Anita Phillips,
Défense du masochisme
Editions Odile Jacob







- Les personnes les plus assoifées de plaisir ou elles à qui les plaisirs viennent le plus facilement ont donc tendance à constater qu`elles ont besoin du correctif salutaire de la souffrance. (p.55)

...la douleur et le plaisir de sont pas toujours des opposés absolus, ou bien s`ils le sont, ce sont les opposés d`une seule et même chose, la stimulation intense. (p.56)

- Sans forcement calculer ses chances, chacun a sa propre notion du degré de risque qu`il est prêt à courir. (p.60)

- La vie est une chose exceptionnelle, qui n`a rien de modéré; vivre avec modération, c`est banaliser la vie et la gacher. Les ascetes contemporains le savent pertinemment. (p.194)

- La tranquille frustration qui s`installe lorsque le temps s`écoule sans le moindre évenement suscite une envie de chagement. Cette envie peut-être si forte qu`on se moque complètement que les choses changent en bien ou en mal; tout parait préférable à un monde privé de stimulus, un monde uniformement gris. (p.196)

- Le besoin transgressif du masochiste fait de la prise de risques et de la confrontation a l`inconnu une partie importante de sa vie...comme s`il fallait se mettre soi-meme en péril pour faire véritablement de nouvelles découvertes. (p.207)

-...curiosité intense a l`égard de la mort...comme si la pensée de la mort pouvait être vécue en meme temps que la vie, comme si la vie pouvait être considérée comme un voyage vers la mort et non comme une période de réelle existence. (p.209)
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