La municipalité de Saint-François-Xavier-de-Viger est située à 28 kilomètres au sud-est de la ville de Rivière-du-Loup. Cette municipalité située dans la chaîne des Appalaches dévoile ses attraits pittoresques dans toute sa splendeur. Située à plusieurs centaines de pieds au-dessus du niveau de la mer, cette paroisse rend hommage à la nature, qui par temps clair, nous offre une vue splendide d'environ 100 km à la ronde. Sa végétation abondante, ses forêts où regorgent tout ce que la faune peut offrir, fait d'elle un lieu privilégié pour les activités de plein air et la détente en pleine nature. Un lieu calme, paisible, une population accueillante et chaleureuse, font de cette municipalité, un endroit où l'ont aime y revenir.


La population de 259 personnes est très active au niveau social. On y retrouve différents organismes où les bénévoles ne comptent plus leurs heures afin de faire de cette municipalité un lieu bien vivant. Un sentiment d’appartenance, une dynamique sans pareil, une fierté de leur milieu de vie, des qualités que l’on ressent au contact de ses citoyens.


Entre Saint-Épiphane, au nord-ouest et Saint-Hubert, au sud-est, à 25 kilomètres de Rivière-du-Loup, se trouve la municipalité de Saint-François-Xavier-de-Viger. Bien que des colons se soient déjà installés sur le territoire vers 1870 et qu’une paroisse ait été créée cette année-là, celle-ci devait être supprimée en 1892, en raison de la faiblesse quantitative de la population locale. Elle devait être érigée à nouveau en 1948, rapidement suivie de l’érection municipale en 1950, par suite du détachement respectif d’une partie du territoire des municipalités de Saint-Épiphane et de Saint-Hubert.


Si l’on a avancé qu’il faut voir dans le nom municipal le prénom de l’abbé François-Xavier-Ludger Blais, né en 1832, curé de Fraserville (Rivière-du-Loup) en 1871, il paraît accrédité qu’il s’agirait plutôt de celui de l’abbé François-Xavier Guay, né en 1834, premier desservant de la paroisse, de 1869 à 1872 et curé de Saint-Épiphane, de 1874 à 1876.


L’appellation tant paroissiale que municipale évoque également Denis-Benjamin Viger (1774-1861), conseiller législatif de 1848 à 1858, coprésident du Conseil éxécutif du Canada-Uni avec William Henry Draper de 1843 à 1846, dont le nom a servi de base à l’élaboration de la dénomination collective des citoyens, les Vigérois. Saint-François-Xavier-de-Viger se situe en partie dans le canton de Viger, proclamé en 1861.


En 1890, Mgr Jean Langevin nomma l'abbé Antoine-Philippe Bérubé, curé à Saint-François-Xavier-de-Viger et à Saint-Hubert. Non seulement il n'aime pas ses nouvelles paroisses, et encore moins desservir deux églises, mais il trouve également que les colons sont trop pauvres. Celui-ci ne perd pas de temps et dès le 5 janvier 1891, il réclame la fermerture de Saint-François-Xavier-de-Viger au nouvel évêque de Rimouski, Mgr André-Albert Blais. Il estime que la paroisse est incapable de maintenir un curé convenablement et qu'elle est destinée à périr dans un avenir prochain. Il parle ensuite des familles, qui sont passées de 70 à 56 en moins d'un an et informe l'évêque que 15 autres ont l'intention de partir dans le courant de l'année 1891. Mais les colons contestent les prétentions du curé Bérubé et font une enquête auprès de ces citoyens et les chiffres révélateurs des dîmes ne correspondent pas du tout à ceux émis par celui-ci...mais en vain ...finalement, Mgr Blais décide de fermer la paroisse et le décret tombe en janvier 1892. C'est la fin, l'église est démolie, le bois vendu et l'abbé Bérubé est autorisé à recevoir les sommes d'argent qui restent après le paiement des dettes de la Fabrique et fut nommé curé résident de Saint-Hubert…


Or, voici un fait troublant. Avant son décès, Mgr Blais a admis qu'il n'aurait jamais dû fermer la paroisse et qu'il avait été trompé voir même dupé par l'abbé Bérubé. C'est Mgr Georges Courchesne qui révèle l'affaire lorsqu'il projette de réouvrir la communauté en 1946 à la suite d'une révision des faits auprès des fidèles et de l'avis des chanoines qui ont été curés dans les environs. C'est donc, en 1948 que les 600 et quelques Vigérois et Vigéroise retrouvèrent leur identité tant convoitée!