San-Antonio (Frederic Dard),
La vieille qui marchait dans la mer
Editions Fleuve noir





- "Seigneur tout puissant, dont la mansuétude est illimité, guérissez-moi de ces vilaines blessures et laissez-moi assumer mon arthrose à coups de cachets. J`ai le courage de souffrir, le courage d`être vioque à chier, pas celui d`être défigurée. N`ajoutez pas Seigneur, l`horreur à l`indécence sinon Vous me feriez douter de votre existence, et ça je ne peux pas me le permettre à mon âge! (p.185)

- Chacun sa vie. Lui, il a cru bon de tirer un trait sur la sienne, c`était son problème, petit d`homme. L`existence, c`est des gens que le destin réunit. Des gens, des gens, encore des gens. Pendant un temps tout se passe bien, et puis leurs relations se crispent et ça casse d`une manière ou d`une autre; inévitablement. Ca çasse! Parfois, ils font semblant de rien et continuent de vivre ensemble; dans ce cas c`est encore plus grave. Les lézardes qu`on dissimule aux autre et qu`on se cache à soi-même sont plus difficiles à charier que des cancers. Pompilus en a eu marre...Que fais-tu quand tu ne peux plus demeurer sur place, ni t`en aller? Tu te tues! (p.273)

- Les gens sont des salauds empêtrs, Seigneur. Ils ne savent pas faire, ne sauront jamais. Il y a un malentendu à la base. Quelle idée Vous a pris de créer cette sale engeance? O Seigneur! O Seigneur! O Seigneur! J`ai tout fait en mon pouvoir pour les faire chier , tous! (p.327)
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