Avant-propos

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 Le présent texte a initialement été élaboré pour être présenté comme sujet de discussion sur les techniques éducatives, au 12e Symposium International sur la Révision des Sciences Naturelles, tenu à Moscou en avril 2001, sur aimable invitation de Nikolaj J. Bakumtsev, distingué président du Fond Intellectuel International et organisateur du Symposium. Mais il est rapidement apparu qu’il serait souhaitable d’en assurer la publication pour le mettre à la disposition de tous ceux qui s'intéressent aux conditions d'éveil de l'intelligence chez le jeune enfant (enseignants, étudiants en sciences de l'éducation ou en neurophysiologie, etc.).

Son intérêt pour les milieux éducatifs tient aux nombreuses références à des travaux de recherche expérimentale très peu cités, qui confirment l’importance capitale d’un apprentissage précoce de l’ensemble des habiletés langagières et particulièrement de la lecture, laquelle, par nature même, favorise la maîtrise concurrente de l’ensemble des autres aspects du développement verbal.

Malgré une conscience aiguë dans ces milieux de la nécessité d'éveiller la capacité de penser et d'exprimer la pensée de façon cohérente avant l'âge de 7 ans chez tous les enfants, rare sont ceux qui réalisent qu'un tel éveil est justement la conséquence de ces apprentissages.

En effet, contrairement à la croyance populaire qui veut que la lecture ne soit qu’une simple discipline à maîtriser au même titre que la géographie ou le chant, de très intéressantes recherches ont démontré qu’en réalité cet apprentissage en temps voulu, et à un moindre degré celui de l’écriture et du calcul, a d’indéniables conséquences sur la structuration du cerveau et sur le développement de la capacité générale de compréhension, qui dépassent de loin ce que l’on tend à imaginer en général.

Or, chaque fois que le sujet de l’apprentissage précoce de la lecture est abordé, l’objection classique est, bien sûr, "Laissez-les jouer, ils ont bien le temps!". Nous verrons pourtant au fil de cet exposé que le temps dont dispose chaque enfant pour un apprentissage efficace des habiletés langagières n’est pas illimité. En fait, des causes biologiques au niveau de la construction du cerveau font en sorte que celles parmi ces habiletés qui ne sont pas maîtrisées avant l’âge de 7 ans seront systématiquement plus difficiles à acquérir par la suite.

Je tiens à exprimer ma gratitude à un précieux collaborateur dont les amicales et utiles remarques et suggestions ont enrichi ce texte et l’auront rendu, nous l’espérons, intéressant pour tous ceux qui ont à coeur l’éducation des enfants.

Il s’agit de René Angel, infatigable défenseur de l'apprentissage précoce de la lecture, qui m’a fait bénéficier de ses vastes connaissances à ce sujet

Tous mes remerciements, également, à Jeanine Cougnenc, pédagogue française reconnue et enseignante de terrain riche d’une expérience de 38 ans d’enseignement auprès de petits de la maternelle et des premières années du cours primaire en France, pour avoir mis à ma disposition une importante documentation relative à ses écrits passés, dont certains inédits, et m’a autorisé la reproduction de certaines parties qui étaient importantes pour l’intégrité du présent ouvrage.


Voyez le PROGRAMME D'ALPHABÉTISATION PRÉCOCE proposé par
le Service de Recherche Pédagogique
pour contribuer à améliorer la situation de l'analphabétisme au Québec.