dans le silence aussi. Il est tout discret, ne fait pas de bruit, ne cause pas d'éclat. On n'a pas besoin d'en parler pour le prouver ou pour l'étendre : il se répand de lui-même du seul fait de sa présence. À la limite , le bonheur, ça nous rend presque invisible aux yeux des autres.
Mais toujours on le fuit quand on le cherche ailleurs qu'au creux de soi.
Le bonheur ça permet de goûter l'instant présent. Et une fois qu'on l'a apprécié, c'est comme si la plénitude de ce dernier se transportait dans le suivant tout en se multipliant.
Et ainsi de suite.
C'est là que c'est exponentiel.
Et toujours l'intensité varie en fonction de notre capacité d'appréciation de la vie.
Le bonheur, ça ne nécessite pas l'abondance, au contraire. Parce que souvent, dans l'abondance, on ne sait plus distinguer le précieux.
Ce qu'on en dit:
" Merci d'avoir écrit ce livre bien inspiré. À une époque où la psychologie, en expliquant tout par l'inconscient, tend à déresponsabiliser l'être humain, Francine Chicoine a le courage de rappeler que nous pouvons consciemment reconnaître les forces négatives à l'uvre en nous et opter pour une liberté ''qui prend tout son sens, là où il y a renoncement aux adhérences de la possession''.
Jacques Dufresne, écrivain et philosophe.
"Elle navigue dans les eaux de la poésie et de la philosophie, réfléchit à la condition humaine, en dresse un panorama en usant de plusieurs sentiers, de l'hommerie à la misère de vivre, jusqu'à la révolution individuelle. "
Raphaël Hovington. Silence, l'histoire tourne. Francine Chicoine lance son 4e livre. Objectif Plein Jour. 4 décembre 2000.
"À quelque jours du passage à l'an 2000, Francine Chicoine nous convie à une réflexion sur la vie à la manière minimaliste des Bobin, Delerm ou encore Bernheim.
( )
Une lecture qui va à l'essentiel, à une époque où l'être humain est propulsé dans un monde en pleine mutation. "
Denis Boisvert, d.-g. de la Bibliothèque T.-A.- Saint-Germain. De l'homme de Néandertal à l'internaute. Chronique T.A. St-Germain. Le Clairon Régional. (Saint-Hyacinthe) 8 janvier 2000.
"Aimé : Silence, l'histoire tourne de Francine Chicoine (éditions du Roseau). Ces réflexions à la fois poétiques et philosophiques font réfléchir sur l'angoisse, le chagrin, l'amitié, la fidélité, la difficulté, l'ennui, la mesquinerie ou l'avidité. C'est joliment tourné et tout bien réfléchi. Cette femme lucide séduit par son humanisme et sa connaissance de l'hommerie. Une lecture salvatrice comme antidote à l'idiotie. "
Josée Blanchette. Chronique Plaisirs. Le Devoir.vendredi 3 mars 2000.
".. .un livre à lire tout doucement pour que la musique des mots nous ouvre le cur"
Suzanne Décarie. Des gestes fous au nom de l'amitié.Coup de Pouce. Vol 17, no : 2, avril 2000.
"Sa dernière parution, Silence, l'histoire tourne, est constituée de courts textes chargés de sens, qui se lisent à petites doses parce qu'ils portent à la réflexion et parce qu'ils sont si bien écrits, qu'on les lit et les relit, pour le plaisir des mots. "
Denise Bégin. Francine Chicoine, écrivaine. Un regard lucide sur la vie, "ce prisme aux reflets changeants " Le courrier de Saint-Hyacinthe. Mercredi 3 mai 2000.
"Pour notre grand bonheur, Francine Chicoine a un jour tout abandonné pour se consacrer à l'écriture. De son bord du fleuve sur la Côte-Nord, elle sculpte des phrases aux mots précis qui touchent au cur et nous imprègnent d'une petite musique qui enveloppe l'âme. Francine Chicoine parle joliment des attitudes et des sentiments humains. De l'hommerie aux remuements de l'être, des blessures à l'ouverture, elle donne envie de s'attarder à l'essentiel, de prendre le temps d'aimer, de rire, d'oser et de rêver.
Suzanne Décarie. Silence, l'histoire tourne. Chronique : La trouvaille du mois. Le bel Âge. Vol : 13, no : 1 juin 2000.
La magie de ce livre comme, du reste, des autres écrits de Francine Chicoine, réside dans la singularité de son approche. Oscillant, à la façon d'un équilibriste, entre la poésie et la philosophie, la littérature et la spiritualité, l'usage de mots rares et l'emploi d'un langage familier, elle est, de fait, inclassable. Silence l'histoire tourne s'adresse autant à ceux qui ont soif de sagesse qu'à ceux qui recherchent la délectation des mots."
L'Éditeur