Arthur Golden,
Geisha
Editions Jean-Claude Lattès
-...je découvris, debout devant ces sépultures, que la tristesse est une chose qui pèse infiniment. Mon corps était deux fois plus lourd qu'une minute auparavant. (p.20)- C'est pourquoi les rêves peuvent être si pernicieux: ils couvent, comme un feu, et parfois ils vous consument totalement. (p.157)
-Je titubai dans la cour pour tenter d'echapper à ma douleur, mais on échappe pas à la douleur qu'on porte en soi. (p.157)
- Je comprenais enfin l'interdépendance des choses, outre l'influence des planètes sur le destin. Nous les humains, sommes une part infime d'un grand tout. En posant le pied par terre, nous pouvons ecraser un scarabée, ou provoquer un léger courant d'air qui modifiera la trajectoire d'une mouche. Maintenant considerons que nous sommes ce scarabée, et donnons a l'univers le rôle que nous venons de jouer. Il est évident que nous sommes affectés chaque jour par des forces qui nous dépassent, tout comme le pauvre scarabée voit votre pied géant s'écraser sur lui, impuissant. Que faire alors? Utiliser toutes les méthodes possibles pour comprendre les forces de l'univers, et nous y soumettre, au lieu d'aller a contre courant. (p.187)
- La douleur est une chose étrange. Nous ne pouvons rien contre elle. Pour moi, elle évoque une fenêtre qui s'ouvre à son gré. La pièce se refroidit, on ne peut que frissonner. Mais la fenêtre s'ouvre un peu moins chaque fois. Et un jour, la douleur s'est envolée. (p.353)
- La surface de l'eau continue a frémir après que la piere est tombée au fond de l'étang. (p.365)
- Allais-je commettre un acte affreux pour continuer à esperer?. (532)