- Je dois à votre absence le plaisir de sentir la durée de ma vie en toute sa longueur. (p.19)- Il pleut. Nous sommes seuls. En un mot, je vous souhaite plus de joie que nous n'en avons (p.24)- C'est une chose étrange qu'une imagination vive...(p.86)- Je suis embarquée dans la vie sans mon consentement; il faut que j'en sorte, cela m'assomme; et comment en sortirais-je? Par où? Par quelle porte? Quand sera-ce? En quelle disposotion? Souffrirai-je mille et mille douleurs qui me feront mourir déseperée? Aurai-je un transport au cerveau? Mourrai-je d'un accident? Comment serai-je avec Dieu? Qu'aurai-je à lui presenter? La crainte, la nécessité feront-elles mon retour vers lui? N'aurai-je aucun autre sentiment que celui de la peur? Que puis-je espérer? Suis-je digne du parais? Suis-je digne de l'enfer? Quelle alternative! Quel embarras! Rien n'est si fou que de mettre son salut dans l'incertitude; mais rien n'est si naturel, et la sotte vie que je mène est la chose du monde la plus aisée à comprendre. Je m'abîme dans ces pensées, et je trouve la mort si terrible, que je hais plus la vie parce qu'elle m'y mène, que par les épines qui s'y rencontrent. Vous me direz que je veux vivre éternellement. Point du tout; mais si on m'avait demandé mon avis, j'aurais biem aimé à mourir entre les bras de ma nourrice; cela m'aurait oté bien des ennuis et m'aurait donné le ciel bien surement et bien aisement; mais parlons d'autre chose. (p.138)
- Je vous défie de pouvoir comprendre combien je vous aime. (140)
-...nous faisons quelques fois des conversations d'une tristese qu'il nous semble qu'il n'y ait plus qu'à nous enterrer. (p.
-...et je trouve que tout me manque, parce que vous me manquez.(p.152)
- Adieu ma très chère fille: croyez que de tous ces coeurs ou vous règnez, il n'y en a aucun ou votre empire soit si bien etabli que dans le mien. (p.190)