Auteur : Dionne, J.-C.
Date : 2001.
Titre : Erratiques de dolomie au Cap Colombier, sur la haute Côte-Nord du Saint-Laurent estuarien.
Publication : Geographie physique et Quaternaire
Issue : 55(1):
Page(s) : 101-107
Abstract
A environ 150 km au NE de Tadoussac, le cap Colombier apparaît comme le site le plus oriental connu de la dispersion des erratiques de dolomie sur la rive nord de l’estuaire maritime du Saint-Laurent. Une cinquantaine de cailloux de dolomie de diverses catégories ont, en effet, été observés sur le bas estran argileux du havre du Colombier. La taille des cailloux va de 7 à 320 cm (axe-a). Si le plus gros bloc pèse environ 20 tonnes, les autres sont beaucoup plus petits : les dix plus gros pesant entre 33 et 345 kg. Il y a environ 12 % de cailloux de dolomie cristalline de couleur rose et 20 % des cailloux sont striés. Un bloc de dolomie partiellement bréchique contenait des structures stromatolitiques. La source la plus vraisemblable demeure le bassin sédimentaire de Mistassini situé à environ 500 km au NO, ce qui implique, dans un premier temps, un transport glaciaire par un courant de glace à partir d’un dôme localisé au NO du lac Mistassini, puis, dans un deuxième temps, une mise en place par des icebergs dans la Mer de Goldthwait probablement issus de la langue glaciaire canalisée dans le Saguenay. **
Définition de la dolomie :
Carbonate double de calcium et de magnésium. Ce minéral est le constituant essentiel des roches dolomitiques (appelées également dolomies).
Énorme dolomie se découvrant à marée basse dans la baie du Havre Colombier
Merci à CGRG pour ces informations
http://cgrg.geog.uvic.ca/abstracts/DionneErratiquesA.html