Enseignante. Spécialisée dans l'enseignement de la lecture.
Mon premier apprentissage de la lecture(1984). . . . . . . . . Éditions RETZ
Mon premier apprentissage de l'écriture(1989). . . . . . . . . Éditions RETZ
Des trucs et des jeux pour une bonne mémoire(1989) . . . . . . Éditions RETZ
Des jeux et des mots(1991) . . . . . . . . . . . . . . . . . . Éditions NATHAN
Mot à mots, la lecture silencieuse dès la Maternelle(1981) . . Éditions PLAYJEUX
Fiches et planches de lecture(1981). . . . . . . . . . . . . . Éditions PLAYJEUX
Pour mieux apprendre à parler et à lire(1986). . . . . . . . . Éditions PLAYJEUX
Jeux Veritech (participation sur les planches lecture)(1989) . Éditions SED
Comment enseigner la lecture aujourd'hui (Film Vidéo)(1989). . Éditions "La Classe"
Je veux apprendre à lire. Enseigne-moi(2000). . . . . . . . .Les Éditions SRP
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27ans dans une classe d'école primaire (CP, CE1, CE2) du sud de la France, dans laquelle, dès sa sortie de l'Ecole Normale, elle a enseigné la lecture, sans états d'âme, et sans difficulté, en suivant simplement un manuel.Les opportunités de son métier,
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l'observation, d'abord déroutante, mais par la suite si enrichissante, d'une enfant qui avait appris à "lire" (si l'on peut dire) dans la seule année du CP, alors qu'elle ne savait "dire" et "comprendre" que quelques mots à peine,...l'ont amenée, il y a une vingtaine d'années environ, à réfléchir, et à remettre en question tout son enseignement de la lecture.
Sur le plan de la pratique elle a pu ainsi s'affranchir de ses études livresques et, n'étant inféodée à aucun courant précis, mettre au point une pédagogie originale et particulièrement novatrice.
Dès 1978, ce sont toujours ses petits élèves qui ont orienté ses recherches. Seuls leurs résultats - échecs ou réussite - ont continuellement orienté sa démarche et dicté sa progression, afin d'adapter la pédagogie la plus appropriée à leurs possibilités.
Réagissant en fonction de leurs questions ou de leurs réponses, de leur action ou de leurs réactions, elle a été amenée, sans l'avoir réellement cherché, à inventer de nouveaux moyens, soit pour répondre à leur demande, soit pour faciliter l'apprentissage, mais elle a toujours veillé à enseigner la lecture dans son intégralité sans jamais exiger d'eux un effort au-dessus de leurs possibilités.
Intéressé par son travail, et afin de faire connaître sa démarche, l'Inspecteur de l'Education Nationale de sa circonscription organisa plusieurs conférences pédagogiques dans sa classe, à l'intention de certains de ses collègues enseignants.
Plusieurs d'entre eux l'incitèrent alors à la publier. C'est ainsi que parut, dès 1981, un premier ouvrage presque entièrement constitué de fiches pédagogiques.
Bien que ses recherches aient, depuis, évolué et progressé au fil des années, ce livre annonçait déjà ce qui est aujourd'hui une évidence : l'importance de ce qu'elle avait baptisé alors les "NOUVEAUX PRE-REQUIS".
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la discrimination visuelle ;·
de repérage ;Et surtout, surtout, au moment où l'accent était mis, dans les écoles primaires, presque exclusivement sur les phrases - seules porteuses de sens, aux dires de "chercheurs en laboratoire" - elle y expliquait au contraire comment procéder pour présenter et faire acquérir rapidement, en jouant, un "capital mots".
..."l'enfant ne peut deviner si on ne lui enseigne pas :
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qu'une phrase comporte plusieurs mots ;Ceci est bien entendu évident pour un lecteur aguerri, mais l'est moins pour un apprenti lecteur.
Et pourtant cette étape, si importante, est totalement escamotée dans les méthodes dites "mixtes" ou "globales".
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que cette difficulté est cause de bien des échecs ;Ces mots mémorisés, parfaitement connus, seront facilement reconnus par la suite dans toute phrase, dans tout texte. Ils seront en quelque sorte des "MOTS PHARES" qui en éclaireront et débroussailleront le sens. C'est d'ailleurs ainsi - remarque-t-elle - que nous procédons lorsque nous devons traduire une langue étrangère.
L'entraînement à l'anticipation - grâce à des exercices appropriés - offre une aide supplémentaire à l'apprenti lecteur.
...qu'il est dangereux d'enseigner et d'exploiter seulement un "capital mots". Il faut en effet habituer l'élève à pratiquer alternativement le global et l'analyse.
Apprendre à lire nécessite aussi d'apprendre à déchiffrer, ce qui exige d'autres compétences. Or l'apprenti lecteur est contraint, plus souvent que l'adulte, d'avoir recours au déchiffrement puisque la plupart des mots sont nouveaux pour lui. Il est d'ailleurs parfaitement capable de pratiquer les analyses et les synthèses qui s'imposent, et il le prouve souvent, en effet, par ses remarques spontanées.
Jeanine Cougnenc utilisa cette "passerelle" entre l'oral, situé dans le temps, et l'écrit, situé dans l'espace (feuille).
Elle souligne de plus que le choix des mots à exploiter pour acquérir un capital de syllabes qui permettront de déchiffrer des mots encore inconnus, est très important. Et pour éviter au débutant une difficulté supplémentaire, elle recommande de veiller à ne présenter que des mots dans lesquels la lettre, le son, ou la supergraphie, à étudier, sont bien en évidence, à la fois sur les plans phonique et graphique. Sont éliminés par contre les mots dans lesquels le son à étudier se trouve associé à une lettre parasite imposée par l'orthographe.
Par exemple :
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Pour enseigner le son é, elle préfère école, éléphant, à hélicoptère....mais qu'on procède le plus souvent par supergraphies, mémorisées au cours de leurs rencontres, elle entraînait les enfants à remarquer les troncs communs à plusieurs mots, comme par exemple :
elle dans maternelle, tourterelle, hirondelle,
ou bien nette dans marionnette, maisonnette.
[cf.
Guidée par le souci de rendre l'enseignement de la lecture plus agréable, plus facile, donc plus accessible à tous, Jeanine Cougnenc a diversifié séquences et moyens afin que chaque élève parvienne à trouver dans cette diversité le créneau qui lui convient le mieux, en fonction de sa dominante sensorielle, de ses goûts, de ses aptitudes.
Elle a voulu, en le présentant sous les aspects les plus attrayants, les plus divers, éviter la monotonie pour que l'apprenti lecteur ne puisse jamais associer "lecture = routine = ennui".
Praticienne de "terrain", l'observation d'élèves de tranches d'âge si différentes de 2 à 9 ans lui permet aujourd'hui d'affirmer avec force que plus un enfant est jeune, plus il prend du plaisir à apprendre à lire, et plus c'est facile pour lui.
Elle a pu en effet le constater et le vérifier en Maternelle avec des enfants qui, dès 2ans1/2, apprenaient, en jouant, leur prénom, celui de leurs camarades, et quelques mots parmi les plus courants.
Pour eux, cela ne paraît pas plus fatigant, plus difficile, plus ennuyeux, que d'apprendre les pictogrammes, qu'ils doivent ensuite oublier pour passer à la "vraie" lecture.
A chaque section de son école Maternelle (Petits, Moyens ou Grands) jamais leur appétivité pour l'écrit ne s'est démentie, au cours de séquences brèves mais quotidiennes.
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bénéficiaient d'un aménagement de la cour d'école qui leur permettait de développer pleinement toutes leurs potentialités psychomotrices ;... comme tous les autres enfants à qui on n'enseignait pas la lecture.
Et à tous ceux qui auraient encore des doutes sur la nécessité de commencer au plus tôt un VÉRITABLE ENSEIGNEMENT DE LA LECTURE, elle conseille de se rapporter à une enquête des plus sérieuses, particulièrement édifiante mais restée malheureusement trop confidentielle en France.
Il s'agit de "LA RÉUSSITE A L'ÉCOLE", Rapport du 18 mai 1989 établi par M. le Recteur Michel Migeon à la demande de M. Lionel Jospin, alors Ministre de l'Education Nationale (Disponible au Centre National de Documentation Pédagogique, à Paris).
Par ailleurs, le Ministère de l'Éducation français favorise sans réserve l'enseignement précoce de la lecture: