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Ragtime
in Vienna
Telegramme
Viennois
Musik
à la Schrammel
Strauss-Schubert-Lanner
in Grinzing
Im
Kaffeehaus
Ragtime in Vienna!!! mais quel est donc le rapport qui peut exister entre la capitale mondiale de la musique qu'est Vienne et cette forme musicale issue d'un croisement Afro-Américain. Plongeons immédiatement dans cette cité privilégiée au tournant de notre siècle. La dynastie Strauss s'est depuis longtemps retirée du monde de la musique de danse, Johann II meurt en 1899 après avoir consacré la fin de sa carrière à la musique de scène et Eduard, dirige surtout l'Orchestre Strauss lors de concerts au Wiener Musikverein et en tournée à travers le monde. Pour eux , c'en était fini des bals qui de toute façon, ne représentaient plus tout à fait ce qu'ils avaient incarné à la période du Biedermeier. C.M. Ziehrer avait remplacé Eduard Strauss à la tête de l'orchestre des bals de la cour mais lui aussi s'adonnait à l'opérette et il était tout comme les alors célèbres frères Schrammel, imprégné de folklore viennois. Bien entendu on valsait toujours, mais surtout, on rêvassait et on écoutait en sirotant un bon verre de vin viennois, la musique des petits ensembles de cafés qui foisonnaient et dont les principaux représentants étaient justement Johann et Josef Schrammel et ceux qui s'étaient inspirés de leur approche de la musique de l'Alt-Wien (vieille Vienne). Et soudain il arriva. Ce son nouveau aux rythmes ensorcelants qui, après les douceurs à trois temps intrinsèquement viennoises, venait bouleverser une époque, signe peut-être normal d'un changement de siècle. La grande roue du Prater tournait maintenant au son du Rag -Time et même le grand Brahms aurait eu comme projet juste avant sa mort d'y consacrer quelques pages, tandis que le quatuor des frères Schrammel avait lui aussi rapporté ce souvenir de sa tournée américaine de 1893. Un nouveau rythme binaire venait prendre place aux côtés du souverain "um-pa-pa" viennois. Ce disque veut rendre un hommage particulier au compositeur américain Scott Joplin qui fut le principal serviteur de cette révolution musicale. Il est facile d'imaginer les difficultés que dut surmonter ce compositeur noir afin d'obtenir un minimum de reconnaissance dans son pays, les États-Unis d'Amérique. Joplin osa écrire un opéra rag, qu'il ne réussit pas à faire produire de son vivant. Nous incluons donc ici, en plus de ses rag time qui constituent la majeure partie de sa production, des valses, un tango et des extraits de son Opéra Treemonisha, qui sont empreints d'une agréable naïveté mais qui démontrent en même temps l'avant-gardisme d'un compositeur noir sans grand moyen financier et son influence sur la musique américaine du 20e siècle. Enfin, en plus d'oeuvres de Johann Strauss fils qu'il est inutile de présenter, nous laissons une place importante à C.M. Ziehrer, compositeur maintenant tombé dans l'oubli (ailleur qu'à Vienne du moins) et qui a pourtant assuré le passage de la musique traditionnelle viennoise du 19e au 20e siècle.
We're Goin'around (Extr.Treemonisha) Scott Joplin (1868-1917)
Weaner Mad'ln Op.388 C.M. Ziehrer (1843-1922)
Hoch und Nieder Marsch Op.372 C.M. Ziehrer
Annen Polka Johann Strauss II (1825-1899)
Aunt Dinah has blowed de horn (Extr.Treemonisha) Scott Joplin
The "Rag Time Dance" (1899) Scott Joplin
The Augustan Club Waltzes (1901) Scott Joplin
Pizzicato-Polka Josef (1827-1870) & Johann Strauss
Loslassen !!!! Polka-Schnell Op.386 C.M. Ziehrer
Pine apple rag (1904) Scott Joplin
Please say you will (1895) Scott Joplin
Rendez-vous! Polka-Française Op. 380 C.M. Ziehrer
Maple Leaf Rag (1904) Scott Joplin
Magnetic Rag (1914) Scott Joplin
Solace A Mexican Serenade (1909) Scott Joplin
Morgenblätter Op. 279 Johann Strauss II
We will rest awhile (Extr.Treemonisha) Scott Joplin
Notes concernant le CD "Telegramme viennois"
1999 sera une année importante pour le "monde" Strauss. Un peu partout sur le globe, les différentes sociétés qui se consacrent à mieux faire connaître la musique des membres de cette dynastie (et pas seulement les 10 "clous" rejoués à qui mieux mieux), se préparent à célébrer dignement le centenaire de la mort de Johann Strauss fils (1825-1899) et le 150e anniversaire de la mort de Johann Strauss père (1804-1849). Même si le thème semble funèbre, il ne s'agit vraiment pas de célébrations pathétiques, au contraire, puisque leur musique tend à reprendre la place qu'elle mérite au répertoire des différents orchestres. C'est aussi là, le propos de notre disque "Telegramme viennois". En plus de présenter les trois ensembles canadiens se consacrant à la musique traditionnelle viennoise que dirige artistiquement le flûtiste, contreguitariste et chef d'orchestre Jean Deschênes, ce CD inclus des titres de compositeurs méconnus, contemporains aux Strauss dont plusieurs en sont à leur premier enregistrement. L'Ensemble Strauss-Lanner (2 violons, alto ou 3e violon, contrebasse, flûte, clarinette et deux cors) se rapproche de par son instrumentation, des divers ensembles de la période du Biedermeier viennois (1815-1848) dont faisaient partie les Strauss père et Josef Lanner. L'Ensemble Johann Schrammel propose les deux formations Schrammel originales combinant les deux violons et la contreguitare viennoise à la clarinette en sol ou à l'accordéon à boutons viennois. Également d'inspiration Schrammel, le Trio Kaffeehaus regroupe une paire de clarinettes à une contreguitare viennoise.
Il demeure toujours intéressant d'entendre les oeuvres de Johann Strauss I que l'on ne connaît que très peu. La valse "du carnaval" op.3 donne une bonne idée de la saveur des toutes premières valses écrites par le "père de la valse" et atteste des origines folkloriques de cette danse. L'on y perçoit cependant déjà par moments la fougue qui lui vaudra autant de popularité et que l'on retrouve également dans le "Galop du feu de la jeunesse" op.90. Le galop constituait la seconde spécialité de Strauss I. De son collègue des premières heures Josef Lanner, la polka française "Hans Jörgel" donne une excellente image de la sensibilité propre à ce personnage important des tout débuts de l'alors révolutionnaire, musique de danse viennoise. Ces oeuvres font évidemment grandement contraste à celles de leur héritier spirituel, Johann Strauss le fils. La valse Telegramme témoigne de la période de maturité du maître. Écrite tout juste entre la valse "Vie d'artiste" et "Le beau Danube bleu", elle est demeurée ignorée par les orchestres et le public. Elle mérite selon nous beaucoup mieux. Ses différents thèmes et son lyrisme portent la marque des chefs-d'oeuvre de Strauss et offrent l'avantage de ne pas avoir subi l'usure commerciale des autres oeuvres. La polka mazurka "Lob der Frauen" (Louanger la femme) est empreinte de la noblesse et du caractère viennois. Cette forme de polka à trois temps et donc à mi-chemin entre la valse et la polka française ou schnell, a été portée pas les trois frères Strauss à un niveau expressif impressionnant. Le quadrille était une danse très prisée des Viennois. C'était aussi une bonne occasion pour le compositeur de faire entendre des thèmes de différentes oeuvres à la mode (opéras ou opérettes) qu'elles soient de lui-même ou d'un collègue. Elle constituait donc la forme la plus "commerciale" de l'époque. "Le quadrille de Il Trovatore et Rigoletto" que l'on retrouve ici sous la quasi-forme d'un concerto pour clarinette en sol doit être perçu avec le clin d'oeil propre à la sonorité de l'instrument. Il est à mentionner que famille Fachbach (Philipp père et fils) brillait à Vienne, presque autant que la famille Strauss. Si nous devions choisir une oeuvre pouvant représenter à elle seule l'âme de la musique traditionnelle viennoise, c'est certainement la valse Weana Gmüath (chaleur de la joie de vivre viennoise) de Johann Schrammel qui remporterait la palme. L'oeuvre des frères Johann et Josef Schrammel fait la synthèse de la musique traditionnelle, de la musique classique et de la musique de danse viennoise. Il est surprenant qu'une telle musique soit encore méconnue mondialement. Nous mettrons enfin à contribution le plus jeune membre de la relève familiale chez les Strauss. La polka "Unter der Enns" faisant musicalement allusion à un fleuve autrichien passablement tumultueux démontre le talent d'Eduard Strauss dont la polka "schnell" était la spécialité. C'est Eduard Strauss qui, après la mort prématurée de Josef, assuma la direction de l'Orchestre Strauss alors que Johann se consacrait exclusivement à la musique de scène. Loin de ne jouer que des oeuvres "Strauss", l'orchestre de la famille sous le bâton d'Eduard interprétait des auteurs comme Wagner, Beethoven, Händel etc... et l'on peut certes percevoir l'influence que l'oeuvre de ces divers auteurs a exercé sur la musique des Strauss. Josef Strauss était, selon son frère Johann, le plus talentueux de la famille. L'histoire nous démontre que c'est en réaction aux chefs-d'oeuvre de Josef, que Johann composa ses plus immortelles oeuvres. Sa valse "Marien-Klänge" (l'air pour Marie) démontre la sensibilité et la modestie du personnage. Les oeuvres de Carl Michael Ziehrer "Echt Wienerisch" (authentiquement viennois) et "Hoch und Nieder" (des hauts et des bas) incluses sur cet enregistrement attestent de l'influence qu'a exercé le folklore viennois sur l'un des principaux rivaux de Johann Strauss II. Ziehrer a été celui qui a véritablement réussi à faire pénétrer l'âme musicale viennoise au 20e siècle. Il compte malheureusement aujourd'hui parmi les compositeurs oubliés de cette grandiose époque.
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Ce disque propose principalement la musique de Johann (1825-1899) et de Josef (1827-1870) Strauss dans une version vocale accompagnée "à la Schrammel" car il était aussi fréquent de joindre au quatuor instrumental des Schrammel, les voix des conducteurs de fiacres (dont c'était le passe-temps chéri) ou autres chanteurs et ce, dans la plus pure tradition viennoise. Des uvres des deux frères Schrammel complètent ce portrait du caractère typiquement viennois oscillant constamment entre la bonne humeur et la mélancolie. Et considérant l'estime mutuelle que se portaient les Strauss et les Schrammel, on peut certes qualifier la combinaison proposée sur ce disque d'originale et de plausible. À cette dualité Strauss-Schrammel s'ajoute la dualité des interprètes dont une partie, l'ensemble vocal, est formée par les membres d'une même famille s'unissant par leur amour commun de la musique (comme les deux familles d'auteurs proposés sur le disque d'ailleurs) et l'autre constituée d'instrumentistes ayant séjourné plusieurs mois dans cette ville de musique qu'est Vienne. Nous espérons le produit musical découlant de cette autre dualité Vienne-Montréal, digne de tous les efforts entrepris afin de mieux faire connaître cette musique "à la Schrammel" qui, nous le croyons, mérite l'attention des connaisseurs et des amateurs de belle musique.
L'Ensemble
Johann Schrammel, Montréal-Laurentides
Bernard
Cormier, 1er violon
Brigitte
Lefebvre, 2e violon
Anne
Lauzon, clarinette en sol
Jean
Deschênes, contreguitare
L'ensemble Johann Schrammel est formé de membres de l'Orchestre métropolitain de Montréal et de l'Orchestre Johann Strauss Montréal-Laurentides. Proposant une instrumentation originale Schrammel soit 2 violons, la clarinette viennoise en sol surnommée "Picksüssen Hölzl" (qui se traduit à peu près par "bois collant") et la contreguitare (guitare basse de 15 cordes), l'ensemble se consacre à l'interprétation de toute cette musique viennoise "dite légère" de la seconde moitié du 19e siècle en apportant un souci particulier au style qui lui est propre et indispensable.
À
propos des uvres
Nous avons voulu, dans l'espace qui leur était réservée sur ce disque, donner l'idée la plus juste possible de la musique des frères Schrammel et ce, considérant leur importante production. Les deux marches "Nussdorfer" et "In arte Voluptas" démontrent un caractère typiquement viennois avec leurs Trio exprimant tantôt la rêverie, tantôt l'insouciance, se situant donc très loin des marches habituelles souvent de type guerrier. "Pester polka", vraisemblablement écrite à l'occasion d'un voyage des Schrammel à Budapest (d'où le terme de Pester), souligne l'importance de l'influence culturelle des pays satellites de l'empire autrichien. "Lumpen polka" (la polka des va-nu-pieds), dédiée à un bal traditionnel viennois de charité, est de style polka schnell (rapide) différent de la polka française retrouvée dans la Pester polka. Enfin, la ´ D-Tanze ª (danse en ré majeur) de Johann Schrammel démontre encore une fois cette instabilité du caractère viennois (qu'on retrouve chez Schubert entre autres) passant rapidement du joyeux au mélancolique et constitue une des uvres les plus caractéristiques du compositeur. Les uvres de Johann Strauss présentées ici datent de la période où le maître avait atteint sa pleine maturité (1863-1870) et s'éloignait de plus en plus des salles de bal pour écrire pour la scène et qu'il avait contribué à faire connaître le controversé Richard Wagner aux Viennois. Enfin, "Feuerfest" et "Moulinet" de son jeune frère Josef (dont Johann disait "qu'il était le plus talentueux des Strauss") transcendent le cadre rustique de la polka.
Remerciements
Nous tenons à remercier les musiciens de la Philharmonia Schrammeln (Vienne) dont les précieux conseils et témoignages ont attisé notre passion pour cette musique et spécialement Peter Hirschfeld et Willy Krause sans qui la formation de l'Ensemble Johann Schrammel et donc la production de ce disque aurait été impossible.
Enregistré à l'église de St-Augustin, Mirabel
Strauss-Schubert-Lanner in Grinzing
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Notes
de programme
Ce disque propose le répertoire musical des cafés et Heurigen viennois (établissements champêtres qui servent le vin nouveau) où l'on allait pour se détendre, écouter les valses, polkas et Ländler plus qu'on ne les dansait. Les Schubert, Strauss et Schrammel pour ne nommer que les compositeurs qui figurent sur cet enregistrement, doivent au quartier vinicole viennois qu'est Grinzing, le parfum qui caractérise leurs compositions et du même coup, cette divine ville de musique qu'est Vienne.
Toutes les uvres présentées ont d'abord été conçues pour diverses formations instrumentales. Ce n'est que par la suite qu'on leur a ajouté du texte et une polyphonie vocale, souvent à la demande de divers churs viennois dont le célèbre Wiener Männergesang-Verein. Ce disque rend particulièrement hommage aux pères de la valse, Johann Strauss I et Josef Lanner, compositeurs encore méconnus du public qui ont eu entre autres mérites, de tracer la voie aux frères Johann II et Josef Strauss qui ont su transcender les simples formes de musique de danse viennoise en uvres se rapprochant du poème-symphonique. Il est intéressant de mentionner que Stravinski dans son ballet "Petrouchka" a utilisé le thème principal de "Die Schönbrünner" de Lanner et le tourmenté Franz Schubert (dont nous fêterons en 1997 le 200e anniversaire de naissance), a lui aussi, comme auparavant Mozart et Beethoven, "flirté" avec ce folklore viennois contribuant à ennoblir encore plus ce genre musical. Les autres compositeurs comme Schrammel et Schmutzer, ont traduit mieux que quiconque en musique, l'instabilité du cur et de l'esprit viennois oscillant constamment entre la "joie de vivre et la mélancolie".
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Trio
Kaffeehaus
Im Kaffeehaus... au café... l'endroit où l'on aime se retrouver après la journée de travail pour son ambiance chaleureuse, ses douceurs culinaires et ses breuvages recherchés... le café est un phénomène international qui ne date pas d'hier. Un café viennois du 19e siècle par surcroît, se devait de proposer à ses visiteurs de la musique. C'est que pour les Viennois de cette époque, la musique est une chose aussi indispensable que la bonne nourriture et le bon vin. Les petits groupes de musiciens foisonnent et puisent alors leur répertoire, puisque la demande est grande, dans la musique de danse en vogue et dans le riche et abondant folklore viennois. Les pères de la valse Johann Strauss I et Josef Lanner étaient alors des compositeurs prisés et un peu d'oeuvres de Johann Strauss II n'ont été transcrites pour ces petits ensembles. Il faut ajouter aussi qu'il est de tradition viennoise de jumeler deux instruments de même famille à un autre instrument d'accompagnement comme la contreguitare, tradition dont les principaux représentants étaient les frères Johann et Josef Schrammel auxquels l'on attribue le genre Schrammel (Schrammelmusik).
Un grand nombre des uvres présentées sur ce disque proviennent du riche recueil d'Eduard Kremser, chef d'orchestre viennois qui a sauvé de l'oubli des centaines d'uvres folkloriques. Plusieurs de ces danses portent simplement le nom de leur créateur comme la Bertl-Tanz, d'un clarinettiste viennois. D'autres ont des titres un peu plus colorés comme Kunst und Natur (De l'art et de la nature) ou la Schweinsbäuscherl-Tanz (Danse des poumons de porc, une spécialité culinaire viennoise). Josef Lanner lui, rend ici hommage avec sa valse Die Schönbrunner, au merveilleux château de Schönnbrunn, voisin de son "quartier général", le Casino Dommayer où il faisait tous les soirs, tourbillonner et galoper les Viennois.
Il semblerait que le Club de Presse Concordia de Vienne, conscient de l'amicale rivalité qui régnait entre Johann Strauss et Jacques Offenbach ait commandé simultanément une valse aux deux compositeurs pour son bal annuel de 1864. Strauss avait alors éclipsé Abendblätter "Les journaux du soir" de Offenbach par Morgenblätter "Les journaux du matin" et seule cette uvre est passée à la postérité.
Même si les premières valses de Strauss (père) n'étaient qu'une simple suite de danses de huit mesures de source folklorique, la valse Loreley-Rhein-Klänge nous démontre l'évolution de ce génial violoniste de café qui termina sa carrière comme chef de la musique des bals de la cour autrichienne. L'introduction expressive et la coda élaborée laissent déjà présager les grandes valses-poèmes-symphoniques de ses fils Johann et Josef. Enfin, toutes les uvres contenues dans ce disque, de la plus modeste à la plus élaborée, constituent l'essence de cette musique charmante et unique de la "Alt-Wien" (vieille Vienne).
Textes: Jean Deschênes
Trio Lauzon-Deschênes
Il est de tradition autrichienne de faire de la musique en famille comme divertissement et passe-temps. Les habitants de la campagne se réveillent au son des cloches d'animaux. Après la journée de travail aux champs, l'on passe de longues heures à jouer et improviser sur des thèmes folkloriques qui circulent alors de la flûte douce à la clarinette, du Hackbrett à la contreguitare, faisant résonner les pittoresques Jodler, les toubillonnantes valses et les joyeuses polkas.
Très impressionnée par l'Autriche, ce pays de montagnes et de musique qui a vu naître le grand Mozart, la famille Lauzon-Deschênes, y ayant séjourné plusieurs mois, vous invite à partager son amour de la fraîche musique des alpes et de l'entraînante musique de danse viennoise.
1- Der Eichberger / 2- Klöpfllied / 3- Herbergweis' / 4- Marsch / 5- Grillenpolka / 6- Jodler / 7- Schottisch / 8- Jodler / 9- Polsterltanz / 10- Vier Almer / 11- Der Boarische / 12- Deutscher / 13- Seeauer Landler / 14- Der Tag hat sich geneigt / 15- Kleiner Walzer / 16- Drei Landler / 17- Menuet de Haydn / 18- Kirchtagslandler / 19- Drei Steirer / 20- Marsch / 21- Tanz / 22- Mazurka / 23- Tafelstück / 24- Tuet eilends erwachen
Anouk Deschênes, flûtes douces,violon et voix
Anne Lauzon, flûtes douces,clarinette, hackbrett,accordéon et voix
Jean Deschênes, flûtes douces et traversière, zither, contreguitare et voix