















Les objectifs
Les objectifs du RSV sont
d'acquérir, en collaboration avec les partenaires, des
données physico-chimiques de
base sur la qualité de l'eau et de documenter l'état physique des zones
littorale et riveraine des lacs afin :
·
D'établir le niveau trophique
actuel des lacs de villégiature et de suivre leur évolution;
·
De dépister les lacs qui
montrent des signes importants de dégradation ou d'eutrophisation;
·
D'informer et de sensibiliser
les associations et les organismes participants quant à l'état de santé de leur
lac;
·
De brosser des portraits de la
situation des lacs dans les régions du Québec.
Types d'analyses réalisées
Le Réseau de surveillance
volontaire des lacs permet de mesurer les concentrations de phosphore, de
chlorophylle a et le degré de transparence de l’eau et d’en faire le suivi. Le
carbone organique dissous est également mesuré afin de tenir compte de l’effet
de la coloration de l’eau sur la mesure de transparence.
L’échantillonnage de l’eau se
fait à trois reprises (juin, juillet et août).
Le phosphore total, qui est
l’élément nutritif dont la teneur limite ou favorise habituellement la
croissance des algues et des plantes aquatiques. Il y a un lien entre la
concentration de phosphore, la productivité du lac et son niveau trophique. Les
lacs eutrophes ont une forte concentration de phosphore.
La chlorophylle a qui est un
indicateur de la biomasse (quantité) d’algues microscopiques présentes dans le
lac. La concentration de chlorophylle a augmente avec la concentration des
matières nutritives. Il y a un lien entre cette augmentation et le niveau
trophique du lac. Les lacs eutrophes sont souvent aux prises avec une
production importante d’algues.
La transparence de l’eau qui
est mesurée à l’aide d’un disque de Secchi. La transparence diminue avec
l’augmentation de la quantité d’algues dans le lac. Il y a un lien entre la
transparence de l’eau et le niveau trophique. Les lacs eutrophes sont
caractérisés par une faible transparence de leur eau.
La concentration d’oxygène
dissous dans l’hypolimnion (la partie profonde du lac), qui est un indicateur
du métabolisme du lac. Une faible concentration en oxygène dissous est souvent
liée à une forte décomposition de la matière organique provenant d’une biomasse
élevée d’algues et de plantes aquatiques. Les lacs eutrophes sont souvent en
manque d’oxygène dans l’hypolimnion
Source : www.mddep.gouv.qc.ca
Les résultats 2006
À venir
Cyanobactéries
Les cyanobactéries ont
d’abord été nommées algues bleues (ou bleu-vert). Ce nom leur avait été donné
parce qu’elles croissent par la photosynthèse comme les algues, et parce
qu'elles contiennent généralement des pigments qui leur donnent une teinte
bleu-vert. Les chercheurs ont ensuite constaté que ces organismes se
rapprochaient plus des bactéries et ils les ont renommés « cyanobactéries ». Ce
sont donc des bactéries qui font de la photosynthèse. La racine « cyano » du
nom provient du grec
et désigne la couleur
bleu-vert.
Les cyanobactéries sont
parmi les premiers organismes à avoir vu le jour sur Terre, il y a de cela plus
de 3 milliards d’années. Puisqu’elles produisent de l’oxygène à partir de la
photosynthèse, leur croissance aurait causé l’apparition de l’oxygène
atmosphérique et permis le développement d’autres formes de vie plus évoluées
sur Terre.
De façon naturelle,
qu’elles soient toxiques ou non, les cyanobactéries se retrouvent dans tous les
plans d’eau québécois. Là où il y a de l’eau, il peut y avoir des
cyanobactéries. Globalement, on en compte plus de 3 500 espèces distribuées
dans toutes sortes d’environnements (ex. : sources thermales ou froides,
étangs, lacs, rivières, océans, glaces de l’Antarctique et de l’Arctique, sols
humides, rizières, lichens, sols forestiers et crevasses des roches des
déserts).

Photo :
Jean-Louis Côté, Apeln
Certaines espèces, et
parfois seulement certaines souches d’une même espèce, produisent des toxines
(appelées cyanotoxines) à l’intérieur de leurs cellules. La fonction de ces
molécules actives que sont les cyanotoxines n’est pas véritablement connue des
scientifiques. Il a été démontré que ces toxines rendraient les cyanobactéries
moins comestibles pour les animaux planctoniques, et permettraient ainsi la
survie des cyanobactéries. À faible abondance de cyanobactéries, la concentration
en toxine est insuffisante pour nuire à la santé de ceux qui boivent cette eau.
Cependant, c’est à forte concentration (lors des accumulations importantes
visibles à l’oeil nu) que leur présence devient problématique.
L’écologie des
cyanobactéries est assez bien connue. Elles font souvent partie du plancton,
ces petits organismes qui vivent en suspension dans la colonne d’eau. Faisant
de la photosynthèse, le rôle des cyanobactéries et des algues dans l’eau se
compare facilement à celui des plantes terrestres. Elles se situent à la base
de la chaîne alimentaire des écosystèmes aquatiques et représentent ainsi une
source de nourriture essentielle, transférée du plus petit invertébré au
poisson le plus gros.

Photo :
Liette Fontaine, MDDEP
Lorsque les conditions leur
sont favorables, les cyanobactéries peuvent se multiplier en très grand nombre,
formant ainsi des accumulations importantes. C’est à ce moment qu’elles peuvent
causer un problème de toxicité. Une période calme leur permet de flotter à la
surface et ainsi de former des fleurs d’eau (ou effloraisons, floraisons ou
blooms en anglais). Il faut noter que certaines fleurs d’eau printanières –
tout à fait naturelles – peuvent apparaître près du rivage des lacs,
concentrées par l’action du vent, et, à moins que celles-ci prennent de
l’ampleur, il suffit d’éviter la zone affectée pour prévenir tout risque pour
la santé.
Les « conditions favorables
» à la croissance excessive des cyanobactéries sont souvent une conjoncture de
plusieurs facteurs complexes. Cependant, un facteur essentiel à leur croissance
est la présence d’éléments nutritifs dans le milieu. Parmi ceux-ci, le
phosphore est incontestablement le plus important. Une eau avec peu de
phosphore aura un nombre restreint de cyanobactéries. Cependant, une
augmentation des apports en phosphore peut favoriser le développement d’une
floraison excessive.
Les cyanobactéries
remportent souvent la compétition avec les algues pour l’espace et
l’utilisation des éléments nutritifs dans le milieu.
Pour en apprendre plus sur
les toxines et les risques pour la santé, visiter le site de Santé Canada et
consultez le Guide d’identification des fleurs d’eau de cyanobactéries pour les
reconnaître.
Solution:
·
S’assurer
que les installations septiques soient conformes.
·
Éviter
l’épandage d’engrais à proximité du lac.
·
Bannir
l’utilisation de détergents phosphatés pour lave-vaisselle et de tout autre
produit domestique contenant du phosphore.
·
Éviter
la construction d’entrées pavées et de terrassement imperméables. Favoriser les
surfaces perméables.
·
Bandes
riveraines en milieu urbain ou de villégiature : Interdire la coupe des arbres
en bordure des lacs pour avoir une meilleure vue sur le lac. Une vraie bande
riveraine doit être rétablie sur les rives des lacs. La Politique de protection
des rives, du littoral et des plaines inondables suggère que la bande riveraine
en milieu urbain ou de villégiature doit avoir une largeur entre 10 et
Source : GRIL – Groupe de
recherche interuniversitaire en limnologie et en environnement aquatique
Pour des raisons pratiques
de transport et des besoins domestiques, les êtres humains se sont établis en
bordure des plans d'eau. Peu à peu, la recherche de quiétude, d'espace et de
contact avec la nature s'est ajoutée aux raisons initiales.
Au fil des ans, des rives
ont été déboisées, remblayées, engazonnées ou même enrochées, des plages
artificielles, des murets en béton ont vu le jour et des eaux usées ont été
rejetées dans ces plans d'eau. Dans certains cas, ces actions ont contribué
progressivement à leur détérioration, entraînant parfois leur vieillissement
prématuré.
La végétation riveraine des
lacs et des cours d'eau recèle un intérêt écologique fondamental justifiant la
protection des rives boisées et la végétalisation des rives dégradés par un
quai, un aménagement.
Sur une rive, la densité et
la diversité des espèces végétales et animales tendent à être plus élevées. La
rive est un milieu de transition entre les domaines aquatiques et terrestre. De
multiples organismes sont confinés à la bande riveraine; de nombreux mammifères
du Québec en dépendent à unmoment ou à un autre de leur cycle vital, de même
que de la moitié des oiseaux et les trois quarts des amphibiens et des
reptiles.
À quoi sert la végétation
riveraine
La végétation riveraine
intercepte les rayons du soleil, minimisant ainsi le réchauffement de l'eau des
petites rivières. Ce rôle est important puisque la température de l'eau agit
sur la distribution, la croissance et même la présence des organismes
aquatiques: certains poissons recherchent l'eau froide; en milieu polué, une
eau chaude favorise la prolifération des algues et des plantes aquatiques.
La végétation riveraine
retient les particules organiques et inorganiques entraînés dans les eaux de
ruissellement. Indirectement, elle agit sur la turbidité du plan d'eau et so
contenu en nutriments. Elle constitue donc un véritable filtre naturel.
La végétation riveraine
protège les berges de l'érosion. La végétation de la rive stabilise celle-ci et
agit comme bouclier contre l'action érosive des eaux de ruissellement, des
vagues et des glaces.
La végétation constitue une
zone tampon dont la valeur esthétique et récréative est considérable. Des
milions de Québécois utilisent les plans d'eau et leur encadrement naturel pour
la villégiature, la baignade, la promenade, l'observation de la nature, la
pêche etc.
Les travaux en bordure de
lac.
Rappelez-vous que de façon
générale, il est interdit d'utiliser la bande riveraine
(10 à
Solutions :
·
Planter
des arbustres, des arbres ou ensemencer des herbacées indigènes. Toutefois, il
est encore mieux de laisser la nature suivre son cours.
·
Le
gazon est à proscrire;
·
Laisser
en place quelques arbre morts qui offrent à la faune abri et nourriture.
·
Ne
couper que les arbres porteurs de maladies ou dangereux pour la sécurité
publique;
·
Stabiliser
les rives dégradées au moyen de techniques de constructions végétales afin de
prévenir l'érosion.
·
Maintenir
l'état naturel de la rive ou du littoral sans utiliser de fertilisants ni de
pesticide.
Consultez L'abc des rivages
Source :
Guide technique de mise en
valeur du milieu aquatique; Berges neuves, gouvernement du Québec.
Vos lacs et cours d'eau,
une richesse collective à préserver, gouvernement du Québec.
La vie au bord de l'eau,
Société de la faune et des parcs et Rappel