1423-1483
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L'universelle aragne / Son
oeuvre / Bibliographie
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L'universelle aragne
Dans Le Prince, Machiavel
recommande bien l'usage de la ruse,
tout en insistant sur l'importance de la force armée,
et fait l'apologie du mensonge et de l'hypocrisie pour raison
d'État.
Aux cotés de Francesco Ier Sforza, qui de rien
devint duc de Milan,
et, plus tard, de Cesare Borgia,
fils du Pape Alexandre VI
et de bien d'autres, le roi Louis XI fait figure de modèle
préparant sans cesse la guerre pour ne pas la faire
mais usant des ressorts bien connus
de la nature humaine:
peur, concussion
ou flatterie.
Lui, que les grands féodaux et même son
frère Charles auraient bien voulu réduire
à nouveau à n'être que le
roi de Bourges,
sut vaincre les plus graves périls,
traiter avec ses ennemis à son avantage, tromper tout
son monde
(à commencer par l'effet de son apparence faussement
modeste),
amener son cousin Charles de Bourgogne à sa perte
aux mains de montagnards suisses stipendiés,
jouer la Catalogne contre l'Aragon et inversement
pour obtenir la Cerdagne et le Roussillon
en gage d'un prêt de 300 000 écus,
démembrer le duché de Bourgogne
sous prétexte de garantir
les droits de la fille
du Téméraire.
C'est le Prince machiavélique
dans toute sa splendeur bien cachée derrière les cages de
fer
du petit château de Plessis-les-Tours, entouré
de conseillers parfois inconnus,
planifiant constamment la division des grands et recourant
plus souvent
à la ruse et à «la diplomatie aux cent
mille écus» qu'à la guerre.
Commynes, qui quitta Le Téméraire pour le servir,
en disait:
à la fin du compte, qui en aura le profit en aura
l'honneur
résumé saisissant de ce qu'on appellera
la raison d'État.
Ces onze pages sont consacrées à
Louis XI:
3-170, 3-171,
3-172,
3-173, 3-174,
3-175,
3-176,
3-177, 3-178,
3-179,
3-180
dans le Dictionnaire historique et critique
de Pierre Bayle.
images compressées de 150 à 200k chacune - originaux du
projet ARTFL (Université de Chicago) de 500k à 700k
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Reste du château de Plessis-les-Tours
Son oeuvre
«Il avait donné à notre pays ses frontières
actuelles, ou presque,
en l'agrandissant de la Picardie, de la Bourgogne, de la
Franche-Comté,
du duché de Bar, de la Provence et de Marseille,
de la Cerdagne et du Roussillon.
La Navarre était rentrée dans l'obédience
française:
il l'avait soustraite à l'Aragon et à la Castille.
Son influence s'étendait à la Savoie...»
Georges Bordonove, op. cit.
Une rencontre opportune...
À son avènement, Louis visita la ville de
Meung,
alors qu'y croupissait en prison
un certain Françoys,
né de Paris emprès Pontoise.
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Bibliographie
Georges Bordonove:
Les rois qui ont fait la France, Les Valois, tome 3: Louis XI,
chapitre IX: le triomphe de Louis, édition Pygmalion/Gérard
Watelet, Paris, 1986.
Paul Murray
Kendall : Louis XI, Fayard, Le livre de poche, 1974, traduit de
l'anglais par Éric Diacon.
Philippe de
Commynes : Cronique & hystoire faicte et composée par feu
messire Philippe de Commines chevalier seigneur d'Argenton contenant les
choses advenues durant le règne du roy Loÿs onziesme tant en
France Bourgogne Flandres Arthois Angleterre que Espaigne et lieux circonvoisins
(1523)
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PHILOSOPHIE, EDUCATION, CULTURE
modifié le 7 octobre 2001
Pierre Cohen-Bacrie