Septembre
meurt dans toute sa gloire
Les bras
d'or comme un beau ciboire
C'est le
triste adieu des glaïeuls
Que mes
doigts frissonnants effeuillent.
Le soleil
égaie la prairie
Chaud, brûlant,
comme un incendie
Il trépasse
à l'horizon
Quand en
chœur chantent les grillons.
Alors que
l'été agonise
Vaporeux,
doux comme la brise
Le soleil
doucement expire
Sur la mer
bleue où il se mire.
Une nuée
d'oiseaux migrateurs
S'envolent,
emportant le bonheur
C'est la
naissance de l'automne
Tour à
tour gai et monotone.
Juliette
Audet
Saints-Anges