Amin Maalouf,
Le periple de Baldassare
Editions Grasser&Fasquelle,2000
- Le monde est comme cette lampe, il a consumé l'huile qui lui était allouée, il ne reste que la dernière goutte. Regarde! La flamme vascille! Bientot le monde s'éteindra. (p.23)- Quand on cherche des signes, on en trouve...Signes manifestes, signes éloquents, signes troublants, tout ce qu`on cherche à démontrer finit par se vérifier, et on trouverait tout autant si l'on cherchait à demontrer le contraire. (p.220
- Cela dit, moi qui doute de tout, comment pourrais-je ne pas douter également de mes doutes?. (p.37)- J'ai juste lu quelques livres, pour limiter mon ignorance. (p.90)
- Ce qui a été payé en larmes ne se rembourse pas en eau salée. (p.113)- Elle était alors l'intruse dans mon voyage, elle en est à présent la boussole. L'Amour est toujours une intrusion. (p.183)
-"Mon jeune ami, on ne comprend rien a la marche du monde si l'on s'imagine que les hommes agissent toujours avec sagesse. La déraison est le principe mâle de l'Histoire. (p.214)- Ce que j'ai appris aujourd'hui va dévier le cours de mon existence. Certains diront que c'est en déviant qu'une existence rejoint le cours qui, de tout temps devait être le sien. Sans doute...(p.247)
- Se mentir à soi-même est parfois l'irremplacable passerelle pour enjamber les malheurs...(p.258)- Si je ne cours pas vers le précipice, je cours vers le pied de la falaise, ou mon chemin s'arrêtera. (p.314)
- Mais ce n'est pas en augmentant la mise qu'on met la chance de son côté! (p.424)-...mais choisit-on jamais vraiment? Mieux vaut se faire complice du ciel que de traverser la vie entière dans l'amerturme et la contrariété. Il n'y a aucune honte à déposer les armes aux pieds de la Providence...De toute manière, on ne gagne jamais la dernière bataille. (p.499)
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