Pèlerinages
Témoins
Evaristo Guzmàn,diacono permanente
Je souffrais
d'arthrite rhumatoïde. Ce n'est pas une maladie que l'on peut confondre avec
l'arthrite ou les rhumatismes, maladies propres aux personnes d'un certain âge,
sans graves Conséquences. L'arthrite rhumatoïde a des causes inconnues et on
ne sait la guérir. Elle attaque les articulations en produisant une grande
douleur et l'organisme les rejettent. La personne a le corps qui durcit, se déforme
et finit sur un fauteuil roulant.
Cela commença en octobre dernier par des douleurs dans les chevilles, les
genoux, et les poignets, avec une fatigue générale. Pensant que ce n'était
pas grave, j'allais chez le médecin qui me fit faire des analyses qui permirent
de déceler l'arthrite. Le laboratoire me recommandait d'aller aux États-Unis
pour chercher un traitement. Dans le centre arthritique où j'étais soignée,
je fus très impressionnée par les différentes phases de la maladie. Le
docteur Alonso Portune, le spécialiste, confirma le diagnostic et me dit que
cette maladie était incurable. On ne pouvait que la rendre stationnaire avec
des sels d'or. Le remède a des effets négatifs : j'eus des éruptions sur tout
le corps, perdis mes cheveux et les ongles des pieds.
Mon taux de
plaquettes sanguines et de globules blancs devint anormal. Alors, vint au
Paraguay le Père É. Tardif. Je l'écoutais pour la première fois en l'église
de saint Alphonse. Au moment de la guérison, je sentis que mon coeur allait
exploser, il battait si fort que j'entendais ses palpitations. La seconde fois
se fut en l'église du Colonel Oviedo. De nouveau, au moment de la prière de guérison,
je sentis un tremblement dans tout le corps. Le Père dit qu'en ce moment-là,
deux femmes atteintes d'arthrite étaient en train de guérir. Il leur dit de
s'agenouiller. En vérité, je n'eus pas le courage de le faire, car je n'étais
pas convaincue qu'il s'agissait de moi et je ne croyais pas à ce type de guérison,
peut-être par manque de foi. J'allai à une troisième messe. Alors, mes
douleurs avaient disparues et je ne prenais plus de médicaments. Ma mère
s'informa chez la Sœur Marguerite Prince quel était le jour du départ du Père
Émilien, et nous avons pu le rencontrer de nouveau à l'aéroport. Il fit alors
avec le Père André une prière pour ma guérison. En terminant, il me dit : "ne
dis plus "j'ai de l'arthrite" mais "j'en avais" car tu es guérie.
"
Mes douleurs disparurent et je ne prenais
plus de médicaments (alors que j'étais arrivée à la dose de 12 ascriptins
par jour et à des piqûres hebdomadaires de sel d'or).
Je fis des analyses et vis que j'étais réellement guérie. Le docteur Nicolas
Breuer, homme très croyant qui est mon médecin a Asunción me dit : " il
faut admettre qu'au-delà de la Science, il y a quelque chose de supérieur et
rien ne lui est impossible. "
Les médecins m'expliquèrent que la personne qui souffre de cette maladie ne
perd jamais, même dans l'hypothèse de sa guérison, les arthrites marquent qui
demeure toute sa vie. C'est comme le malade qui a eu un infarctus, il en garde
la cicatrice dans son coeur. Alors que moi, je n'ai plus de trace des arthrites.
La seule explication en est un miracle de Dieu
(Marie Thérèse Galant de Baez). Lettre du 25 août 1981
"
Ceux qui pensent que les guérisons sont quelque chose de superficiel dans le
ministère de Jésus se trompent complètement. Ceux qui croient que l'on n'a
plus besoin de guérisons aujourd'hui, et que l'essentiel est d'annoncer l'évangile,
oublient la méthode pastorale de Jésus. Nous, nous planifions et recherchons
mille formes pour attirer les gens qui viennent de moins en moins à l'église.
Nous organisons fêtes, concerts, partages et les résultats sont pauvres. Jésus,
lui, guérissait les malades et les gens venaient en masse. "
Texte tiré du livre : Jésus a fait de moi un témoin. Page
79-80. Père Émilien Tardif et José H. Padro Flores. Éditions inter Enr.1984
Gérard Duquet s’était rendu à l’église pour demander au Seigneur d’abréger ses souffrances, et il en est ressorti guéri. Cela se passait le 5 juillet 1993, à l’église de Saint-Zacharie.
C’est l’histoire pour le moins étonnante qui nous a été racontée par le principal intéressé. Ex-maire de Saint-Côme, M. Duquet a bien voulu nous raconter son expérience peu commune.
Il avait eu un accident à l’âge de 22 ans, qui lui avait laissé un problème à la colonne vertébrale. « Ca faisait mal mais c’était endurable », explique-t-il. Mais c’est au début des années 90 que ça s’est gâté. L’arthrose le faisait de plus en plus souffrir, et la situation empirait sans cesse. Après 18 mois de ce régime, il souffrait et avait de la difficulté à se bouger, en dépit des 16 pilules de cortisone qu’il prenait quotidiennement.
Son médecin de famille avait référé son cas au CHUL, mais sans succès. « Ils m’ont dit : « On ne peut rien faire pour toi. Si tu as des gâteries à te payer, c’est le temps » affirme M. Duquet. Quand il a demandé s’il s’agissait d’un cancer, on lui a répondu « Pas encore ». Il a promis à la Vierge, à qui il vouait une dévotion de longue date, de lui ériger une statue s’il guérissait.
Plusieurs mois plus tard, le 4 juillet 1993, M. Duquet se rend en dépit de son mal au service anniversaire de son frère, à Saint-Zacharie. Il y entend que la messe du lendemain sera célébrée par l’abbé Émile Tardif, celui-là même qui avait célébré le mariage de M. Duquet. Il décide de retourner le lendemain. « Je n’en pouvais plus! Je voulais lui demander de prier pour que mes souffrances arrêtent », affirme l’homme, qui souhaitait mourir le soir-même.
Quelle ne fût pas sa surprise de constater qu’il ne s’agissait pas de l’abbé Émile Tardif (mort depuis plusieurs années), mais bien d’Émilien Tardif, un prêtre qui oeuvre dans les milieux charismatiques. Peu enthousiaste à cette idée, il décide tout de même de rester en se disant : « C’est catholique, il n’y a rien là ».
Quand
le Père Tardif s’est mis à parler « en langues » et annoncer
des signes de guérisons, M. Duquet fut
fort surpris d’y comprendre quelque chose. « Il disait tout ce qu’il y
avait dans mon dossier au CHUL », affirme le Beauceron. S’adressant aux
400 fidèles présents, le prêtre a ensuite demandé à « la personne
souffrant d’un cancer d’arthrose » de se manifester si elle se sentait
soulagée. Un peu plus tard, il a été plus précis en disant qu’une personne
présente souffrait d’une déviation de la colonne, et qu’elle était
guérie à l’instant. M. Duquet a alors senti une chaleur dans son dos, mais sur le coup, il a cru
mourir, comme il l’avait demandé. A la demande du prêtre, il est sorti de
son banc et s’est plié pour toucher le sol avec ses mains. Un geste qu’il n’avait
pas pu réaliser depuis l’âge de 22 ans. « Je ne savais plus si je
devenais fou ou ce qui se passait », se souvient M. Duquet, qui affirme
que depuis ce temps, il n’a plus ressenti de douleur, et cela sans prendre de
médicaments!
C’est dans les mois qui suivirent qu’il a érigé en avant de chez lui (motel La Truite) une statue de la Vierge et une grotte. « Avant je ne pouvais plus me bouger et là, je travaillais avec des pierres de 200 livres ». Son voisin Henri Brochu a lui aussi remarqué un changement radical dans son comportement. « C’est le jour et la nuit; avant il avait de la misère à marcher », nous a-t-il affirmé.
Au CHUL, où il n’a rien raconté de son expérience, M. Duquet a causé une certaine commotion lorsqu’il est retourné se faire examiner. « Soit qu’il s’est passé quelque chose, ou soit qu’on a tout simplement mélangé les dossiers, parce que l’homme qu’on a devant nous et le dossier, ça ne correspond pas », lui aurait-on déclaré.
« Pour comprendre ce qui m’est arrivé », il s’est mis à participer aux activités des charismatiques, où il donne parfois des témoignages. « Je raconte ce qui est arrivé, je dis la vérité », soutient l’homme, qui au début, hésitait à parler publiquement, de peur que tout cela ne soit qu’un mirage.
Marie, merci pour cette erreur gratifiante!
Article de Jacques Légaré, journaliste.
(Extrait de Hebdo Régional de Beauce P.Q. Canada le 23 décembre 1995 p.3)
Au
début de juillet 1993, sachant qu’il y avait un ressourcement à la salle
« Sartigan » à St-Georges de Beauce, organisé par les responsables
du renouveau charismatique de la région, j’ai participé un après-midi à
cette journée. L’invité était
le Père Emilien Tardif, qui, chaque année, venait à l’invitation de l’équipe,
au début de juillet en Beauce.
Depuis quelques années, je souffrais de maux d’oreilles intenses, tout comme un mal de dent, cela durait dans le temps, et j’avais de la difficulté à faire des sports d’hiver. Je me suis fait suivre par un spécialiste, au début, il m’a donné des gouttes et autres médicaments; les maux avaient atteint les deux oreilles. En cherchant l’origine, le spécialiste a diagnostiqué que ces maux d’oreilles avaient été occasionnés par un accident d’automobile, il y a plus d’une vingtaine d’années. Dans cet accident, j’avais perdu quelques dents et un déplacement des os de la mâchoire était survenu ; ces os déplacés étant inter-liés à ceux des oreilles ont créé mes maux d'oreilles.
Participant à cet après-midi de ressourcement, avec des ouates plein les oreilles, car les moindres courants d’air les affectaient. Le Père Emilien, en présence du Saint-Sacrement, faisait comme d’habitude un ministère pour les malades; et à ce moment, j’ai été dérangé par des maux d’oreilles qui se faisaient de plus en plus intenses surtout dans l’oreille gauche. Je pensais même un moment quitter la salle et je me suis éloigné de l’endroit où j’étais, croyant avoir à faire à des courants d’air. Le Père Emilien annonçait des guérisons et parlait même de guérisons d’oreilles, mais, par rapport à la description des symptômes qu’il en faisait, cela ne correspondait pas à mes maux d’oreilles. J’ai pensé un instant que cela était pour moi.
Ne participant que l’après-midi à cette journée de ressourcement comme il avait d’habitude de faire chaque année, le Père Emilien Tardif venait à St-Zacharie, sa paroisse natale, pour célébrer une messe pour les missions. Étant natif de cette paroisse, je participais moi aussi à ces célébrations. Avant la célébration, je lui raconte ce qui s’était passé lors de la prière pour les malades devant le St-Sacrement. Il m’a dit : « Cela ressemble bien à des signes annonçant une éventuelle guérison. Tu verras, même si tes maux d’oreilles ne correspondaient pas aux paroles qui ont été annoncées durant ce ministère pour les malades, le Seigneur est au-delà de tout ». « Il peut en faire plus, tu ne crois pas ! »
Le temps a passé et je reconnais que ces maux d’oreilles ne sont plus là, que je ne porte surtout pas de ouates dans les oreilles et que je fais du sport d’hiver sans ces maux. Réfléchissant à tout cela, j’ai compris depuis cette guérison d’oreilles, que je devais avoir l’oreille plus attentive aux manifestations du Seigneur dans des ministères pour les malades, qui sont un instrument d’évangélisation choisi par Lui.
Yves Rancourt, prêtre
adresse :yves.rancourt@globetrotter.net
Beauceville. P.Q.
Canada G5X 1S3
Pèlerinage sur les pas du Père
Émilien
2000
Le mardi, le 25
janvier, avec Frère Raphaël Ménard, m.s.c., je me suis rendu au cimetière municipal de Santiago et j'ai prié près
du caveau appartenant aux Missionnaires du Sacré-Coeur. Le corps du Père
Émilien repose là avec des missionnaires de sa communauté. Deux autres
beaucerons reposent en ce lieu: le Père Cyprien Fortin, natif de Beauceville,
un des fondateurs de la mission du M.S.C. en République, décédé le 1er
février 1987, et le Père Alfred Lambert natif de St-Joseph, décédé le 12
août 1991. Près du tombeau du Père Émilien, j'ai remarqué que les gens
apportent des bougies, des fleurs et des plantes. Il est toujours bien présent
dans le coeur de la population.
Par la suite, j'ai visité la maison d'évangélisation de la communauté des Serviteurs du Christ Vivant de Santiago, une agglomération de bâtiments et d'une chapelle très jolie, qui peut servir à recevoir des retraitants ou des pèlerins. Je me suis rendu pour le coucher au Centre vocationnel, m.s.c. toujours à Santiago, où deux jeunes pères de la communauté font l'animation; là, vingt jeunes fréquentent ce Centre vocationnel, tout en poursuivant leurs études au petit Séminaire diocésain. Ce centre est un site tranquille et bien agréable où les postulantes des soeurs du Perpétuel Secours et les soeurs missionnaires du Sacré-Coeur vont à la messe. Le Frère Bruno Joyal est là depuis bien des années, et il a bien connu le Père Émilien Tardif, puisqu'il a travaillé dans la mission San José de Las Matas, et particulièrement au Séminaire de San José, qui a fermé lors du supériorat du Père Émilien pour déménager à Santiago, pour devenir le Centre vocationnel des M.S.C. que nous connaissons maintenant.
Mercredi le 26 janvier.
Le frère Raphaël et moi, nous nous sommes rendus à la Paroisse de San José de Las Matas dans les montagnes, dont le Père Bertrand Lessard, un beauceron et ami du Père Émilien, est curé. J'ai visité l'ancien Séminaire Missionnaire où le Père Émilien a été professeur au début de son ministère en République; ces bâtiments servent maintenant pour l'école d'arts et métiers. Cependant nous ne trouvons pas les infrastructures qui ont servi d'imprimerie pour la publication de la revue "Amigo del Hogar" fondée par le Père Émilien. Le Père Bertrand Lessard avec deux jeunes vicaires et le frère Raphaël, celui qui m'accompagnait, s'occupent de la paroisse de San José de Las Matas et de plusieurs désertes englobant une population de 80,000 habitants; la ville de San José de Las Matas a une population de 7,000 habitants, Germain, un des vicaires s'occupe d'une nouvelle paroisse en construction, Notre-Dame de Mercedes.
Jeudi le 27 janvier.
J'ai visité les infrastructures de la paroisse, quelques désertes et avec le Père Bertrand Lessard, j'ai été concélébrer dans une déserte éloignée en montagnes, ce qui m'a surpris dans ce lieu très modeste, c'est que malgré la pluie et la boue, plusieurs personnes étaient à la messe, et qu'il y avait dans cette petite chapelle, mis en évidence, un calendrier avec la photo du Père Émilien Tardif; c'est un constat que le Père Émilien est omniprésent en République Dominicaine.. De plus, un centre d'évangélisation qui appartient maintenant à la paroisse de San José de Las Matas, portera le nom de Centre Padre Émiliano Tardif. Dans le futur, une corporation missionnaire de la Beauce, va certainement encourager ce projet.
Vendredi le 28 janvier.
Je reviens avec un transport local à 5 hre du matin à Santo Domingo, à la maison de Los Padros au point de départ. Je profite de la journée pour aller à la plage de Boca Chica avec le Père Eddy Cormier, un prêtre diocésain du Nouveau-Brunswick, qui était associé à la mission des missionnaires du Sacré-Coeur dans le passé, et qui était là en période de repos. C'est toujours agréable d'être proche de la mer, et surtout près de la mer des Antilles. Durant ce pèlerinage, j'ai séjourné à Santo Domingo, le dimanche le 23 janvier, le lundi, le 24 janvier, une partie de la journée du mardi, le 25 janvier, et le samedi, le 29 janvier. Pendant ce séjour dans la capitale, j'ai visité et célébré dans les lieux où le Père Émilien a vécu. Pendant qu'il était supérieur ou provincial de sa communauté en République avec d'autres membres, il a ouvert et aménagé différentes maisons pour la mission, la maison de Los Padros où j'ai demeuré et profité de la chapelle pour prier, est une de ces maisons. Celle-ci est le pied-à-terre de tous ceux qui viennent du pays à la Capitale et de l'étranger.
Aujourd'hui le supérieur de cette maison est le Père Joan Rodriquez, m.s.c., et à Los Padros, il y a aussi l'imprimerie "Amigo del Hogar", qui est une entreprise commerciale. J'ai rencontré là le frère Georges qui a travaillé bien des années à l'imprimerie et comme homme d'entretien à la maison de Los Padros, il a très bien connu le Père Émilien. J'ai visité l'église moderne de Notre-Dame du Sacré-Coeur de Los Padros, le Père Émilien Tardif a fait du ministère dans cette paroisse et j'ai été avec le curé de la paroisse, Athuro visiter dans un quartier plus pauvre, une modeste église où l'évêque venait d'ériger une nouvelle paroisse, le 26 janvier.
Dimanche le 23 janvier.
J'ai concélébré dans une chapelle à air ouvert à Los
Padros, en compagnie du Père Raymond-Marie Audet, celui qui m'a accueilli; là,
il est prévu la construction d'une nouvelle église. Le Père m'a présenté
comme venant du même village que le Père Émilien, les gens m'ont accueilli
chaleureusement par des applaudissements; cela démontre bien qu'ils se
souviennent de lui. Le dimanche à 18 hre, avec le Père Raymond-Marie, j'ai
concélébré à la "Casa de la Anonciation" des Serviteurs du Christ
Vivant où le Père Émilien rési-dait, ces dernières années. Il y avait
foule à cette messe, et l'accueil était chaleureux; que j'aurais aimé
pouvoir parler l'espagnol pour écouter quelques-uns parmi eux, me parler de ce
que le Seigneur a fait pour eux, et entendre parler du ministère que le Père
Émilien a fait dans cette belle maison, où il y a de l'adoration du matin au
soir.
Lundi le 24 janvier.
Lundi, je suis retourné à la maison de l'Annonciation pour une partie de la journée, même que nous avons pris une sieste. La chambre du Père Émilien est fermée pour un inventaire et un "listing" pouvant servir plus tard à une démarche de vénérabilité et l'ouverture éventuelle d'un musée religieux. A cette maison, j'ai dîné, prié et partagé selon qu'il a été possible avec les résidents. A cette maison comme ailleurs, j'ai été très bien reçu; j'ai constaté le grand estime et respect des gens et des communautaires pour le Père Émilien. Les animateurs ont profité de l'occasion pour nous présenter un vidéo réalisé un mois avant sa mort. Nous avons terminé la journée en visitant une résidence de la communauté M.S.C. pour des universitaires venant des montagnes.
Maison d'évangélisation Jean Paul II
Un des membres de la communauté, un laïc, agent d'assurance, nous a amenés voir un centre d'évangélisation, parrainé par le Père Émilien, qui se veut un centre international, pouvant accueillir plusieurs centaines de retraitants, à la fois. C'est immense! La construction ne sera pas terminée avant un an et plus. Le bâtiment qui servira à l'enseignement, portera le nom du Père Émilien Tardif. A ma connaissance, avec ce gros centre d'évangélisation à Santo Domingo, il y a aussi celui de Nagua, de Santiago et de San José de Las Matas… L' oeuvre du Seigneur suscitée et réalisée par le Père Émilien, est un don précieux pour sa communauté, l' Eglise dominicaine et pour le pays. Il serait intéressant d'aller en pèlerinage à l'est du pays, du côté de Nagua, de Pimentel, de Sanchez et de la Romana, afin de recueillir de vive voix des témoignages de gens qui ont bénéficié du ministère du Père Émilien à son retour en République Dominicaine en 1974.
Ce pèlerinage n'est pas comme les
autres; être pèlerin à
la suite du Père Émilien, est une grâce missionnaire, et contrairement au
titre d'un article publié dans un journal local de la Beauce, le 12 juin 1999,
après sa mort, que je cite:"Le Père Tardif ne guérira plus
personne", je crois fermement le contraire, que le Seigneur continuera à
faire du bien sur la terre par sa présence au ciel. "Je ne meurs pas,
j'entre dans la vie". (Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus)
Bon Père Émilien Tardif, priez avec nous!
Voici! Quelques
adresses
Carmen Josefina R. de
Torrón secrétaire de la Communauté des Serviteurs: Tél : 809-565-8302
E-mail : rains@codetel.net.do
La responsable de la Communauté:Maria Sangiovann
E-mail : sangiovar@yahoo.com
Casa del
Anunciacion Tél : 809-562-5427 ou
809-566-9449
Une adresse de la Communauté des
Missionnaires du Sacré-Coeur, lieu de
Ramón María Audet
E—mail : amigo.hogar@codetel.net.do
Il faut être
patient. Communiquer en anglais ou en espagnol.
226, 4ième avenue Lambert
Beauceville-Ouest,
P.Q. Canada
G5X 1S3
Tél: (418) 774-3747 ou (418) 774-6595 Fax: (418) 774-3744
adresse: yves.rancourt@globetrotter.net
Pèlerinage
2001
J'ai été pèlerin durant la neuvaine de Notre Dame del Altagracia à Nagua du 14 janvier au 21 janvier avec mon cousin Jeannot Rancourt ptre sur les pas du Père Émilien Tardif m.s.c. dans différentes villes où il a vécu et fait du ministère.
Yves et Jeannot
![]()
L'église del Altagracia à Nagua
Le presbytère à Nagua

Le père Marco Plante m.s.c. et l'abbé Jeannot Rancourt à Nagua

Marco Plante m.s.c. et l'abbé Yves Rancourt
L'abbé Jeannot Rancourt et le père Marco Plante m.s.c. au 2ième étage du presbytère de Nagua

Père curé M. Grant , le père Marc Plante et l'abbé Yves Rancourt à Nagua
Le père Plante, le père Roberto nouvel ordonné et l'abbé Yves à Nagua
Marco Plante m.s.c. et l' abbé Yves Rancourt au chalet des missionnaires du Sacré-Coeur à Nagua

Jeannot et Yves près de la plage au chalet des m.s.c. à Nagua

École d'évangélisation de Juan XXIII à Nagua

La responsable de la communauté à Nagua, Candida et une amie Yolande devant la chapelle de l'école Juan XXIII

La maison des Serviteurs du Christ Vivant

Chapelle au centre de promotion sociale de Nagua

Une soeur du Perpétuel Secours du centre promotionnel.

Kiosque au centre

Une chapelle en construction en campagne

Enfants près de la chapelle

Aménagement de la chapelle pour la célébration.

Une autre célébration à l'église du Christ Roi.

Paroisse de St-Isidore de Castillo

Maison de la communauté laïque. (Pimentel)

Autre Maison (San Francisco de Macoris)

À la maison de Pimentel avec Evaristo , diacre permanent
Vue de la ville de Santiago et les clochers de l'église de Notre Dame de l'Altagracia

Centre Vocationel m.s.c. de Santiago

Cimetière municipal de Santiago

Fr. Bruno et l'abbé. Jeannot

L'abbé Yves Rancourt et le fr. Bruno Joyal près du tombeau du père Emiliano au cimetière de Santiago.

L'abbé Jeannot Rancourt et fr. Bruno Joyal près du tombeau
Cathédrale de Santiago.

Célébration à l'église de Notre Dame de l'Altagracia de Santiago avec le père Luc Lafleur m.s.c. (photo près la statue de N. D.de l'Altagracia)

Autre photo près de la statue.

Rencontre avec le père Raymond Savard m.s.c. à Santiago
Les m.s.c. possèdent un ensemble de maisons de retraite dans une montange, qui est d'une grande beauté.

Le sommet de ce lieu Monte de Oracion est splendide, c'est à voir et à y vivre, le père Benedicto m.s.c. est responsable.

Au mont de l'adoration avec Fr. Joyal
Notre-Dame du Sacré-Coeur
Maison de la Anunciacion des Serviteurs du Christ Vivant à Santo Domingo, lieu d'évangélisation et de prières où a vécu le père Emiliano

Cette maison est sur la rue Padre Emiliano Tardif

Écriteau à cette rue.

Célébration à la maison de la Anunciacion avec le père Georges , un grand accueil des pèlerins.

L'abbé Jeannot Rancourt , le père Georges et l'abbé Yves Rancourt à la maison de la Anunciacion.

L'abbé Jeannot avec l' interprète Marie-Thérèse.

L'abbé Yves avec l' interprète Marie-Thérèse

Les abbés Yves et Jeannot avec Maria A. Sangiovanni et Carmen Josefina responsables de la communauté des Serviteurs du Christ Vivant dans la chambre du père Emiliano, qui a été conservée comme elle était le 8 juin 1999.

Dans la chambre du Père Émilien
Le père Emiliano était comme le petit âne du Dimanche des Rameaux ; il a eu la chance de porter Jésus à travers les cinq continents.

Au repas avec le père Georges et une petite soeur de mère Térésa à la casa l'Anunciacion
Chapelle de l'adoration à la "Casa de la Anunciacion".

Lieu de la maison d'évangélisation internationale Jean Paul II, le dernier rêve du père Emiliano

Ensemble de l'école d'évangélisation avec la responsable, Leonor Alcantara qui a été la secrétaire du père Emiliano durant 14 ans. (Peut accueillir 300 personnes par session)

Accueil et Musée " Emiliano Tardif "
Auditorium "padre Emiliano Tardif ''
Une chambre pour accueillir les retraitants
Chalet sur la plage à la mer des Antilles

Visite à l'imprimerie "amigo del Hogar" à Santo Domingo
Père Raymond Savard et les abbés Jeannot et Yves Rancourt à la chapelle de Los Padros Santo Domingo
Voici! Quelques
adresses
Carmen Josefina R. de
Torrón secrétaire de la Communauté des Serviteurs: Tél : 809-565-8302
E-mail : rains@codetel.net.do
La responsable de la Communauté:Maria Sangiovann
E-mail : sangiovar@yahoo.com
Casa del
Anunciacion Tél : 809-562-5427 ou 809-566-9449
Une adresse de la Communauté des
Missionnaires du Sacré-Coeur, lieu de
Ramón María Audet
E—mail : amigo.hogar@codetel.net.do
Il faut être
patient. Communiquer en anglais ou en espagnol.
226, 4ième avenue Lambert
Beauceville-Ouest,
P.Q. Canada
G5X 1S3
adresse: yves.rancourt@globetrotter.net
Pèlerinage 2002
Témoignage
Extrait de : Émission rendue possible par Fondation: Communications Chrétiennes Oecuméniques.
Animatrice:
Diane Mailhot
Notre
invité aujourd’hui a 46 ans de vie religieuse.
C’est le Frère Louis Tardif, o.m.i.
Diane:
– Frère Louis, qu’est-ce qui
vous a poussé à entrer chez les Oblats?
Frère
Louis :- Pour commencer, j’avais des parents qui étaient fervents chrétiens,
on assistait à toutes les cérémonies à l’église: l’heure sainte, le
mois de Marie, la retraite
Moi,
ça m’a touché pas mal. J’avais
24 ans. J’ai pensé à ça; le soir je me suis
Diane:
- Ca ressemble à St-François d’Assise!
Frère
Louis: - Oui, puis ça fait 46 ans de cela et je suis très heureux.
Diane:
- Puis vous continuez toujours d’oeuvrer à travers la communauté, pas sur la
construction, mais vous faites plutôt des oeuvres!
Frère
Louis:- Oui, j’ai travaillé sur la construction pendant 29 ans pour ma
communauté. Le Père Provincial m’a demandé pour rester au Centre St-Pierre Apôtre,
voisin du
Mais
depuis les pertes d’emplois, on en a beaucoup moins.
Il y avait un entrepôt pour ces meubles-là chez les Soeurs de la Providence; quand
arrivaient
En
traversant le pont
Diane:
- Quelle a été votre première expérience pour les démunis?
Frère
Louis: - Ah! la première expérience: on
allait donner un set de cuisine dans une famille qui
avait 3 enfants. Ca faisait 2 mois qu’ils mangeaient par terre ou sur le
bord
Diane:
- Puis Frère Louis, ça fait 46 ans de vie religieuse!
Alors vous êtes à votre retraite,
Frère
Louis: - Ah! oui, je
travaille le soir. Au début, un de
mes confrères a dit au
Diane:
- Alors vous sortiez le soir, c’est pour le travail!
Samana
R.D.
Frère
Louis: - Maintenant, je
n’ai plus le temps de rester à St-Pierre Apôtre, mais j’en fais
Diane:
- Quand vous avez dit, votre frère Émilien, vous voulez dire le Père Émilien
Tardif!
Frère
Louis: - Oui.
Diane:
- Puis vous avez dit que vous habitez au Centre St-Pierre Apôtre qui est voisin
du toit
Frère
Louis: - Bien oui, dans mes soirées de prières, quand Émilien a été malade
il était à
J’aimais bien ça, parce que 25, 30 ou 40 personnes qui prient
ensemble, c’est bon. Ca fait
plusieurs années que j’y assiste. Au
toit de Bethléem, ils
Diane
: - Les plus démunis!
Frère
Louis : - Oui, les plus démunis. En
plus, madame voyant des .élèves qui vont à l’é
Diane
: - C’est parce que vous êtes témoin et que vous travaillez là! Et vous êtes là souvent!
Frère
Louis : - Oui, je vais à toutes les veillées de prières le vendredi soir.
C’est une oeuvre du Seigneur et ça va continuer. Quand
le bien se fait, le démon est là.
Diane
: - C’est vrai. Mais le Seigneur,
c’est un Dieu de la Providence que nous avons, qui
Diane:
- Merci, Frère Louis, c’est tout le temps que nous avons aujourd’hui.
Le Seigneur
Gloire à toi, Seigneur, tu es un Dieu
merveilleux.
Esprit-Saint,
éclairez-nous
Maman
Marie, prie pour nous.
J’ai
connu Émilien Tardif au Grand Séminaire de Québec, en 1953.
Je commençais mes études en
Théologie pour devenir prêtre, alors que lui était déjà en 3ième
année de Théologie et logeait chez les Pères du Sacré-Coeur à Beauport, sa
communauté.
Je
me souviens : nous avions quelques cours en commun avec une centaine
d’autres séminaristes, et pendant la récréation (pause-santé ?) nous
nous rencontrions et parlions de nos familles,
de nos origines, puisque ma mère était aussi une Tardif (Maria Tardif)
mais sans lien proche de parenté. Ce
que je me souviens de ces rencontres, c’est qu’Émilien était l’homme au
large sourire et chaleureux dans son accueil.
C’est
à St-Côme de Beauce, lors de soirées de prières charismatiques que je l’ai
rencontré plusieurs fois où nous partagions après les rencontres les
merveilles que l’Esprit-Saint accomplissait dans
les âmes et les corps : conversions, guérisons, prières en langue,
exercices de charismes, délivrances lors de ministères spéciaux.
C’était
le début du Renouveau charismatique en Beauce et au Québec et nous avons eu
l’occasion ensemble de défendre le Renouveau à la Radio, en répondant aux
lignes ouvertes à plusieurs questions parfois insidieuses.
Il était plus audacieux que moi et il répliquait avec beaucoup de
justesse et de sagesse.
Je
l’ai entendu souvent prêcher quand il était de passage dans l’une ou
l’autre salle en Beauce ou lors de congrès charismatiques, et il était
tellement simple et à la portée des gens avec des petits exemples ou témoignages
vécus et surtout avec une telle conviction que le Seigneur est vivant et qu’Il
veut combler son peuple en accomplissant les promesses de l’Évangile.
Il nous entraînait à avoir confiance au Seigneur.
Ses ministères d’intercession pour les malades après la communion
nous révélaient son coeur de prêtre, de pasteur qui désire tellement soulager
la misère du peuple de Dieu en étant l’instrument de Jésus-Christ, le grand
Pasteur de toutes les âmes.
Je
l’ ai souvent accueilli, lors de ses très courtes journées de vacances quand
il était de passage chez sa soeur Rose Paquet Tardif et Paul-Rémi Paquet et
comme il aimait témoigner des merveilles que le Seigneur avait accomplies au
cours de ses évangélisations ! Il
me questionnait beaucoup sur ce que le Seigneur faisait dans nos communautés
chrétiennes à travers le Renouveau Charismatique. Il était aussi très inquiet de voir comment la foi avait
baissé dans bien des paroisses et le décrochage de beaucoup de nos baptisés.
Il sentait l’importance de former des laïcs et des petits groupes de
prière pour prier pour les non-croyants et évangéliser.
Un
an et demi avant son décès, en janvier 1997, j’ai eu l’avantage d’aller
avec un autre confrère prêtre (l’abbé Ghislain Roy) passer une semaine avec
lui en l’accompagnant dans sa tournée d’ Évangélisation, à St-Domingue,
à Santiago, à Nagua durant la neuvaine de l’Altagratia, de visiter les
petites communautés du Christ Vivant et plusieurs écoles de la foi qu’il a
fondées. J’y ai vu et touché du
doigt l’action de l’Esprit-Saint dans ces communautés de charité et
d’engagement au service du Christ dans
l’Évangélisation. Quelle joie
et quelle espérance cela a suscité en moi !
J’y ai découvert un Père Émilien Tardif, leader et qui voyait à
long terme ; un bon Papa pour
tous ces gens qui s’engagent à prier, à adorer et à faire connaître le
Seigneur Jésus et ses enseignements.
J’ai
vu comment le Père Émilien était un homme « mangé ».
Il ne s’appartenait plus, tant de monde qui avait besoin de le
rencontrer pour l’organisation de l’apostolat ou pour faire prier sur eux .
Souvent, il ne pouvait même pas déjeuner tranquillement avec nous, c’était
le téléphone, les personnes qui le réclamaient pour un malade ou autre chose.
Il
priait dans la camionnette son bréviaire et nous invitait à prier le chapelet
avec lui en nous déplaçant d’une ville à l’autre.
Je ne l’ai jamais entendu se plaindre qu’il était trop occupé ou je
ne l’ai pas vu refuser de rencontrer un malade, un miséreux.
Là
où j’ai découvert la grandeur d’âme d’ Émilien, c’est ici, au Québec,
quand il a été ridiculisé et attaqué pour son ministère de guérison sur
les ondes d’un poste de télévision. Il
a trouvé cela difficile, mais il ne s’est pas découragé, ni vengé. Il a trouvé une occasion de grandir dans l’humilité,
sachant que la croix est le prix à payer pour le salut des âmes.
Quant
à moi, j’ai perdu un grand ami qui m’inspirait beaucoup dans mon apostolat
de prêtre pour donner « le Christ aux âmes et les âmes au Christ »,
mais je suis sûr que j’ai gagné au ciel un grand intercesseur pour veiller
sur moi et le peuple de Dieu. Vive le Christ Vivant qui a modelé le coeur si généreux
et l’âme si amoureuse du Père Émilien.
Victorien
Faucher, prêtre
St-Côme
de Beauce, P.Q.
Canada.
Le
16 novembre 1999.
Tu
es dans le Coeur de Dieu
Résumé
du témoignage du diacre permanent
Evaristo
Guzman, cofondateur de la Communauté
Serviteurs
du Christ Vivant
Le
commencement
En 1974, un an après sa guérison, le père Émilien arriva à la paroisse Notre-Dame de la Altagracia de Nagua, et quand j’appris son arrivée, je me dis en moi-même : pourquoi le père Émilien est venu à Nagua? “ Certains se demanderont pourquoi cette question. J’ai été séminariste et j’ai vécu environ deux ans avec les Missionnaires du Sacré-Coeur à San José de las Matas. Le père Émilien était membre de l’équipe de formateurs, et je ne me suis pas senti ni aimé ni estimé par lui. En quittant le séminaire, j’emporta dans mon coeur une blessure que produisait en moi un sentiment de rejet à son égard. Mais les plans de Dieu sont différents des nôtres. Comme curé, il lui appartenait de nous accompagner durant la réunion paroissiale des “cursillistas de cristiandad “. Il nous a donné une partie spirituelle et, à la fin, il a fait une prière pour les cursillistes malades. A ce moment là, je souffrais d’une hépatite B et, en entendant sa prière, j’ai senti que le Seigneur avait touché la partie malade de mon foie et j’ai éprouvé une douce chaleur. C’était l’amour de Dieu qui me guérissait et j’ai commencé à pleurer. Je ne savais pas ce qui se passait en moi. J'ai commencé à sentir une grande amélioration et trois mois plus tard, les résultats des analyses indiquaient que l’hépatite avait disparu. Il n'y avait plus de symptômes de la maladie. A partir de cet événement, j’ai commencé à éprouver aussi la guérison de
mon coeur blessé.
Après
une réunion de prière que nous avions faite devant le Saint-Sacrement, j’ai
dit au père Émilien ce que j’avais vécu durant des années. Nous nous sommes
spontanément serrés dans les bras l’un de l’autre et, à partir de ce
moment, il m’a demandé de l’accompagner dans sa prédication et dans son
ministère qui ne faisait que débuter. Avec beaucoup de crainte, j’ai commencé
à vivre la joie
Rayonnant
de bonheur, il m’invita à une réunion à Santo Domingo et Dieu me fit la grâce
d’y faire la connaissance de l’ingénieur Miguel Guerra et son épouse Pilar,
lesquels nous reçurent chez eux de grand coeur. Je fis aussi la connaissance de
Maria Armenteros, soeur de Pilar, grâce à qui, plus tard, mes rapports avec le
père se normalisèrent. Il est important de dire que chez les Guerra on avait
parlé de ECCLA, au Venezuela. Quelques jours plus tard, on me convoqua à Nagua pour que je participe à cet
événement international. Je ne sais pas encore qui a eu l’idée de
m’inclure dans cette histoire. Ce que je sais c’est qu’on m'obtint le
visa; on me paya le billet d’avion, et on me donna de l’argent pour mon séjour,
etc. Curieusement, en 1976, la personne la plus connue pour le ministère de guérison
était le père Francis McNutt, prêtre américain. Comme il n’avait pas pu
venir à cette réunion,on fit appel, pour le remplacer, au père Émilien
Tardif, M.S.C. Ce fut la première fois qu’il participa à un aussi grand
rassemblement lié à ce type de ministère, qui ne faisait que commencer. Il
nous invita à l’accompagner dans la prière; nous le fìmes, mais avec
crainte. Le Seigneur nous aida à être les instruments de sa grâce pour tous
ces malades.
Les
dirigeants de ECCLA découvrirent quelque chose de nouveau le Seigneur guérissait,
non seulement à travers le père McNutt, mais Il le faisait et continue de le
faire à travers celui qu’Il veut. C’est ainsi que le père Émilien s’est
fait connaître et que tout a commencé.
L’anniversaire
Le
matin du 6 juin nous célébrâmes son anniversaire dans la Communauté des
Serviteurs du Christ Vivant, avec les prêtres et les frères de sa congrégation.
Ce fut quelque chose de merveilleux, Il se sentait heureux. Le père Dario,
Provincial des Missionnaires du Sacré-Coeur, nous dit de très belles choses
sur le père Émilien. Après cela je l’accompagnai dans son dernier voyage à
Cordoba, en Argentine. Dans l’avion il me dit “Jamais
on n’a célébré de si belle
Leçons
de sa mort
Nous
nous dirigeâmes tout de suite vers sa chambre. Nous frappâmes deux coups à sa
porte personne ne répondait. Moi, qui me sentais son fils et son ami, avec précaution
j’ouvris la porte de sa chambre. Quelle ne fut pas ma surprise de le trouver
mort! Le père Émilien était décédé d’un infarctus, une heure plus tôt
environ, au
J’éprouvai une expérience spirituelle
très forte et les yeux de mon esprit s’ouvrirent. Je constatais qu’il était
mort, oui, mais habillé, chaussé, le regard pénétrant, les mains ouvertes et
la bouche entrouverte. Et je me suis dit il est mort comme il a vécu. Habillé
comme il convient à su dignité sacerdotale. Chaussé, parce qu’ainsi doivent
mourir ceux qui annoncent l’évangile de la paix. Les mains ouvertes, parce
que tout ce qu’il a reçu, il l’a partagé. La lumière allumée, parce que
la Parole de Dieu a toujours été lumière pour ses pas, lumière pour sa vie.
Le regard pénétrant, parce que c’est ainsi qu’il lisait dans les coeurs et
au nom de Jésus les guérissait. La bouche entrouverte. parce que depuis
qu’il a connu Jésus ressuscité, vivant et vrai, il la proclamé de toutes
ses forces au monde entier. Jésus est vivant! Son visage ne reflétait pas la
souffrance, mais de La douceur. C’était là su mission, unir tous les hommes
dans l’amour du Coeur du Christ. C’est ainsi que Dieu l’a voulu d’un côté
je pleure de douleur, et, de l’autre, de reconnaissance. Aimé soit partout le
Sacré-Coeur de Jésus, ce Coeur qui aime tant, mais sans le retour qu’il mérite.
C’est mon désir qu’il soit toujours aimé. Je désire que le Seigneur
remplisse de son Coeur miséricordieux les misères de notre coeur. Qu’il soit
aimé et servi, qu’il soit proclamé et qu’on témoigne à son su jet car il
s’est manifesté dans ma vie. Jésus est vivant, c’est vrai! Je le sens en
moi et en chacun de ceux qui aiment le Sacré-Coeur. Je demande à Dieu la grâce
de mourir, nous aussi, habillés, chaussés et les lumières allumées.
L’adieu
Merci, père Émilien, parce que tu t’en es allé en nous laissant Jésus dans le coeur. Tout est accompli. Comme tu as bien fait! Tu t’es dépensé pour l’Évangile, tu as vécu pour Jésus, tu es mort pour Jésus. Tous les serviteurs et servantes du Seigneur, nous te disons merci, merci beaucoup, père Émilien, pour ton amitié, ta simplicité, ton humilité, mais aussi pour ton courage.
Rappelle-toi, Émilien, qu’un jour le Seigneur m’a dit qu’Il nous
choisissait comme une paire de boeufs pour évangéliser le monde de l’Est à
l’Ouest, du Nord au Sud,
“Et ce fut ainsi jusqu’à la fin. Seule la mort physique nous sépare, mais rappelle-toi que l’amour est plus fort que la mort. Je t’ai aimé et je continuerai à t’aimer. Que Dieu te bénisse; bénis sois-tu, grand intercesseur témoin du Christ jusqu’aux confins de la terre. Nous t’aimons, père Émilien. Maintenant prie pour nous qui restons, peut-être pour peu de temps, pour que nous continuions à prêcher un Christ vivant, le Christ que tu as prêché comme Chemin, Vérité et Vie. En Lui il n’y pas de tromperies ni de désillusions. Je t’aime, nous t’aimons, je continuerai à t’aimer.
Demeure avec nous parce que tu es dans le coeur de
Dieu!