

L'HISTOIRE ANCIENNE DU NOM DE FAMILLE BERNIER
Sise dans la vallée du Rhône et les Alpes pittoresques de la France actuelle, le Dauphiné faisait partie du Saint-Empire romain. Le nom de famille Bernier provient de cette ancienne province. Traditionnellement, la région était régie par les comtes de Vienne.
Au VIe siècle après J.-C., les burgondes régissaient la région. Le Dauphiné fut plus tard contesté par les mérovingiens et les carolingiens. La région fut ensuite intégrée au royaume de Provence puis au second royaume de Provence, soit la Bourgogne. Finalement en 1391, le Dauphiné était une partie intégrale du royaume de France. Le patronyme Bernier fut retrouvé surtout en Dauphiné, où la famille s'était installée autrefois.
À travers les âges, la plupart des patronymes subirent des changements d'orthographe pour plusieurs raisons. Un fils avait le choix de ne pas écrire son nom de la même façon que son père. La plupart des changements d'orthographe étaient des erreurs d'orthographe lorsqu'une personne articulait son nom, selon son accent, à un scribe, un prêtre ou à un recenseur. Les préfixes et les suffixes de plusieurs noms variaient fréquemment et étaient adoptés par de différentes branches de la famille. En conséquence, il y avait beaucoup de variations apportées au nom de famille Bernier dont Barnier, Barnnier, Barniay, Barniel, Barniey, Barnniey, Barnié, Barnnié, Barniez, Barnniay, Barnniel, Barney, Barnay, Barnel, Barnière, Barnnière, Barnniel, Berniez, Bernié, Berniey, Bernniay, Bernniel, Bernniey, Bernnié, Berney, Bernel, Bernnière, Bernière, Berrnier, Berrnié, Bernnié, Berrnnié, sont quelques exemples.
Guigues 1er, seigneur d'Albon, conquit une partie de la capitale du Dauphiné, soit la Vienne. Ses successeurs furent les premiers seigneurs du Dauphiné.
En 1349, Hubert II, sans descendance, laissa ses biens au Roi de France d'après le traité de Romans. Les termes de ce traité étaient que le prince aîné, soit l'héritier de la couronne, devait porter désormais le titre de "Dauphin". Le Dauphiné fut alors entièrement intégré au royaume de France.
Le nom de famille Bernier fut retrouvé en Dauphiné, où cette famille prestigieuse s'était installée avec ses terres et ses manoirs. Au fil des siècles, la famille devint reconnue dans la région de Dauphiné et plusieurs de ses membres se distinguèrent d'un vif intérêt pour les affaires de la communauté où ils possédaient des terres, des titres et des lettres patentes confirmant leur noblesse. Pons de Barnier était le premier membre de cette famille illustre à être cité en 1100. Un autre membre noble de cette famille ancienne qui démontrait son intérêt au développement de la région, plus particulièrement dans le domaine de la justice étaient Jean Barnier, conseiller à la cour d'appel de Nîmes en 1685. Soutenant la même conviction que les autres membres de la famille au service judiciaire et aussi en servant le roi était Charles Barnier, lieutenant des maréchaux de France à Nîmes en 1680. Pierre Barnier était un des autres membres qui fut récompensé au titre de chevalier et seigneur de Caissargues pour sa contribution. Pierre était aussi très engagé dans le service militaire et pour son comportement exemplaire sur le champ de bataille, il fut promu maréchal des camps et armées du roi en 1713. Au fil des siècles, cette famille remarquable se développa, prospéra et s'installa en Languedoc, Provence et Lyon. Les membres de la famille de cette branche se sont montrés très efficace au service du roi et l'un d'eux devint secrétaire du Roi. Quelques membres notables appartenaient à cette famille. Parmi eux, on trouve Pierre, chevalier et seigneur des Caissargues.
Pendant le XVIe l'exploration du Nouveau-Monde devint un défi pour les pays européens. Des colonies se formèrent suivant le trajet des explorateurs au long du littoral de l'est de l'Amérique du Nord comme la Nouvelle-France, la Nouvelle-Angleterre, la Nouvelle-Hollande et la Nouvelle-Espagne. Jacques-Cartier fit le premier de ses trois voyages en Nouvelle-France, ou Québec en 1643, il y avait seulement trois cents personnes au Québec. Vingt ans plus tard, il y en avait cinq cents, mais la décennie suivante la population monta à deux milles. L'on encourageait de très jeunes mariages de Nouvelles-France de sorte que des garçons de dix-huit ans épousèrent des filles de 14 ans. Le commerce de fourrures se développa et attira des immigrants nobles et bourgeois de la France. Quinze mille explorateurs quittèrent Montréal pendant le XVIIe et le XVIIIe siècles. 1675, il y avait sept mille français au Québec. 1679, la présence acadienne en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick et à l'Île-du-Prince-Édouard atteignit cinq cents personnes. En 1755, dix mille acadiens français refusèrent de prêter serment d'allégeance à l'Angleterre et par conséquent furent déportés en Louisiane. Les Français au Québec prospèrent et maintiennent une grande influence sur l'histoire canadienne.
Parmi les colons d'Amérique du Nord qui portaient le patronyme distingué Bernier, il y avait un William Barnier, âgé de 24 ans, qui s'établit à Nouvelle-Orléans en 1820 ; Jacob Barney qui s'établit à Salem, Massachusetts en 1635, James Barney qui s'établit en Virginie en 1650, Phon Barney qui s'installa en Virginie en 1650, R. Barney âgé de 27 ans, qui s'établit en Nouvelle-Orléans en 1823 ; Jo Barnet, âgé de 20 ans, qui vint à Barbade en 1635, Edward Barnet aussi qui s'installa là en 1660 et Madame Barnet, âgée de 50 ans, qui s'établit à New York en 1820.
De plus, il y a plusieurs membres du clan Bernier qui se distinguèrent dans les domaines sociaux, religieux et politiques, tant en France qu'en Nouvelle-France. Parmi eux, on trouve Louis Stanislas Bernier, architecte français.
Une fête mémorable eut lieu le 3 juillet 1960 à Cap-Saint-Ignace pour rendre hommage à Jacques Bernier l'ancêtre des Bernier qui, en 1673, s'était établi à Cap-Saint-Ignace, après avoir quitté l'Île d'Orléans où il vivait depuis 1656.
Nous pouvons lire sur le monument l'inscription suivante :
À Jacques Bernier, dit Jean de Paris
Établi au Canada en 1656
Seigneur du Fief Saint-Joseph
ou de la Pointe-au-Foin en 1683
Décédé à Cap-Saint-Ignace en 1713.