Victor Hugo,
Quatre vingt-treize
Editions Phidal- Défense lui étant faite d'aimer, il s'était mis a hair. Il haissait les mensonges, la monarchie, la théocratie, son habit de prêtre; il haissait le présent, et il appelait à grands cris l'avenir; il le pressentait, il l'entrevoyait d'avance, il le devinait effrayant et magnifique; il comprenait, pour le dénouement de la lamentable misère humaine, quelque chose comme un vengeur qui serait un libérateur. Il adorait de loin la catastrophe. (p.106)
- L'enfance a cela d'ineffable qu'on peu épuiser sur elle tous les amours. (p.112)- De certains esprits sont faits pour rester a mi-cote. (p.153)
- Sauvagerie contre barbarie. (p.170)- Le silence offre on ne sait quel abri aux âmes simples qui ont subi l'approfondissement sinistre de la douleur. (p.220)
- Le silence d'une idée fixe est terrible. (p.220)- Son pas était droit, mais sa route était étroite. (p.248)
-Il comparaissait devant quelqu'un, Devant quelqu'un de redoutable. Sa conscience. (p.336)- Tout homme a une base; un ébranlement à cette base cause un trouble profond. (p.336)
- Le raisonnement n'est que raison; le sentiment est souvent la conscience; l'un vient de l'homme, l'autre de plus haut. C'est ce qui fait que le sentiment a moins de clarte et plus de puissance. (p.346)- La nature est impitoyable; elle ne consent pas à retirer ses fleurs, ses musiques, ses parfums et ses rayons devant l'abomination humaine; elle accable l'Homme du contraste de la beauté divine avec la laideur sociale;...l'Homme stérélise, l'Homme brise et broie, l'Homme tue ; l'été reste l'été, le lys reste le lys, l'astre reste l'astre. (p.379)
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