Sur ses pas

Guérisons

    Un miracle de Dieu

    Une erreur gratifiante

    Une oreille attentive

Pèlerinages

    En 2000

    En 2001

Témoins

    Frère Louis Tardif

    Victorien Faucher prêtre

    Evaristo Guzmàn,diacono permanente

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Guérisons

 

Un miracle de Dieu

  

Je souffrais d'arthrite rhumatoïde. Ce n'est pas une maladie que l'on peut confondre avec l'arthrite ou les rhumatismes, maladies propres aux personnes d'un certain âge, sans graves Conséquences. L'arthrite rhumatoïde a des causes inconnues et on ne sait la guérir. Elle attaque les articulations en produisant une grande douleur et l'organisme les rejettent. La personne a le corps qui durcit, se déforme et finit sur un fauteuil roulant.
Cela commença en octobre dernier par des douleurs dans les chevilles, les genoux, et les poignets, avec une fatigue générale. Pensant que ce n'était pas grave, j'allais chez le médecin qui me fit faire des analyses qui permirent de déceler l'arthrite. Le laboratoire me recommandait d'aller aux États-Unis pour chercher un traitement. Dans le centre arthritique où j'étais soignée, je fus très impressionnée par les différentes phases de la maladie. Le docteur Alonso Portune, le spécialiste, confirma le diagnostic et me dit que cette maladie était incurable. On ne pouvait que la rendre stationnaire avec des sels d'or. Le remède a des effets négatifs : j'eus des éruptions sur tout le corps, perdis mes cheveux et les ongles des pieds.

Mon taux de plaquettes sanguines et de globules blancs devint anormal. Alors, vint au Paraguay le Père É. Tardif. Je l'écoutais pour la première fois en l'église de saint Alphonse. Au moment de la guérison, je sentis que mon coeur allait exploser, il battait si fort que j'entendais ses palpitations. La seconde fois se fut en l'église du Colonel Oviedo. De nouveau, au moment de la prière de guérison, je sentis un tremblement dans tout le corps. Le Père dit qu'en ce moment-là, deux femmes atteintes d'arthrite étaient en train de guérir. Il leur dit de s'agenouiller. En vérité, je n'eus pas le courage de le faire, car je n'étais pas convaincue qu'il s'agissait de moi et je ne croyais pas à ce type de guérison, peut-être par manque de foi. J'allai à une troisième messe. Alors, mes douleurs avaient disparues et je ne prenais plus de médicaments. Ma mère s'informa chez la Sœur Marguerite Prince quel était le jour du départ du Père Émilien, et nous avons pu le rencontrer de nouveau à l'aéroport. Il fit alors avec le Père André une prière pour ma guérison. En terminant, il me dit : "ne dis plus "j'ai de l'arthrite" mais "j'en avais" car tu es guérie. "

Mes douleurs disparurent et je ne prenais plus de médicaments (alors que j'étais arrivée à la dose de 12 ascriptins par jour et à des piqûres hebdomadaires de sel d'or).
Je fis des analyses et vis que j'étais réellement guérie. Le docteur Nicolas Breuer, homme très croyant qui est mon médecin a Asunción me dit : " il faut admettre qu'au-delà de la Science, il y a quelque chose de supérieur et rien ne lui est impossible. "

Les médecins m'expliquèrent que la personne qui souffre de cette maladie ne perd jamais, même dans l'hypothèse de sa guérison, les arthrites marquent qui demeure toute sa vie. C'est comme le malade qui a eu un infarctus, il en garde la cicatrice dans son coeur. Alors que moi, je n'ai plus de trace des arthrites. La seule explication en est
un miracle de Dieu 

(Marie Thérèse Galant de Baez). Lettre du 25 août 1981

" Ceux qui pensent que les guérisons sont quelque chose de superficiel dans le ministère de Jésus se trompent complètement. Ceux qui croient que l'on n'a plus besoin de guérisons aujourd'hui, et que l'essentiel est d'annoncer l'évangile, oublient la méthode pastorale de Jésus. Nous, nous planifions et recherchons mille formes pour attirer les gens qui viennent de moins en moins à l'église. Nous organisons fêtes, concerts, partages et les résultats sont pauvres. Jésus, lui, guérissait les malades et les gens venaient en masse. "

Texte tiré du livre : Jésus a fait de moi un témoin. Page 79-80. Père Émilien Tardif et José H. Padro Flores. Éditions inter Enr.1984

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Une erreur gratifiante.

Gérard Duquet s’était rendu à l’église pour demander au Seigneur d’abréger ses souffrances, et il en est ressorti guéri. Cela se passait le 5 juillet 1993, à l’église de Saint-Zacharie.

C’est l’histoire pour le moins étonnante qui nous a été racontée par le principal intéressé. Ex-maire de Saint-Côme, M. Duquet a bien voulu nous raconter son expérience peu commune.

Il avait eu un accident à l’âge de 22 ans, qui lui avait laissé un problème à la colonne vertébrale. « Ca faisait mal mais c’était endurable », explique-t-il. Mais c’est au début des années 90 que ça s’est gâté. L’arthrose le faisait de plus en plus souffrir, et la situation empirait sans cesse. Après 18 mois de ce régime, il souffrait et avait de la difficulté à se bouger, en dépit des 16 pilules de cortisone qu’il prenait quotidiennement.

Son médecin de famille avait référé son cas au CHUL, mais sans succès. « Ils m’ont dit : « On ne peut rien faire pour toi. Si tu as des gâteries à te payer, c’est le temps » affirme M. Duquet. Quand il a demandé s’il s’agissait d’un cancer, on lui a répondu « Pas encore ». Il a promis à la Vierge, à qui il vouait une dévotion de longue date, de lui ériger une statue s’il guérissait.

Plusieurs mois plus tard, le 4 juillet 1993, M. Duquet se rend en dépit de son mal au service anniversaire de son frère, à Saint-Zacharie. Il y entend que la messe du lendemain sera célébrée par l’abbé Émile Tardif, celui-là même qui avait célébré le mariage de M. Duquet. Il décide de retourner le lendemain. « Je n’en pouvais plus! Je voulais lui demander de prier pour que mes souffrances arrêtent », affirme l’homme, qui souhaitait mourir le soir-même.

Quelle ne fût pas sa surprise de constater qu’il ne s’agissait pas de l’abbé Émile Tardif (mort depuis plusieurs années), mais bien d’Émilien Tardif, un prêtre qui oeuvre dans les milieux charismatiques. Peu enthousiaste à cette idée, il décide tout de même de rester en se disant : « C’est catholique, il n’y a rien là ».

 

Quand le Père Tardif s’est mis à parler « en langues » et annoncer des signes de guérisons, M. Duquet fut fort surpris d’y comprendre quelque chose. « Il disait tout ce qu’il y avait dans mon dossier au CHUL », affirme le Beauceron. S’adressant aux 400 fidèles présents, le prêtre a ensuite demandé à « la personne souffrant d’un cancer d’arthrose » de se manifester si elle se sentait soulagée. Un peu plus tard, il a été plus précis en disant qu’une personne présente souffrait d’une déviation de la colonne, et qu’elle était guérie à l’instant. M. Duquet a alors senti une chaleur dans son dos, mais sur le coup, il a cru mourir, comme il l’avait demandé. A la demande du prêtre, il est sorti de son banc et s’est plié pour toucher le sol avec ses mains. Un geste qu’il n’avait pas pu réaliser depuis l’âge de 22 ans. « Je ne savais plus si je devenais fou ou ce qui se passait », se souvient M. Duquet, qui affirme que depuis ce temps, il n’a plus ressenti de douleur, et cela sans prendre de médicaments!

C’est dans les mois qui suivirent qu’il a érigé en avant de chez lui (motel La Truite) une statue de la Vierge et une grotte. « Avant je ne pouvais plus me bouger et là, je travaillais avec des pierres de 200 livres ». Son voisin Henri Brochu a lui aussi remarqué un changement radical dans son comportement. « C’est le jour et la nuit; avant il avait de la misère à marcher », nous a-t-il affirmé.

Au CHUL, où il n’a rien raconté de son expérience, M. Duquet a causé une certaine commotion lorsqu’il est retourné se faire examiner. « Soit qu’il s’est passé quelque chose, ou soit qu’on a tout simplement mélangé les dossiers, parce que l’homme qu’on a devant nous et le dossier, ça ne correspond pas », lui aurait-on déclaré.

« Pour comprendre ce qui m’est arrivé », il s’est mis à participer aux activités des charismatiques, où il donne parfois des témoignages. « Je raconte ce qui est arrivé, je dis la vérité », soutient l’homme, qui au début, hésitait à parler publiquement, de peur que tout cela ne soit qu’un mirage.

Marie, merci pour cette erreur gratifiante! 

Article de Jacques Légaré, journaliste.

(Extrait de Hebdo Régional de Beauce P.Q. Canada le 23 décembre 1995 p.3)

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Planete-Virtuelle

      Une oreille attentive

 

Au début de juillet 1993, sachant qu’il y avait un ressourcement à la salle « Sartigan » à St-Georges de Beauce, organisé par les responsables du renouveau charismatique de la région, j’ai participé un après-midi à cette journée.  L’invité était le Père Emilien Tardif, qui, chaque année, venait à l’invitation de l’équipe, au début de juillet en Beauce.

 

Depuis quelques années, je souffrais de maux d’oreilles intenses, tout comme un mal de dent, cela durait dans le temps, et j’avais de la difficulté à faire des sports d’hiver.  Je me suis fait suivre par un spécialiste, au début, il m’a donné des gouttes et autres médicaments;  les maux avaient  atteint les deux oreilles.  En cherchant l’origine, le spécialiste a diagnostiqué que ces maux d’oreilles avaient été occasionnés par un accident d’automobile, il y a plus d’une vingtaine d’années.  Dans cet accident, j’avais perdu quelques dents et un déplacement des os de la mâchoire était survenu ; ces os déplacés étant inter-liés à ceux des oreilles ont créé mes maux d'oreilles.

Participant à cet après-midi de ressourcement, avec des ouates plein les oreilles, car les moindres courants d’air les affectaient.  Le Père Emilien, en présence du Saint-Sacrement, faisait comme d’habitude un ministère pour les malades;  et à ce moment, j’ai été dérangé par des maux d’oreilles qui se faisaient de plus en plus intenses surtout dans l’oreille gauche.  Je pensais même un moment quitter la salle et je me suis éloigné de l’endroit où j’étais, croyant avoir à faire à des courants d’air.  Le Père Emilien annonçait des guérisons et parlait même de guérisons d’oreilles, mais, par rapport à la description des symptômes qu’il en faisait, cela ne correspondait pas à mes maux d’oreilles.  J’ai pensé un instant que cela était pour moi.

Ne participant que l’après-midi à cette journée de ressourcement comme il avait d’habitude de faire chaque année, le Père Emilien Tardif venait à St-Zacharie, sa paroisse natale, pour célébrer une messe pour les missions.  Étant natif de cette paroisse, je participais moi aussi à ces célébrations.  Avant la célébration, je lui raconte ce qui s’était passé lors de la prière pour les malades devant le St-Sacrement.  Il m’a dit : « Cela ressemble bien à des signes annonçant une éventuelle guérison.  Tu verras, même si tes maux d’oreilles ne correspondaient pas aux paroles qui ont été annoncées durant ce ministère pour les malades, le Seigneur est au-delà de tout ».  « Il peut en faire plus, tu ne crois pas ! »

Le temps a passé et je reconnais que ces maux d’oreilles ne sont plus là, que je ne porte surtout pas de ouates dans les oreilles et que je fais du sport d’hiver sans ces maux.  Réfléchissant  à tout cela, j’ai compris depuis cette guérison d’oreilles, que je devais avoir l’oreille plus attentive aux manifestations du Seigneur dans des ministères pour les malades, qui sont un instrument d’évangélisation choisi par Lui.

 Voulant remercier le Seigneur d’une façon concrète pour cette guérison, j’ai fait la promotion de son livre « Jésus a fait de moi  un témoin ».  Du fait même ma perception de ce ministère a changé.  Je connaissais le ministère du Père Émilien à l’étranger, et je suis devenu, en juillet 93 un témoin privilégié et rapproché de ce ministère.  Je suis un témoin plus à l’écoute. Merci Seigneur.  Tu es vivant!

Yves Rancourt, prêtre                adresse :yves.rancourt@globetrotter.net
Beauceville. P.Q.
Canada G5X 1S3

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  Pèlerinage sur les pas du Père Émilien 2000 

 

Le mardi, le 25 janvier, avec Frère Raphaël Ménard, m.s.c., je me suis rendu au cimetière municipal de Santiago et j'ai prié près du caveau appartenant aux Missionnaires du Sacré-Coeur. Le corps du Père Émilien repose là avec des missionnaires de sa communauté. Deux autres beaucerons reposent en ce lieu: le Père Cyprien Fortin, natif de Beauceville, un des fondateurs de la mission du M.S.C. en République, décédé le 1er février 1987, et le Père Alfred Lambert natif de St-Joseph, décédé le 12 août 1991. Près du tombeau du Père Émilien, j'ai remarqué que les gens apportent des bougies, des fleurs et des plantes. Il est toujours bien présent dans le coeur de la population. 

Par la suite, j'ai visité la maison d'évangélisation de la communauté des Serviteurs du Christ Vivant de Santiago, une agglomération de bâtiments et d'une chapelle très jolie, qui peut servir à recevoir des retraitants ou des pèlerins. Je me suis rendu pour le coucher au Centre vocationnel, m.s.c. toujours à Santiago, où deux jeunes pères de la communauté font l'animation; là, vingt jeunes fréquentent ce Centre vocationnel, tout en poursuivant leurs études au petit Séminaire diocésain. Ce centre est un site tranquille et bien agréable où les postulantes des soeurs du Perpétuel Secours et les soeurs missionnaires du Sacré-Coeur vont à la messe. Le Frère Bruno Joyal est là depuis bien des années, et il a bien connu le Père Émilien Tardif, puisqu'il a travaillé dans la mission San José de Las Matas, et particulièrement au Séminaire de San José, qui a fermé lors du supériorat du Père Émilien pour déménager à Santiago, pour devenir le Centre vocationnel des M.S.C. que nous connaissons maintenant.

Mercredi le 26 janvier.

Le frère Raphaël et moi, nous nous sommes rendus à la Paroisse de San José de Las Matas dans les montagnes, dont le Père Bertrand Lessard, un beauceron et ami du Père Émilien, est curé. J'ai visité l'ancien Séminaire Missionnaire où le Père Émilien a été professeur au début de son ministère en République; ces bâtiments servent maintenant pour l'école d'arts et métiers. Cependant nous ne trouvons pas les infrastructures qui ont servi d'imprimerie pour la publication de la revue "Amigo del Hogar" fondée par le Père Émilien. Le Père Bertrand Lessard avec deux jeunes vicaires et le frère Raphaël, celui qui m'accompagnait, s'occupent de la paroisse de San José de Las Matas et de plusieurs désertes englobant une population de 80,000 habitants; la ville de San José de Las Matas a une population de 7,000 habitants, Germain, un des vicaires s'occupe d'une nouvelle paroisse en construction, Notre-Dame de Mercedes.

 

Jeudi le 27 janvier.   

    

J'ai visité les infrastructures de la paroisse, quelques désertes et avec le Père Bertrand Lessard, j'ai été concélébrer dans une déserte éloignée en montagnes, ce qui m'a surpris dans ce lieu très modeste, c'est que malgré la pluie et la boue, plusieurs personnes étaient à la messe, et qu'il y avait dans cette petite chapelle, mis en évidence, un calendrier avec la photo du Père Émilien Tardif; c'est un constat que le Père Émilien est omniprésent en République Dominicaine.. De plus, un centre d'évangélisation qui appartient maintenant à la paroisse de San José de Las Matas, portera le nom de Centre Padre Émiliano Tardif. Dans le futur, une corporation missionnaire de la Beauce, va certainement encourager ce projet.

 

Vendredi le 28 janvier.

Je reviens avec un transport local à 5 hre du matin à Santo Domingo, à la maison de Los Padros au point de départ. Je profite de la journée pour aller à la plage de Boca Chica avec le Père Eddy Cormier, un prêtre diocésain du Nouveau-Brunswick, qui était associé à la mission des missionnaires du Sacré-Coeur dans le passé, et qui était là en période de repos. C'est toujours agréable d'être proche de la mer, et surtout près de la mer des Antilles. Durant ce pèlerinage, j'ai séjourné à Santo Domingo, le dimanche le 23 janvier, le lundi, le 24 janvier, une partie de la journée du mardi, le 25 janvier, et le samedi, le 29 janvier. Pendant ce séjour dans la capitale, j'ai visité et célébré dans les lieux où le Père Émilien a vécu. Pendant qu'il était supérieur ou provincial de sa communauté en République avec d'autres membres, il a ouvert et aménagé différentes maisons pour la mission, la maison de Los Padros où j'ai demeuré et profité de la chapelle pour prier, est une de ces maisons. Celle-ci est le pied-à-terre de tous ceux qui viennent du pays à la Capitale et de l'étranger. 

Aujourd'hui le supérieur de cette maison est le Père Joan Rodriquez, m.s.c., et à Los Padros, il y a aussi l'imprimerie "Amigo del Hogar", qui est une entreprise commerciale. J'ai rencontré là le frère Georges qui a travaillé bien des années à l'imprimerie et comme homme d'entretien à la maison de Los Padros, il a très bien connu le Père Émilien. J'ai visité l'église moderne de   Notre-Dame du Sacré-Coeur de Los Padros, le Père Émilien Tardif a fait du ministère dans cette paroisse et j'ai été avec le curé de la paroisse, Athuro visiter dans un quartier plus pauvre, une modeste église où l'évêque venait d'ériger une nouvelle paroisse, le 26 janvier.

 

Dimanche le 23 janvier.

J'ai concélébré dans une chapelle à air ouvert à Los Padros, en compagnie du Père Raymond-Marie Audet, celui qui m'a accueilli; là, il est prévu la construction d'une nouvelle église. Le Père m'a présenté comme venant du même village que le Père Émilien, les gens m'ont accueilli chaleureusement par des applaudissements; cela démontre bien qu'ils se souviennent de lui. Le dimanche à 18 hre, avec le Père Raymond-Marie, j'ai concélébré à la "Casa de la Anonciation" des Serviteurs du Christ Vivant où le Père Émilien rési-dait, ces dernières années. Il y avait foule à cette messe, et l'accueil était chaleureux; que j'aurais aimé pouvoir parler l'espagnol pour écouter quelques-uns parmi eux, me parler de ce que le Seigneur a fait pour eux, et entendre parler du ministère que le Père Émilien a fait dans cette belle maison, où il y a de l'adoration du matin au soir.

 

Lundi le 24 janvier.

Lundi, je suis retourné à la maison de l'Annonciation pour une partie de la journée, même que nous avons pris une sieste. La chambre du Père Émilien est fermée pour un inventaire et un "listing" pouvant servir plus tard à une démarche de vénérabilité et l'ouverture éventuelle d'un musée religieux. A cette maison, j'ai dîné, prié et partagé selon qu'il a été possible avec les résidents. A cette maison comme ailleurs, j'ai été très bien reçu; j'ai constaté le grand estime et respect des gens et des communautaires pour le Père Émilien. Les animateurs ont profité de l'occasion pour nous présenter un vidéo réalisé un mois avant sa mort. Nous avons terminé la journée en visitant une résidence de la communauté M.S.C. pour des universitaires venant des montagnes.

 

Maison d'évangélisation Jean Paul II

Un des membres de la communauté, un laïc, agent d'assurance, nous a amenés voir un centre d'évangélisation, parrainé par le Père Émilien, qui se veut un centre international, pouvant accueillir plusieurs centaines de retraitants, à la fois. C'est immense! La construction ne sera pas terminée avant un an et plus. Le bâtiment qui servira à l'enseignement, portera le nom du Père Émilien Tardif. A ma connaissance, avec ce gros centre d'évangélisation à Santo Domingo, il y a aussi celui de Nagua, de Santiago et de San José de Las Matas… L' oeuvre du Seigneur suscitée et réalisée par le Père Émilien, est un don précieux pour sa communauté, l' Eglise dominicaine et pour le pays. Il serait intéressant d'aller en pèlerinage à l'est du pays, du côté de Nagua, de Pimentel, de Sanchez et de la Romana, afin de recueillir de vive voix des témoignages de gens qui ont bénéficié du ministère du Père Émilien à son retour en République Dominicaine en 1974.

 

Ce pèlerinage n'est pas comme les autres; être pèlerin à la suite du Père Émilien, est une grâce missionnaire, et contrairement au titre d'un article publié dans un journal local de la Beauce, le 12 juin 1999, après sa mort, que je cite:"Le Père Tardif ne guérira plus personne", je crois fermement le contraire, que le Seigneur continuera à faire du bien sur la terre par sa présence au ciel. "Je ne meurs pas, j'entre dans la vie". (Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus)

Bon Père Émilien Tardif, priez avec nous!

Voici! Quelques adresses

Carmen Josefina R. de Torrón secrétaire de la Communauté des Serviteurs: Tél : 809-565-8302

E-mail : rains@codetel.net.do

La responsable de la Communauté:Maria Sangiovann

E-mail : sangiovar@yahoo.com

Casa del Anunciacion Tél : 809-562-5427 ou 809-566-9449

Une adresse de la Communauté des Missionnaires du Sacré-Coeur, lieu de résidence et de travail du père Émilien Tardif durant plusieurs années.

Ramón María Audet

E—mail : amigo.hogar@codetel.net.do

Il faut être patient. Communiquer en anglais ou en espagnol.

Yves Rancourt, ptre 

226, 4ième avenue Lambert

Beauceville-Ouest,

P.Q. Canada

G5X 1S3

Tél: (418) 774-3747 ou (418) 774-6595      Fax: (418) 774-3744

     

adresse: yves.rancourt@globetrotter.net

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 Pèlerinage 2001

 

 

J'ai été pèlerin durant la neuvaine de Notre Dame del Altagracia à Nagua du 14 janvier au 21 janvier avec mon cousin Jeannot Rancourt ptre sur les pas du Père Émilien Tardif m.s.c. dans différentes villes où il a vécu    et fait du ministère.                                      

Yves et Jeannot

L'église del Altagracia à Nagua

Le presbytère à Nagua

Le père Marco Plante m.s.c. et l'abbé Jeannot Rancourt à Nagua

Marco Plante m.s.c. et l'abbé Yves Rancourt

L'abbé Jeannot Rancourt et le père Marco Plante m.s.c. au 2ième étage du presbytère de Nagua

Père curé M. Grant , le père Marc Plante et l'abbé Yves Rancourt à Nagua

Le père Plante, le père Roberto nouvel ordonné et l'abbé Yves à Nagua

Marco Plante m.s.c. et l' abbé Yves Rancourt au chalet des missionnaires du Sacré-Coeur à Nagua

Jeannot et Yves près de la plage au chalet des m.s.c. à Nagua

École d'évangélisation de Juan XXIII à Nagua

La responsable de la communauté à Nagua, Candida et une amie Yolande  devant la chapelle de l'école Juan XXIII

La maison des Serviteurs du Christ Vivant

Chapelle au centre de promotion sociale de Nagua

Une soeur du Perpétuel Secours du centre promotionnel.

Kiosque au centre 

Une chapelle en construction en campagne

Enfants près de la chapelle

Aménagement de la chapelle pour la célébration.

Une autre célébration à l'église du Christ Roi.

Paroisse de St-Isidore de Castillo

Maison de la communauté laïque. (Pimentel)

Autre Maison (San Francisco de Macoris)

À la maison de Pimentel avec Evaristo , diacre permanent

Vue de la ville de Santiago et  les clochers de l'église de Notre Dame de l'Altagracia

Centre Vocationel m.s.c. de Santiago

Cimetière municipal de Santiago

Fr. Bruno et l'abbé. Jeannot

L'abbé Yves Rancourt  et le fr. Bruno Joyal près du tombeau du père Emiliano au cimetière de Santiago.

L'abbé Jeannot Rancourt  et fr. Bruno Joyal près du tombeau

Cathédrale de Santiago.

Célébration à l'église de Notre Dame de l'Altagracia de Santiago avec le père Luc Lafleur m.s.c. (photo près la statue de N. D.de l'Altagracia)

Autre photo près de la statue.

Rencontre avec le père Raymond Savard m.s.c. à Santiago

Les m.s.c. possèdent  un ensemble de maisons de retraite dans une montange, qui est d'une grande beauté. 

Le sommet de ce lieu Monte de  Oracion est splendide, c'est à voir et à y vivre, le père Benedicto m.s.c. est responsable.

Au mont de l'adoration avec Fr. Joyal

Notre-Dame du Sacré-Coeur

Maison de la Anunciacion  des Serviteurs du Christ Vivant à Santo  Domingo, lieu d'évangélisation et de prières où a vécu le père Emiliano

Cette maison est sur la rue Padre Emiliano Tardif

Écriteau à cette rue.

Célébration à la maison de la Anunciacion avec le père Georges , un grand accueil des pèlerins.

L'abbé Jeannot Rancourt , le père Georges et l'abbé Yves Rancourt à la maison de la Anunciacion.

L'abbé Jeannot avec l' interprète Marie-Thérèse.

L'abbé Yves avec l' interprète Marie-Thérèse

Les abbés Yves et Jeannot avec Maria A. Sangiovanni et Carmen Josefina responsables de la communauté des Serviteurs du Christ Vivant dans la chambre du père Emiliano, qui a été conservée comme elle était                     le 8 juin 1999.

Dans la chambre du Père Émilien

Le père Emiliano était comme le petit âne du Dimanche des Rameaux ; il a eu la chance de porter Jésus à travers les cinq continents.

Au repas avec le père Georges et une petite soeur de mère Térésa                à la casa l'Anunciacion

Chapelle de l'adoration à la "Casa de la Anunciacion".

Lieu de la maison d'évangélisation internationale Jean Paul II, le dernier rêve du père Emiliano

Ensemble de l'école d'évangélisation avec la responsable, Leonor Alcantara  qui a été la secrétaire du père Emiliano durant 14 ans.             (Peut accueillir 300 personnes par session)

Accueil et Musée " Emiliano Tardif "

Auditorium "padre Emiliano Tardif ''

Une chambre pour accueillir les retraitants

Chalet sur la plage à la mer des Antilles

Visite à l'imprimerie "amigo del Hogar" à Santo Domingo

Père Raymond Savard et les  abbés Jeannot et Yves Rancourt à la chapelle de Los Padros Santo Domingo

Voici! Quelques adresses

Carmen Josefina R. de Torrón secrétaire de la Communauté des Serviteurs: Tél : 809-565-8302

E-mail : rains@codetel.net.do

La responsable de la Communauté:Maria Sangiovann

E-mail : sangiovar@yahoo.com

Casa del Anunciacion Tél : 809-562-5427 ou 809-566-9449

Une adresse de la Communauté des Missionnaires du Sacré-Coeur, lieu de résidence et de travail du père Émilien Tardif durant plusieurs années.

Ramón María Audet

E—mail : amigo.hogar@codetel.net.do

Il faut être patient. Communiquer en anglais ou en espagnol.

Yves Rancourt, ptre 

226, 4ième avenue Lambert

Beauceville-Ouest,

P.Q. Canada

G5X 1S3

       

adresse: yves.rancourt@globetrotter.net

 

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Pèlerinage 2002

 

Fr.Louis Tardif

louis2.JPG (21181 octets)

Témoignage

 Extrait de : Émission rendue possible par Fondation:  Communications Chrétiennes Oecuméniques.

Animatrice: Diane Mailhot

Notre invité aujourd’hui a 46 ans de vie religieuse.  C’est le Frère Louis Tardif, o.m.i.

Diane: – Frère  Louis, qu’est-ce qui vous a poussé à entrer chez les Oblats?

Frère Louis :- Pour commencer, j’avais des parents qui étaient fervents chrétiens, on assistait à toutes les cérémonies à l’église: l’heure sainte, le mois de Marie, la retraite paroissiale, puis on récitait le chapelet tous les soirs, la prière du matin et du soir. D’abord, je travaillais sur la ferme chez-nous.  A l’âge de 20 ans, je suis allé travailler sur la construction à Rouen et à Val d’Or. Après 2 ans, quand  j’ai eu ma carte de compétence, je suis allé travailler à Montréal.  Là, à Noël je suis allé chez-nous, en Abitibi, j’ai été voir ma soeur Irène qui était au Sanatorium de Macamick.  Puis elle m’a dit: tu pourrais aller faire une retraite fermée dirigée par les Pères Oblats à Rouen.  Moi, je ne connaissais pas ça une retraite fermée, mais vu qu’elle était malade, pour lui faire plaisir, j’y suis allé.  Le prédicateur  a dit: il y a plusieurs jeunes ici qui pensent à la vie religieuse.  Il dit:  il y en a qui se pensent trop vieux pour entrer en communauté ,mais le frère qui vous fait faire le chemin de croix est entré dans la vie religieuse à 24 ans,  il donne un bon service à l’église  et il travaille aussi pour sa sanctification.  

Esprit.JPG (31089 octets)sa chapelle à l'Esprit-Saint

Moi, ça m’a touché pas mal.  J’avais 24 ans.  J’ai pensé à ça;  le soir je me suis endormi avec ça.  Le lendemain, je suis allé le voir pour parler un peu de la vie religieuse.  Il était pressé et il m’a référé au frère Gilles Lemire que plusieurs connaissaient.  Le frère Gilles m’a dit comment ça se passerait. On faisait le postulat, le noviciat, 3 voeux d’un an, des voeux d’un an durant 3 ans puis ensuite des voeux perpétuels.   Ca allait bien les voeux d’un an. Rien que pour un an, ça va bien.  Mais les voeux de 3 ans, j’hésitais un peu, mais moi j’ai continué de travailler sur la construction même en communauté.  On était venu au presbytère Notre-Dame à Hull pour le rénover à l’intérieux et installer un ascenseur.   En construisant la cage de l’ascenseur, on a monté un linteau en ciment au-dessus de la porte.  On était trois pour monter ça puis l’échafaud a cassé.  On a tombé tous les trois au fond de l’ascenseur, à 15 pieds.  Moi, j’avais un genou déboîté.  Le genou a pris le sens contraire.  N’essayez pas ça. Je suis allé une semaine à l’hôpital général d’Ottawa, puis là, mon supérie m’a fait transférer à Cartierville parce qu’il y avait un spécialiste pour les os. Mais c’est durant les 3 mois à l’hôpital de Cartierville que j’ai décidé de faire mes voeux de 3 ans et mes voeux perpétuels.

Diane: - Ca ressemble à St-François d’Assise!

Frère Louis: - Oui, puis ça fait 46 ans de cela et je suis très heureux.

Diane: - Puis vous continuez toujours d’oeuvrer à travers la communauté, pas sur la construction, mais vous faites plutôt des oeuvres!

Frère Louis:- Oui, j’ai travaillé sur la construction pendant 29 ans pour ma communauté. Le Père Provincial m’a demandé pour rester au Centre St-Pierre Apôtre, voisin du presbytère St-Pierre, à Montréal.  J’ai travaillé au Centre St-Pierre durant dix ans, et quand le frère est décidé, on m’a demandé de rester au presbytère.  Mais durant ces 10 ans là, il y avait une soeur de la Providence, S. Claire Dumont qui travaillait pour les pauvres.  Elle avait un local chez-nous.  Elle s’occupait des pauvres.  Elle recevait du linge, un peu d’argent et elle en donnait.  Puis une fois, elle est venue me demander pour déménager des meubles, en soirée,  c’est- à-dire des poêles, des frigidaires qui étaient donnés.  Mais en ces temps-là, les gens changeaient souvent leur set de cuisine et leur frigidaire pour du neuf.

Mais depuis les pertes d’emplois, on en a beaucoup moins.  Il y avait un  entrepôt pour ces meubles-là chez les Soeurs de la Providence; quand arrivaient des familles d’émigrés, ils n’avaient rien.  Quand ils prenaient un nouveau logement, il y avait seulement un poêle et un  frigidaire.  Elle prenait ça en note et elle allait les visiter.  Un autre soir, elle me demandait pour déménager des lits, un set de cuisine, ce qu’ils avaient besoin de plus. Mais me première expérience, ça été un midi.  Elle est venue me demander au réfectoire si je connaissais quelqu’un qui avait une couchette de bébé à donner. Puis elle dit:  Si vous connaissez quelqu’un, vous me direz.  Il y a une famille qui a un enfant et il n’a pas de couchette.  Je me suis demandé pourquoi elle demandait à un frère oblat une couchette de bébé.   Mais dans l’après-midi, je reçois un téléphone du frère Leblanc de Richelieu et il me demande pour aller lui aider après le souper, aller chez sa cousine pour enlever la toile sur la piscine.  On se donne un rendez-vous après le souper, puis on fait le travail. On fait le ménage à l’entoure de la piscine et elle nous invite à prendre un café.  En prenant un café, elle dit: cet après-midi, j’ai fait le ménage dans mon sous-sol, j’ai une couchette de bébé qui m’embarrasse.  Elle dit: je ne sais pas quoi faire avec.  J’ai dit: je vais la prendre la couchette, ça m’a été demandé pour une famille qui en a besoin.  Elle dit: je vais vous donner aussi le linge du bébé naissant.  J’embarque la couchette dans le petit camion.  

En traversant le pont Jacques-Cartier, je pars à rire.  J’ai dit, je trouvais la soeur pas mal osée me demander une couchette de bébé, et ça ne fait pas 24 heures  et j’ai la couchette.  Puis ça continue comme ça.  Je lui ai dit ça après, et elle dit: moi, ça m’arrive souvent des choses comme ça.

Diane: - Quelle a été votre première expérience pour les démunis?

Frère Louis: - Ah! la première expérience:  on allait donner un set de cuisine dans une famille qui avait 3 enfants.  Ca faisait 2 mois qu’ils mangeaient par terre ou sur le bord de la fenêtre.  On leur donna un set de cuisine puis deux lits.  On est heureux par exemple quand on voit qu’on rend service comme ça à des gens qui n’ont rien.  On leur donne ce qu’ils ont besoin.  Il y a une famille, une dame qui est arrivée du Rwanda avec 5 enfants.  La plus vieille avait 12 ans et le bébé ne marchait pas.  Son mari est en prison parce qu’il était opposé au gouvernement.  Si on allait en prison, nous autres, quand on est opposé au gouvernement, il y en aurait une gang.  Toujours que, elle est arrivée, elle avait  cinq enfants.  Puis elle m’a demandé, (quelqu’un lui avait donné mon nom) si je pouvais lui donner un lit et des couvertures.  Elle m’a demandé de l’aide puis au bout d’une semaine, elle me demande le trajet pour aller s’inscrire à l’Institut Guy Chevreau.  Il fallait qu’elle aille avec ses cinq enfants, elle ne connaissait pas la ville, elle me demande quel autobus prendre. J’ai dit:  je vais aller vous chercher.  Je suis allé la chercher avec ses cinq enfants, je l’ai amenée là, puis à 4 heures, elle m’a rappelé;  je suis retourné la chercher.  Au bout de 3 jours, elle dit:  connaissez-vous quelqu’un qui pourrait m’aider, je n’ai plus de pain, ni lait pour les enfants.  Je vais avoir mon chèque dans trois jours.  Je suis allé lui acheter du pain puis du lait pour $18.00.  Je lui ai donné ça.  Elle me dit:  je suis bien contente, mais voyez, j’ai un de mes amis qui vient stationner son auto chez-nous.  Il passait des examens à l’hôpital.  Il m’a donné $20.00 puis il me dit:  tu t’occupes des pauvres! donc tu prends ce $20.00.   C’est toujours comme ça quand on donne, quelqu’un nous fait un cadeau.

Diane: - Puis Frère Louis, ça fait 46 ans de vie religieuse!  Alors vous êtes à votre retraite, et vous travaillez le jour et le soir !

Frère Louis: -   Ah! oui, je travaille le soir.  Au début, un de mes confrères a dit au Supérieur que je sortais souvent le soir.  Il ne savait pas ce que je faisais. Le lendemain, le Supérieur m’a demandé ce que je faisais le soir quand je sors.  Je lui ai dit:  lundi soir, j’ai été déménager 2 lits puis un set de cuisine qui sont donnés pour les émigrés.  J’ai placé ça chez les Soeurs de la Providence et hier soir, S. Claire Dumont m’a demandé pour aller porter des couvertures et un frigidaire à quelqu’un qui n’en avait pas.  J’ai dit, ce soir, je suis ici, mais demain soir il y a un bazard à St-Pierre Apôtre dans la paroisse, puis le curé m’a demandé pour aller chercher huit boîtes à Cartierville pour le bazard.  Il dit:  vous pouvez bien rester ici tranquille,mais si vous trouvez que c’est trop exagéré, je peux arrêter.  Il me dit:  non, non, si c’est ça, continue.

Diane: - Alors vous sortiez le soir, c’est pour le travail!samana.JPG (27663 octets)

Samana R.D.

Frère Louis: -   Maintenant, je n’ai plus le temps de rester à St-Pierre Apôtre, mais j’en fais beaucoup dans le jour.  Mais dans ce temps-là, il fallait que je reste le soir je travaillais au Centre St-Pierre à salaire.  Fais que aujourd’hui, je n’ai plus le temps.  J’ai la maintenance au Centre St-Pierre, j’en remercie le Seigneur, car vous disiez tout à l’heure qu’à 73 ans, le Seigneur me donne la santé. Je suis heureux d’être à son service, comme Mgr de Mazenod, notre fondateur.  Il a fondé une communauté pour évangéliser les pauvres.  Moi, ça me fait plaisir de travailler pour aider les pauvres.  Quand il me disait:  tu travailles beaucoup, tu travailles le soir!  Oui, je le sais.  Tu as été mis au monde pour prier, pour parler, pour enseigner.  Puis moi, j’ai été mis au monde pour prier et pour travailler.

Diane: - Quand vous avez dit, votre frère Émilien, vous voulez dire le Père Émilien Tardif!

Frère Louis: -  Oui.

Diane: - Puis vous avez dit que vous habitez au Centre St-Pierre Apôtre qui est voisin du toit de Bethléem.  Vous travaillez au toit de Bethléem aussi!

Frère Louis: - Bien oui, dans mes soirées de prières, quand  Émilien a été malade il était à l’hôpital Laval à Québec.  Moi, ça faisait quelquefois que j’assistais à des veillées de prières dans le Renouveau charismatique.  Il y a eu le congrès au Collège Loyola.  Cette fin de semaine-là, on a prié pour lui.  Quand il a été guéri miraculeusement à l’hôpital Laval à Québec, des gens sont allés prier sur lui.  Puis cette guérison miraculeuse m’a aidé à augmenter ma foi et à intensifier ma prière.  J’ai continué à assister aux soirées de prières.

J’aimais bien ça, parce que 25, 30 ou 40 personnes qui prient ensemble, c’est bon.  Ca fait plusieurs années que j’y assiste.  Au toit de Bethléem, ils m’ont demandé ce que c’était cette maison.  C’était un couple de convertis qui a eu une maison de la ville pour rien.  Elle était toute brisée, et les deux familles se sont mises ensemble pour rénover la maison, la plomberie et l’électricité.  Ils ont refait le toît.  Il y a une chapelle dans la maison et ils en ont fait une maison de prières.  Ils aident les gens.  Ils gardent des personnes mal prises.

Diane : - Les plus démunis!

Frère Louis : - Oui, les plus démunis.  En plus, madame voyant des .élèves qui vont à l’école, n’ayant pas d’argent pour le dîner, elle les a invités à manger chez elle. Ils étaient une quinzaine en dernier.  Ca coûtait cher de nourriture.  Monsieur Larrivée est allé dans les magasins expliquer son cas.  On lui a donné de la nourriture.  Une cueillette de nourriture est faite par des bénévoles et ils en ont toujours trop, alors ils en donnent aux plus pauvres le mercredi à environ 75 personnes.  N’ayant plus de place pour cette nourriture, un menuisier sa retraite s’est offert à faire une chambre froide.  Il n’avait pas de matériaux. M. Larrivée est allé expliquer son cas dans les magasins;  il a eu du matériel. Le menuisier  a fait la chambre froide, mais il n’avait pas de compresseur pour faire le froid.  Il a été voir une compagnie.  Il a reçu le compresseur. Quand c’est l’oeuvre du Seigneur, même si on a ridiculisé les gens du toit de Bethléem, cette oeuvre du Seigneur se continue.

Diane : - C’est parce que vous êtes témoin et que vous travaillez là!  Et vous êtes là souvent!

Frère Louis : - Oui, je vais à toutes les veillées de prières le vendredi soir.  C’est une oeuvre du Seigneur et ça va continuer.  Quand le bien se fait, le démon est là.

Diane : - C’est vrai.  Mais le Seigneur, c’est un Dieu de la Providence que nous avons, qui pourvoit aux besoins, qui n’abandonne pas ses enfants. Frère Louis, vous avez aidé des démunis pendant plusieurs années!

 Frère Louis : - Oui, je suis arrivé à St-Pierre en 1983, ça fait 17 ans que je m’occupe des démunis.  Depuis que je suis arrivé à St-Pierre Apôtre j’en fais plus.  Ca ma fait penser à une dame qui est arrivée du Rwanda avec 4 enfants.  Son mari est en prison parce qu’il était opposé au gouvernement.  Rendue par ici, elle était enceinte de 2 jumelles.  Ca fait six enfants.  Je lui ai dit:  ça vous fait beaucoup de travail!  Elle me dit:  c’est une grâce de Dieu.  C’est une grande catholique.  Il y a une compagnie qui s’est offerte pour préparer des cadeaux de Noël pour les enfants.  J’ai donné des noms de familles que je connaissais bien.  Puis quand je suis allé dans la famille des 2 jumelles, durant que la mère écrivait les noms sur une feuille, les jumelles se traînant à quatre pattes, une est venue me gratter les jambes.  Je l’ai prise sur moi, puis elle se trouvait bien.

Diane: - Merci, Frère Louis, c’est tout le temps que nous avons aujourd’hui.  Le Seigneur nous dit: “ Qu’il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir “. Vous êtes à votre retraite, vous vous ennuyez!  C’est la recette idéale pour être joyeux et rester jeune.  Le Seigneur dit: “ Heureux ceux qui ont faim et soif de Justice, ils seront rassasiés”.  Le Seigneur vient nous rassasier quand on s’occupe de ses pauvres.oracion.JPG (46586 octets)

Gloire à toi, Seigneur, tu es un Dieu merveilleux.  

                                               

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Victorien Faucher ptre

   

Esprit-Saint, éclairez-nous

Maman Marie, prie pour nous.

  J’ai connu Émilien Tardif au Grand Séminaire de Québec, en 1953.  Je commençais mes études  en Théologie pour devenir prêtre, alors que lui était déjà en 3ième année de Théologie et logeait chez les Pères du Sacré-Coeur à Beauport, sa communauté. Même, si nous sommes originaires de la même paroisse St-Zacharie en Beauce, je ne l’avais jamais rencontré auparavant, puisque lui et ses parents avaient déménagé en Abitibi.

 

Je me souviens : nous avions quelques cours en commun avec une centaine d’autres séminaristes, et pendant la récréation (pause-santé ?) nous nous rencontrions et parlions de nos familles,  de nos origines, puisque ma mère était aussi une Tardif (Maria Tardif) mais sans lien proche de parenté.  Ce que je me souviens de ces rencontres, c’est qu’Émilien était l’homme au large sourire et chaleureux dans son accueil. Après son ordination et son départ pour la mission à St-Domingue, je ne l’ai pas revu avant 1973, l’année de sa grave maladie et de sa guérison miraculeuse.

C’est à St-Côme de Beauce, lors de soirées de prières charismatiques que je l’ai rencontré plusieurs fois où nous partagions après les rencontres les merveilles que l’Esprit-Saint accomplissait  dans les âmes et les corps : conversions, guérisons, prières en langue, exercices de charismes, délivrances lors de ministères spéciaux.

C’était le début du Renouveau charismatique en Beauce et au Québec et nous avons eu l’occasion ensemble de défendre le Renouveau à la Radio, en répondant aux lignes ouvertes à plusieurs questions parfois insidieuses.  Il était plus audacieux que moi et il répliquait avec beaucoup de justesse et de sagesse. Lors d’une retraite du Père Jean-Paul Régimbal, le fondateur du Renouveau Charismatique au Québec, qui était venu prêcher à St-Côme, en octobre 1973, je me souviens qu’une dame de St-Côme qui avait un don charismatique de prophétie était venue porter un message pour le Père Émilien Tardif au presbytère, alors qu’ Émilien était absent, elle m’avait chargé de lui transmettre le message suivant disant que le Seigneur voulait que le Père Émilien évangélise à la grandeur du monde.  Après vingt-cinq ans d’évangélisation dans plus de 70 pays, je vois que la prophétie était exacte, et qu’Émilien n’a fait que répondre avec empressement et amour aux nombreuses demandes de retraite qui lui étaient faites chaque année, partout dans le monde.

Je l’ai entendu souvent prêcher quand il était de passage dans l’une ou l’autre salle en Beauce ou lors de congrès charismatiques, et il était tellement simple et à la portée des gens avec des petits exemples ou témoignages vécus et surtout avec une telle conviction que le Seigneur est vivant et qu’Il veut combler son peuple en accomplissant les promesses de l’Évangile.  Il nous entraînait à avoir confiance au Seigneur.  Ses ministères d’intercession pour les malades après la communion nous révélaient son coeur de prêtre, de pasteur qui désire tellement soulager la misère du peuple de Dieu en étant l’instrument de Jésus-Christ, le grand Pasteur de toutes les âmes.

Je l’ ai souvent accueilli, lors de ses très courtes journées de vacances quand il était de passage chez sa soeur Rose Paquet Tardif et Paul-Rémi Paquet et comme il aimait témoigner des merveilles que le Seigneur avait accomplies au cours de ses évangélisations !  Il me questionnait beaucoup sur ce que le Seigneur faisait dans nos communautés chrétiennes à travers le Renouveau Charismatique.  Il était aussi très inquiet de voir comment la foi avait baissé dans bien des paroisses et le décrochage de beaucoup de nos baptisés.  Il sentait l’importance de former des laïcs et des petits groupes de prière pour prier pour les non-croyants et évangéliser.

Nagua.JPG (46059 octets)Un an et demi avant son décès, en janvier 1997, j’ai eu l’avantage d’aller avec un autre confrère prêtre (l’abbé Ghislain Roy) passer une semaine avec lui en l’accompagnant dans sa tournée d’ Évangélisation, à St-Domingue, à Santiago, à Nagua durant la neuvaine de l’Altagratia, de visiter les petites communautés du Christ Vivant et plusieurs écoles de la foi qu’il a fondées.  J’y ai vu et touché du doigt l’action de l’Esprit-Saint dans ces communautés de charité et d’engagement au service du Christ  dans l’Évangélisation.  Quelle joie et quelle espérance cela a suscité en moi !  J’y ai découvert un Père Émilien Tardif, leader et qui voyait à long terme ;  un bon Papa pour tous ces gens qui s’engagent à prier, à adorer et à faire connaître le Seigneur Jésus et ses enseignements.

J’ai vu comment le Père Émilien était un homme « mangé ».  Il ne s’appartenait plus, tant de monde qui avait besoin de le rencontrer pour l’organisation de l’apostolat ou pour faire prier sur eux .  Souvent, il ne pouvait même pas déjeuner tranquillement avec nous, c’était le téléphone, les personnes qui le réclamaient pour un malade ou autre chose.

Il priait dans la camionnette son bréviaire et nous invitait à prier le chapelet avec lui en nous déplaçant d’une ville à l’autre.  Je ne l’ai jamais entendu se plaindre qu’il était trop occupé ou je ne l’ai pas vu refuser de rencontrer un malade, un miséreux.

Là où j’ai découvert la grandeur d’âme d’ Émilien, c’est ici, au Québec, quand il a été ridiculisé et attaqué pour son ministère de guérison sur les ondes d’un poste de télévision.  Il a trouvé cela difficile, mais il ne s’est pas découragé, ni vengé.  Il a trouvé une occasion de grandir dans l’humilité, sachant que la croix est le prix à payer pour le salut des âmes.

Quant à moi, j’ai perdu un grand ami qui m’inspirait beaucoup dans mon apostolat de prêtre pour donner « le Christ aux âmes et les âmes au Christ », mais je suis sûr que j’ai gagné au ciel un grand intercesseur pour veiller sur moi et le peuple de Dieu. Vive le Christ Vivant qui a modelé le coeur si généreux et l’âme si amoureuse du Père Émilien.

  Victorien Faucher, prêtre

St-Côme de Beauce, P.Q.

Canada.

Le 16 novembre 1999.

   

                                    

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Evaristo Guzman,diacono perm.

Tu es dans le Coeur de Dieu

 

Résumé du témoignage du diacre permanent

Evaristo Guzman, cofondateur de la Communauté

Serviteurs du Christ Vivant

 

 

Le commencement

 

En 1974, un an après sa guérison, le père Émilien arriva à la paroisse Notre-Dame de la Altagracia de Nagua, et quand j’appris son arrivée, je me dis en moi-même : pourquoi le père Émilien est venu à Nagua? “ Certains se demanderont pourquoi cette question. J’ai été séminariste et j’ai vécu environ deux ans avec les Missionnaires du Sacré-Coeur à San José de las Matas. Le père Émilien était membre de l’équipe de formateurs, et je ne me suis pas senti ni aimé ni estimé par lui. En quittant le séminaire, j’emporta dans mon coeur une blessure que produisait en moi un sentiment de rejet à son égard. Mais les plans de Dieu sont différents des nôtres. Comme curé, il lui appartenait de nous accompagner durant la réunion paroissiale des “cursillistas de cristiandad “. Il nous a donné une partie spirituelle et, à la fin, il a fait une prière pour les cursillistes malades. A ce moment là, je souffrais d’une hépatite B et, en entendant sa prière, j’ai senti que le Seigneur avait touché la partie malade de mon foie et j’ai éprouvé une douce chaleur. C’était l’amour de Dieu qui me guérissait et j’ai commencé à pleurer. Je ne savais pas ce qui se passait en moi. J'ai commencé à sentir une grande amélioration et trois mois plus tard, les résultats des analyses indiquaient que l’hépatite avait disparu. Il n'y avait plus de symptômes de la maladie. A partir de cet événement, j’ai commencé à éprouver aussi la guérison de 

mon coeur blessé.

Après une réunion de prière que nous avions faite devant le Saint-Sacrement, j’ai dit au père Émilien ce que j’avais vécu durant des années. Nous nous sommes spontanément serrés dans les bras l’un de l’autre et, à partir de ce moment, il m’a demandé de l’accompagner dans sa prédication et dans son ministère qui ne faisait que débuter. Avec beaucoup de crainte, j’ai commencé à vivre la joie d'avoir rencontré le Christ dans ma vie. Dieu est grand!, dit le prophète. Son amour est infini!

 

Le ministère

Rayonnant de bonheur, il m’invita à une réunion à Santo Domingo et Dieu me fit la grâce d’y faire la connaissance de l’ingénieur Miguel Guerra et son épouse Pilar, lesquels nous reçurent chez eux de grand coeur. Je fis aussi la connaissance de Maria Armenteros, soeur de Pilar, grâce à qui, plus tard, mes rapports avec le père se normalisèrent. Il est important de dire que chez les Guerra on avait parlé de ECCLA, au Venezuela. Quelques jours plus tard, on me convoqua à Nagua pour que je participe à cet événement international. Je ne sais pas encore qui a eu l’idée de m’inclure dans cette histoire. Ce que je sais c’est qu’on m'obtint le visa; on me paya le billet d’avion, et on me donna de l’argent pour mon séjour, etc. Curieusement, en 1976, la personne la plus connue pour le ministère de guérison était le père Francis McNutt, prêtre américain. Comme il n’avait pas pu venir à cette réunion,on fit appel, pour le remplacer, au père Émilien Tardif, M.S.C. Ce fut la première fois qu’il participa à un aussi grand rassemblement lié à ce type de ministère, qui ne faisait que commencer. Il nous invita à l’accompagner dans la prière; nous le fìmes, mais avec crainte. Le Seigneur nous aida à être les instruments de sa grâce pour tous ces malades.

 

Les dirigeants de ECCLA découvrirent quelque chose de nouveau le Seigneur guérissait, non seulement à travers le père McNutt, mais Il le faisait et continue de le faire à travers celui qu’Il veut. C’est ainsi que le père Émilien s’est fait connaître et que tout a commencé.

 

L’anniversaire

 

Le matin du 6 juin nous célébrâmes son anniversaire dans la Communauté des Serviteurs du Christ Vivant, avec les prêtres et les frères de sa congrégation. Ce fut quelque chose de merveilleux, Il se sentait heureux. Le père Dario, Provincial des Missionnaires du Sacré-Coeur, nous dit de très belles choses sur le père Émilien. Après cela je l’accompagnai dans son dernier voyage à Cordoba, en Argentine. Dans l’avion il me dit “Jamais on n’a célébré de si belle façon mon anniversaire. Je suis heureux. Je ne pensais pas que Dario m' aimait tant. Serait ce que je vais mourir bientôt? Je lui répondis “Non, père, c’est que le Seigneur et la Communauté, ainsi que le Missionnaires du Sacré-Coeur, nous vous aimons beaucoup. “Et lui avec son sourire affectueux, me dit “Merci! “ Durant ce si long voyage, après avoir dormi un moment, je me suis réveillé avec cette pensée: ‘Tu l’accompagnes vivant, mais après, lui, t’accompagnera mort’. J’ai eu peur, mais j’ai pensé que cela ne pouvait venir du Seigneur. Je n’ai rien dit au père.

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 Nous sommes arrivés à Cordoba pour la retraite sacerdotale vers trois heures de l’après-midi d’une journée très froide. Nous nous sommes reposés un peu après un si long voyage et quelques heures plus tard nous commencions la retraite avec environ deux cents cinquante prêtres de tout le pays. Selon le programme je devais entamer les Exercices pendant que le père Émilien se reposerait un peu. Mais lui, dans son ardeur missionnaire, a décidé que c’est Lui qui commencerait. Et c’est ce qu’il a fait. Après des chants et des prières de louanges, il a donné la première conférence et la dernière de sa vie sur le thème “Le prêtre est un homme mystérieux. “Ensuite ce fut la préparation de la Messe, qu’il concélébra. Après le souper il se reposa. Je me souviens que, au moment où nous allions souper, il me glissa “Tu vois, les mêmes petites histoires de toujours et tu as vu comme ils riaient. C’est la même chose que je donne aux laïcs partout, la même chose Jésus est vivant. “Nous avons ri un peu et sommes allés au lit. Le lendemain, mardi 8 juin, je suis descendu déjeuner et je l’ai cherché pour Le saluer, mais il n’était pas descendu. Nous avons déjeuné et sommes allés réciter les Laudes. En commençant la prière, je fus surpris qu’il ne soit pas encore là et j’éprouvai quelque inquiétude. Je dis au coordinateur de la retraite:  Que se passe-t-il avec Émilien? Se repose-t-il encore ou est-il malade?”

 

Leçons de sa mort

 

Nous nous dirigeâmes tout de suite vers sa chambre. Nous frappâmes deux coups à sa porte personne ne répondait. Moi, qui me sentais son fils et son ami, avec précaution j’ouvris la porte de sa chambre. Quelle ne fut pas ma surprise de le trouver mort! Le père Émilien était décédé d’un infarctus, une heure plus tôt environ, au dire du médecin légiste. J’avais peine à le croire. Je me mis à pleurer. Ce fut pour moi un si grand moment que maintenant encore je ne trouve pas de mots pour exprimer ce que je ressentis alors, ce que je ressens encore aujourd’hui.

 

 J’éprouvai une expérience spirituelle très forte et les yeux de mon esprit s’ouvrirent. Je constatais qu’il était mort, oui, mais habillé, chaussé, le regard pénétrant, les mains ouvertes et la bouche entrouverte. Et je me suis dit il est mort comme il a vécu. Habillé comme il convient à su dignité sacerdotale. Chaussé, parce qu’ainsi doivent mourir ceux qui annoncent l’évangile de la paix. Les mains ouvertes, parce que tout ce qu’il a reçu, il l’a partagé. La lumière allumée, parce que la Parole de Dieu a toujours été lumière pour ses pas, lumière pour sa vie. Le regard pénétrant, parce que c’est ainsi qu’il lisait dans les coeurs et au nom de Jésus les guérissait. La bouche entrouverte. parce que depuis qu’il a connu Jésus ressuscité, vivant et vrai, il la proclamé de toutes ses forces au monde entier. Jésus est vivant! Son visage ne reflétait pas la souffrance, mais de La douceur. C’était là su mission, unir tous les hommes dans l’amour du Coeur du Christ. C’est ainsi que Dieu l’a voulu d’un côté je pleure de douleur, et, de l’autre, de reconnaissance. Aimé soit partout le Sacré-Coeur de Jésus, ce Coeur qui aime tant, mais sans le retour qu’il mérite. C’est mon désir qu’il soit toujours aimé. Je désire que le Seigneur remplisse de son Coeur miséricordieux les misères de notre coeur. Qu’il soit aimé et servi, qu’il soit proclamé et qu’on témoigne à son su jet car il s’est manifesté dans ma vie. Jésus est vivant, c’est vrai! Je le sens en moi et en chacun de ceux qui aiment le Sacré-Coeur. Je demande à Dieu la grâce de mourir, nous aussi, habillés, chaussés et les lumières allumées.

 

L’adieu

 

Merci, père Émilien, parce que tu t’en es allé en nous laissant Jésus dans le coeur. Tout est accompli. Comme tu as bien fait! Tu t’es dépensé pour l’Évangile, tu as vécu pour Jésus, tu es mort pour Jésus. Tous les serviteurs et servantes du Seigneur, nous te disons merci, merci beaucoup, père Émilien, pour ton amitié, ta simplicité, ton humilité, mais aussi pour ton courage. 

Rappelle-toi, Émilien, qu’un jour le Seigneur m’a dit qu’Il nous choisissait comme une paire de boeufs pour évangéliser le monde de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud, mais Jésus m’a dit “N’aie pas peur, je serai avec toi. 

 

“Et ce fut ainsi jusqu’à la fin. Seule la mort physique nous sépare, mais rappelle-toi que l’amour est plus fort que la mort. Je t’ai aimé et je continuerai à t’aimer. Que Dieu te bénisse; bénis sois-tu, grand intercesseur témoin du Christ jusqu’aux confins de la terre. Nous t’aimons, père Émilien. Maintenant prie pour nous qui restons, peut-être pour peu de temps, pour que nous continuions à prêcher un Christ vivant, le Christ que tu as prêché comme Chemin, Vérité et Vie. En Lui il n’y pas de tromperies ni de désillusions. Je t’aime, nous t’aimons, je continuerai à t’aimer. 

Demeure avec nous parce que tu es dans le coeur de Dieu!

 

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