| Dossier
: Les Francs Maçons en Corse. Corse, terre maçonnique |
Source : Actualité Corse
D’où viennent-ils ? Qui sont-ils ? Quels objectifs poursuivent-ils ?
Histoire et Légende
De la constitution d’Anderson à la première Grande Loge française
Corse, terre maçonnique
Interview Rinatu Coti
Histoire et légende
Beaucoup d’encre a coulé concernant les Francs Maçons depuis des décennies. Tout a été dit ou quasiment les concernant…mais peut-être pas l’essentiel.
- D’où viennent-ils ?
- Qui sont-ils ?
- Quels objectifs poursuivent-ils ?
Système
affairiste, secte, association philosophique, société
secrète ou système «bourgeois» en mal de
sensations fortes, autant d’interrogations
suscitées par les «frères». Avant se pencher
plus en avant sur la Franc-maçonnerie insulaire,
efforçons nous au préalable de lever quelque peu
le «bandeau» sur cette institution et ses mystères…
Des origines confuses
Il paraît bien difficile de déterminer avec exactitude les origines de la Franc-Maçonnerie. Pour certains, elle puiserait sa source chez Noé, considéré comme le fondateur de l’ordre. Pour d’autres, elle remonterait à l’époque, qu’il nous est impossible de dater avec certitude, des vielles traditions ésotériques et des initiations mystérieuses que l’on voit établies en Egypte, en Asie, sur la Péninsule italienne, en Grèce et même jusqu’en Gaule. D’autres encore, ont fait d’Adam, le premier Franc Maçon. Enfin, certains y voient une origine rosicrucienne ou la continuité de l’ordre des Templiers. Mais, comme le dit un adage célèbre « plus on est dans l’ignorance, plus on suppute ». Aussi, bien que cette tâche s’avère particulièrement ardue, et afin de lever les trop nombreux « à priori » concernant cette institution, il nous a paru, dans un premier temps, opportun d’esquisser quelques bribes de cet « itinéraire » mystique où s’entremêlent mystères, légendes diverses, tradition ésotérique et réalité historique.
Que n’a-t-on pas dit ou écrit sur la Franc-maçonnerie ? D’après certains chercheurs, plus de 230 auteurs ne défendent pas moins de 40 thèses différentes. Difficile, dans ces conditions, de nous aventurer à chercher une vérité qui semble voilée aux frères eux-mêmes (ceux interrogés ne semblent détenir aucune certitude).
Néanmoins, l’hypothèse émise par Richard Dupuy (ancien Grand Maître de la Grande Loge de France) dans «La foi d’un Franc Maçon» (Plon), retient plus particulièrement notre attention car elle met en exergue une origine commune qui semble tout à fait complémentaire (le Temple de Salomon, l’Ordre des Templiers et les bâtisseurs) bien qu’il semble exister, nous allons le voir, une antériorité au le Temple de Salomon avec une origine, vraisemblablement égyptienne.
Richard
Dupuy soutien donc la thèse selon laquelle,
l’origine de cette institution remonterait,
semble t-il à la construction du Temple de
Salomon en prenant pour source, l’ancien
testament. Salomon, Fils de David, et roi d’Israël,
décida, vers 967 avant JC, de construire un
Temple à la gloire de l’Eternel(II, Chroniques,
2) , destiné à abriter l’arche d’alliance
mais également réservé à tout homme, quelles
que soient sa couleur, sa race, sa nationalité et
sa religion, désireux de venir prier l’Eternel
et de trouver abri, justice, protection, pardon à
ses pêchés et satisfaction à ses suppliques
(II, Chroniques, 6, 32-39).
Du mythe d’Hiram à l’ordre des Templiers
Pour cela, Salomon fit appel à un architecte renommé, Maître Hiram Abif (l’orphelin ou l’enfant de la veuve), (I Rois, 7, 13-15 et II, Chroniques, 3). Ainsi, avant de procéder à l’ouverture de ce chantier gigantesque, Maître Hiram demanda inspiration, force et sagesse pour tous ses ouvriers en invoquant le maître des maîtres, le Grand Architecte de l’Univers. Il détermina ensuite, le rôle de chaque corps de métier utilisé en prenant soin de séparer apprentis, compagnons et maîtres, chaque grade disposant d’un « mot de passe ». Mais la légende raconte qu’un jour, le Temple, prêt à recevoir la toiture, fut orphelin de son Maître d’œuvre, assassiné durant la nuit par trois compagnons qui tentaient de lui arracher par la force, le secret des Maîtres Maçons. L’âme du chantier ayant disparu, son œuvre demeura inachevée. C’est pourquoi, ses ouvriers, restent aujourd’hui à la recherche de cette parole perdue. Cependant, si le début de cette histoire est bel et bien relaté par la Bible, notamment les détails particulièrement minutieux relatifs au Temple, aucune certitude n’existe concernant son issue, notamment l’assassinat d’Hiram Abif. Ce mythe semble donc bien antérieur. Du reste, son étrange analogie avec une période de l’Egypte (située entre 1780 et 1560 avant notre ère), porte à croire qu’il s’en est inspiré, ou, en tout état de cause, qu’il établi un lien plus antérieur encore. Lors de la quinzième dynastie, les Egyptiens furent envahie par une tribu asiatique : Les Hyksos. L’un d’entre eux, Apophis, monta sur le trône et se mit en quête d’arracher les secrets de l’immortalité à Sekenenrê Taâ II, Prince Thèbin. Devant le refus de ce dernier, il le fit assassiner par trois prêtres. Cette thèse, soutenue par Christopher Knight et Robert Lomas, co-auteurs de « La clé d’Hiram »(Dervy) peut, bien qu’elle soit controversée par certains historiens, corroborer l’idée d’une origine égyptienne de la franc maçonnerie et expliquer le mythe d’Hiram, d’autant que certaines loges pratiquent des rites égyptiens. Mais poursuivons.
Deux mille ans se sont écoulés après l’assassinat d’Hiram Abif.
En
1118, au beau milieu de la deuxième croisade,
neuf gentilshommes, décidèrent, dans le but de
rapprocher Orient et Occident, de créer un Ordre,
Les pauvres Chevaliers du Christ ,avec à leur tête,
Hugues de Pain. Ils s’installèrent dans les
ruines du Temple de Salomon et se joignirent à
une secte gnostique étrange issue de l’Islam,
La tribu des Assassins. (de l’Arabe assas qui
signifie gardien). Ces derniers, inspirés de
Platon et Pythagore, se proclamant les détenteurs
de la tradition de Maître Hiram, étaient
d’habiles bâtisseurs, experts dans divers arts
comme la géométrie, l’alchimie ou
l’astrologie. On leur devrait donc,
aujourd’hui, les rites initiatiques, mystères
et symboles utilisés en Franc-maçonnerie. Les
neufs gentilshommes, ainsi initiés devinrent la
milice du Christ et du Temple de Salomon. Ils se répandirent
en Orient et leur influence devint très
rapidement croissante à tel point qu’une bulle
du Pape Alexandre III leur autorisa à relever du
Saint Siège directement. Véritables gendarmes,
ils se voulaient les défenseurs de la fraternité
et de l’égalité. Ainsi, ils se structurèrent
sur le modèle de celui des assassins pour donner
naissance à un ordre célèbre : Les Templiers.
Les métiers francs ou étymologie de l’ordre.
Et, en tant que bâtisseurs (vocation première
des assassins), ils se mirent en quête de main
d’œuvre afin de remettre en état ce que les
guerres avaient dévasté.
Pour ce faire, ils n’hésitèrent pas à offrir la liberté à tous ceux désireux de venir la gagner par ce qui est à l’origine de la maçonnerie spéculative d’aujourd’hui : la sanctification par le travail. Et comme, à cette époque, la liberté n’était que l’apanage des plus nantis, les roturiers, par le biais des métiers francs, étaient en droit de l’acquérir. Pour obtenir cette franchise, que certaines villes libérées du joug seigneurial avaient acquise, il leur fallait fuir la terre à laquelle ils étaient attachés, durant un an et un jour et ou appartenir à une corporation avec ses règles strictes (instruction, recrutement, discipline en étant introduit par un maître artisan qui ne révélait ses secrets qu’à l’intérieur de sa corporation). Les Templiers, jouissant d’une grande souveraineté spirituelle et temporelle, proclamèrent donc que, chaque maçon issue d’un corps de métier, établi sur le territoire, deviendrait franc donc libre, après avoir été soumis à un examen professionnel confié à un chevalier du Temple, ainsi qu’avoir prêté serment de travailler suivant les règles de leur art. Autant dire que cette nouvelle se répandit comme une traînée de poudre dans l’Europe entière et l’on assista à un exode massif. Ainsi, on vit arriver en Orient, de nombreux hommes en quête de liberté et sous la protection de l’Ordre du Temple, ils partageaient repos, travail, études, tout en recevant salaire, mais aussi enseignement philosophique, scientifique et littéraire. En bref, une sorte «d’initiation» calquée sur le modèle des «assassins».
A la fin de la deuxième croisade, de nombreux européens furent rapatriés en Europe et l’ordre, tout en respectant sa mission première en orient, essaima sur le vieux continent. Mais lieu d’attraction pour tous les maçons du royaume, et par ailleurs véritable organisme bancaire (notamment pour les pèlerins qui partaient en terre sainte), il devint en l’espace de deux siècles, immensément riche au point de venir susciter la jalousie exacerbée de Philippe le Bel, roi de France. Celui-ci le pourchassa en lui faisant le célèbre procès relaté par les historiens, tout en faisant pression sur Clément V, lequel procèdera à sa dissolution. (bulle du 22 mars 1312).
Il
va de soi que ce lien étroit entre les Templiers
et la Franc Maçonnerie est, lui aussi, mis en
question par les historiens. Il est vrai qu’il
n’existe pas, de preuve véritablement tangible,
historiquement parlant, de cette liaison entre les
deux ordres. Néanmoins, le caractère
initiatique, avec la transmission orale donc
quelque part secret, de la Franc maçonnerie,
laisse planer le doute même s’il appartiendra
à chacun de se faire une idée sur la question.
Des bâtisseurs de cathédrale à la Franc Maçonnerie
spéculative. L’ordre du Temple, une fois
disparu, les dizaines de milliers de chevaliers
qui le composaient, essaimèrent. L’un d’entre
eux, Pierre d’Aumont, accompagné de deux
commandeurs et de cinq chevaliers, trouva refuge
dans des loges de maçons francs. Fuyant la
France, où il était pourchassé, il regagna l’Ecosse
et tenta de recréer l’Ordre aidé en cela par
le roi, Robert Bruce. Et dans le but de se
soustraire aux persécutions, ils empruntèrent
des symboles courants utilisés dans l’art de la
maçonnerie, comme l’équerre, le compas, le
ciseau ou le maillet.
Le chaînon manquant permettant d’arriver à la Franc-Maçonnerie moderne, nous conduit, ensuite vers le compagnonnage qui va venir enrichir ces éléments historiques et philosophiques.
Alors que les chevaliers du Temple, instaurent la Franc Maçonnerie en Ecosse, un phénomène d’expansion et d’évolution va provoquer le passage de l’opératif au spéculatif.
A
partir du XVe siècle, de nombreuses constructions
voient le jour un peu partout en Europe. A la
demande du seigneur ou du clerc, le maître d’œuvre,
sollicite les maçons francs des divers corps de métier
dont il a besoin, les accueille et les éprouves
par les mots, signes et gestes de reconnaissance
de la fraternité. Il les réunit autour d’un
point central et y élève, près du chantier, une
loge (de nos jours, il s’agit de la baraque où
les ouvriers entreposent leurs outils,
s’abritent et prennent leurs repas). Elle est le
cœur et le cerveau de la vie communautaire du
groupe et se maintien tout au long de la
construction de l’édifice. Il va sans dire que
pour des églises ou cathédrales, cela pouvait
toucher plusieurs générations. De ce fait, la
loge revêt un caractère important pour ne pas
dire primordial pour chacun des maçons. Ils prêtent
serment de loyauté dans le travail, de fidélité
envers les frères et de discrétion à l’égard
des maçons qui ne sont pas francs, donc non-initiés.
C’est ainsi que né un véritable ordre tout à
la fois opératif et initiatique.
De la constitution d’Anderson à la
première Grande Loge française
Par la suite, les loges, qui ne comptent que des membres opératifs, initient à leurs mystères, des « profanes », ces derniers devenant alors acceptés. Tous les maçons obéissent alors à une loi morale universelle ou les obligations professionnelles cèdent la place aux obligations sociales et morales. La transition s’opérant à compter de cette époque progressivement de l’opératif vers le spéculatif où la réflexion va remplacer le travail physique au sein d’un concept enrichit d’idées spirituelles et philosophiques.
Menacé par le Concile d’Avignon, l’Ordre, qui prend ensuite une certaine ampleur, rédige le Manuscrit Royal, énonçant quelques principes religieux dont l’obligation de croire en Dieu, Grand Architecte de l’Univers (1350). Au préalable, les premiers textes connus de maçonnerie spéculative, le Reguis et le Cook, voient le jour (fin XIIIe siècle et début XIVe).
Quatre siècles plus tard, précisément le 24 juin 1717, quatre loges anglaises, s’érigent en Grande Loge de Londres. Après bien des péripéties et des querelles internes, elle deviendra la Grande Loge unie d’Angleterre (27 décembre 1814).
En 1721, le Manuscrit Royal n’étant, bien entendu, plus d’actualité, le Grand Maître, le Duc de Montagu, charge James Anderson, un pasteur presbytérien, de rédiger une nouvelle charte. Celle-ci, approuvée le 25 novembre 1723, voit le jour sous le nom de constitution d’Anderson et met en exergue les devoirs de tout Franc-Maçon.
Quant
à la première Grande Loge de France, elle est
constituée en 1728, avant de devenir, sous
l’impulsion d’événements historiques et
sociaux, le Grand Orient de France (20 octobre
1773).
Corse, terre maçonnique
Près d’un millier de frères, représentant la quasi-totalité des obédiences nationales, se réunissent une fois par mois, parfois deux, dans les diverses loges de l’île, afin d’y débattre de sujets philosophiques, spirituels ou de combattre en faveur de la liberté de conscience. Ils se veulent les héritiers d’une véritable « culture maçonnique » particulièrement ancrée en Corse, et dignement représentée au niveau National par quelques grands noms.
Entre la Corse et la Franc maçonnerie, l’idylle ne date pas d’aujourd’hui. Dans une région où les récits mythologiques, contes et autres légendes, ont baigné notre enfance, l’occultisme et le mysticisme mais également certaines «initiations» ou rituels (l’occhju notamment) règnent en maître, réduisant l’église à la portion congrue au profit d’un « paganisme » qui se taille la part du lion. Dans cette perspective, il est tout à fait logique, de voir la Franc maçonnerie et ses mystères, s’implanter depuis désormais près de deux cent cinquante ans dans l’île. Néanmoins, si ce courant de pensée ne date officiellement que de deux siècles et demi, son état d’esprit, particulièrement ancré dans la mentalité insulaire, semble bien plus antérieur.
Les rapports entre la Corse et la maçonnerie sont, en effet, aussi anciens que certaines «empreintes» ésotériques, que le «chercheur» peut trouver sur nos divers monuments ou chapelles. L’une des plus connues étant celle des chapiteaux des colonnes de la cathédrale du Nebbio où s’entrelacent l’équerre et le compas (deux symboles maçonniques).
Mais l’on pourrait également citer la porte de l’une des maisons de Pasquale Paoli à Merusaglia ou le campanile de Santa Maria Magiore à Bunifaziu, constellé d’étoiles à six branches (sceau de Salomon). Et les exemples sont encore multiples.
Comment, également, passer sous silence, I Giovannali, qui, au milieu du XIVe siècle, furent les véritables précurseurs de la franc maçonnerie spéculative et dont l’une des plus vielles loges ajaccienne porte encore le nom aujourd’hui établissant, si besoin est, la filiation spirituelle.
Vieille terre de Franc maçonnerie, la Corse a pu offrir au monde des frères qui portaient des noms aussi prestigieux que Pasquale Paoli, Charles Bonaparte et ses fils, Joseph, Louis et Jérôme ou bien Antoine Salicetti et Horace Sébastiani qui repose aux Invalides et dont l’une des loges insulaires porte le nom.
Tous ces personnages historiques, ont joué un rôle de premier plan sur la scène corse mais aussi dans l’Europe des lumières.
Les uns furent initiés à Londres, les autres à Marseille, d’autres encore à Livourne ou à Naples, lieux de prédilection des Corses, mais tous ont contribué au développement de la franc maçonnerie insulaire. En outre, il semble également opportun de rajouter à cette liste, certains frères ayant transité par la Corse. A une époque de troubles, ils vinrent chercher asile dans l’île lorsque leur engagement politique, social ou spirituel les mettait en péril. Ainsi, on pourra citer, Buanarotti, fondateur de la Charbonnerie, Mazzini et le célèbre Giuseppe Garibaldi.
La Franc maçonnerie aurait été, semble t-il, implantée en Corse par les militaires, ce qui paraît logique. La Loge «Saint Louis» du Régiment de Guyenne fut constituée à Bastia, le 23 mars 1771.
Quant à la première Loge (officielle) qui «alluma les feux» (selon les termes employés en maçonnerie), il s’agit de «la parfaite union» à Bastia le 22 mars 1774, sous l’égide du Grand Orient de France. Elle sera suivie, quatre ans plus tard, par «La sincère amitié» à Corti.
En 1778, cette dernière envoie une délégation de ses membres, « visiter » la parfaite union de Bastia. Dans le procès verbal de la séance, on peut lire que l’un des membres de Corti est inscrit depuis le 27 décembre 1773, ceci mettant en exergue que des Loges existaient bien avant la reconnaissance officielle d’une obédience.
La première Loge ajaccienne, «La Paix», voit le jour, quant à elle, le 3 mai 1804. Au préalable, entre 1795 et 1801, toute activité maçonnique semble avoir disparu de l’île, tout au moins de Haute-Corse.
La
Loge, «La Fraternité» est installée
officiellement à Bunifaziu, le 5 janvier 1805
mais elle fonctionne depuis 1803.
Nous terminerons cette liste par la
Loge Cyrnus, crée en 1821 au 10e Régiment d’Infanterie
légère, stationné à Saint Martin de Ré et
dont la dénomination semble attester de la prédominance
de frères corses. Cette loge sera, du reste, la
première à s’installée en Algérie, en 1832.
Quant aux Loges les plus anciennes, étant toujours en activité, nous citerons «L’étoile de Cyrnos», née à Bastia en 1902, et «L’émancipation ajaccienne» dans la cité impériale, en 1903.
Voilà un bref aperçu des créations des premières loges corses attestées par les documents.
Sans doute en a-t-il existé d’autres, fonctionnant indépendamment des obédiences constituées ou rattachées à des Grandes Loges italiennes, espagnoles ou anglaises.
N’omettons
pas que Pascal Paoli fut initié dans la Loge des
neuf muses le 15 juin 1778. En ce qui concerne Jérôme
Bonaparte, il fut initié à Toulon, en 1801, dans
la Loge de la Paix. Lors de se réception, il y
fut répertorié et traité comme fils de maçon.
C’est là d’ailleurs, la seule trace
d’appartenance maçonnique de son père Charles.
Celui-ci n’a jamais été mentionné dans les
Loges françaises, ce qui tendrait à prouver
qu’il fut initié bien avant 1769, date à
laquelle la Corse devint française, corroborant
l’existence probable de Loges maçonniques
italiennes avant cette date.
Réalisé avec l’aimable concours de
franc maçons
Bibliographie :
Bible (ancien testament)
La foi d’un Franc Maçon (Richard Dupuy, Plon)
La symbolique maçonnique (Jules Boucher)
La clé d’Hiram (Christophe Knight et Robert Lomas, Dervy)
Vos commentaires et témoignages sont toujours appréciés, n'hésitez pas !