

20 novembre 2008
«The only freedom which deserves the name is that of pursuing our own good in our own way,
so long as we do not attempt to deprive others of theirs, or impede their efforts to obtain it» (John Stuart Mill, «On Liberty»)
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Un must pour tous les sympathisants du Hamas, du Hezbollah et de l'Iran ! | Jean Charest veut un... gouvernement fort ! Depuis le 5 novembre, le premier ministre (sortant) du Québec ne cesse de répéter dans sa publicité électorale qu'il nous faut un gouvernement fort. Pour quoi faire ? Pour, dit-il, faire face «à la crise». Pas à la crise... du fromage, mais à la crise financière. Or, que peut-il et veut-il faire qu'il n'aurait pas pu faire comme gouvernement minoritaire ? J'ai bien beau chercher mais je ne trouve pas. Depuis le 5 novembre, c'est la valse des promesses de dépenses de toutes parts, à coups de milliards de $. Le Québec est déjà surendetté, alors que c'est précisément le surendettement qui a contribué à la crise financière. Le Québec, dans ses finances publiques, arrive difficilement à joindre les deux bouts. Il n'arrive pas à contrôler ses dépenses, qui augmentent plus rapidement que l'inflation. Sur un fond de polémique entre la ministre des finances et le vérificateur général, s'il y a un surplus comme le dit la ministre ce surplus sera épuisé l'an prochain. Et même avant car il est probable qu'elle a sousestimé la croissance des dépenses. Comment Jean Charest peut-il, avec les moyens d'une province, faire face à un crise quand il continue à gaspiller à tout vent ? A-t-il un agenda caché ? M. Charest, on le sait, est un fanatique du contrôle illusoire du climat pour soi-disant sauver la Planète et a beaucoup de projets pour nous faire rouler à l'éthanol et en autobus, entre autres. Nous fait-il des promesses qui valent celles de la campagne électorale de 2003 ? Les caisses de retraite du gouvernement, administrées par la Caisse de dépôt, ont subi des pertes avec la baisse du marché boursier et certaines avaient des placements dans le papier commercial adossé à des actifs (PCAA) et autres dérivés du genre. Est-ce que ce serait réellement ÇA la "crise financière" envisagée par Jean Charest ? C'est Thomas Paine, je crois, qui a écrit que le meilleur gouvernement est celui qui gouverne le moins. 15 novembre 2008 Barack Hussein Obama Le 4 novembre, tous les savent, Barack H. Obama a été élu avec 52% des voix pour succéder à George W. Bush. J'ai suivi cette campagne à la présidence des États-Unis et j'ai de la difficulté à comprendre l'Obamanie, sinon qu'Obama se présente comme un sauveur qui va résoudre tous les problèmes. C'était pathétique d'écouter ou de lire tous les commentaires élogieux de nos médias. C'était l'extase. Tous étaient exaltés par l'élection de cet homme soi-disant extraordinaire qui est, il faut l'admettre, un bon orateur. Il ne manque que le salut à main levée des foules. Il n'en fallait pas plus pour que Al Gore reparte en croisade «pour commencer en janvier un sauvetage d'urgence de la civilisation humaine des menaces imminentes et croissantes de la crise climatique» (New York Times, 9 novembre : «another fateful choice that he and we must make this January to begin an emergency rescue of human civilization from the imminent and rapidly growing threat posed by the climate crisis»). Or, la crise climatique n'est qu'un épouvantail créé par une pseudo-science. Une chose est certaine : Obama va passer à l'Histoire comme étant le premier noir à devenir président des États-Unis. Disons, pour être plus précis, le premier à moitié noir car Obama a eu une mère qui était américaine de race blanche, du nom de Ann Dunham. Son père était un étudiant du Kénya à l'Université d'Hawaï. Pour ce qui de passer à l'Histoire pour le programme qu'il défend, c'est douteux. Les États-Unis sont déjà dans le marasme et Obama défend un programme qui va plonger l'Amérique encore plus dans le trou : un nouveau plan de transferts aux particuliers de plusieurs centaines de milliards de $ US (plan financé par des hausses de taxes ailleurs...), l'assurance-santé, le contrôle du climat (fondé sur une pseudo-science), l'indépendance vis-à-vis le pétrole (illusoire), etc. Lors de sa première conférence de presse Obama a déclaré qu'il mettra tout ça en branle malgré la récession mondiale ! Évidemment, il pourra toujours dire si ça ne marche pas, et les médias vont sûrement entonner en chœur, que «c'est la faute de Bush». Le moins que l'on puisse dire c'est que les antécédents d'Obama sont suspects. Ce n'est qu'après des pressions exercées par son entourage qu'il a coupé officiellement ses liens avec le raciste noir Jeremiah Wright (pasteur de la Trinity United Church). Obama a aussi reçu le soutien financier d'un islamiste pour ses études universitaires. Les partisans d'Obama se servent d'un signe cher aux nazis (voir les illustrations à leblogdrzz.over-blog.com/article-23599563.html). Comme on dit «l'enfer est pavé de bonnes intentions» et l'Histoire nous enseigne que l'euphorie politique est toujours de courte durée. 9 novembre 2008 Le 8 décembre, des élections provinciales au Québec Des élections provinciales ont été annoncées le 5 novembre par Jean Charest, qui souffre d'avoir deux partis d'opposition qui sont majoritaires. Jean Charest dit vouloir tous les pouvoirs pour faire face à la crise financière. De concert avec les néo-marxistes, il proclame que le gouvernement doit intervenir pour corriger les fautes du capitalisme. Or, la vérité c'est que ce sont les politiciens eux-mêmes qui ont créé, par l'expansion monétaire et l'accès au crédit facile, les conditions de la crise actuelle. Obama était lui-même un avocat dans une cause impliquant la City Group et un emprunteur noir, à qui la banque refusait d'accorder un prêt hypothécaire faute de garanties. Je vous invite à consulter le document suivant mis en ligne par le ministère des Finances : «Le point sur la situation financière et économique du Québec». La ministre des Finances en a parlé le 4 novembre. Il s'agit d'un programme électoral et il est permis de s'interroger. Le gouvernement Charest dégage une réserve de 2,3 milliards en révisant les budgets de 2006/2007 et de 2008. Voilà l'astuce. Cette réserve va servir à éponger les déficits "prévus" pour l'année courante et 2009/2010, dont le financement de promesses électorales. Autre chose, l'augmentation des dépenses budgétaires est décroissante, ce qui est inhabituel... quand on sait que les dépenses pour l'éducation et la santé publique ont représenté 75% de la hausse des dépenses de programmes depuis 2003. Ces deux ministères sont rongés par une bureaucratie galopante... Remarquons aussi que, sauf quelques exceptions, les revenus budgétaires (incluant les transferts fédéraux qui ont augmenté) sont généralement inférieurs aux dépenses (incluant le service de la dette). Je crois plutôt que Jean Charest veut des élections avant de nous annoncer des mauvaises nouvelles, comme par exemple des hausses de taxes. En 2003, le parti libéral voulait «réinventer le Québec»; en 2006, il parlait de «briller parmi les meilleurs», et maintenant il parle d'un «plan de relance» en accélérant les dépenses pour les infrastructures (mis à la dette). Pour ceux qui s'en souviennent, le 8 décembre est le jour de l'Immaculée Conception. Dans le cas de Jean Charest et du parti libéral, on peut certes admettre qu'il y a eu conception, mais on attend toujours l'accouchement car il y a eu plusieurs avortements ! Depuis quelques jours les deux autres principaux partis politiques y vont de leurs promesses pour la plupart farfelues ou discutables dans le but de satisfaire certaines clientèles électorales. Pensons par exemple à la déduction des intérêts hypothécaires aux dépens de ceux qui font face à leurs dettes, et qui n'aura pour effet que de favoriser l'endettement. 9 novembre 2008 Lectures Reçu en octobre la dernière parution de Pierre Lemieux, économiste et écrivain, intitulée «COMPRENDRE L'ÉCONOMIE» (Éditions Les Belles Lettres, Paris). Pierre Lemieux est professeur associé à l'Université du Québec en Outaouais et participe à plusieurs organismes. L'auteur explique, à l'aide d'exemples faciles à comprendre, le raisonnement économique en commençant par une discussion sur les notions de coûts, de la demande, des marchés, de la théorie du bien-être, la monnaie, jusqu'aux choix politiques. Dans l'introduction il écrit que «ce livre s'adresse en premier lieu à l'honnête homme qui veut devenir économiste». Une autre lecture que je recommande à tous, et j'en ferais aussi un devoir pour les bien-pensants de nos médias, est un livre publié l'an dernier de M. Jean-Luc Migué intitulé «ON N'A PAS LES GOUVERNEMENTS QU'ON MÉRITE, regard d'économiste sur les choix publics» (Éditions Carte Blanche, Montréal). M. Migué a été professeur à l'Université Laval et à l'École nationale d'administration publique (ÉNAP). Il est Senior Fellow de l'Institut Fraser et à l'Institut Turgot. Vous y apprendrez, entre autres, que la démocratie est plus qu'un vote de la majorité ou une réforme du mode de scrutin et de la carte électorale... L'auteur nous conduit au-delà de la démocratie pour que le bien commun tant recherché par les dirigistes post-marxistes soit l'expression des choix individuels. Il y a une bonne discussion des origines des problèmes amérindiens à la page 169 et ss. Gun Control is Missing the Target Here is a quote from Lorne Gunter, in the National Post of Oct. 27, 2008 : «A handgun is the weapon of choice in twice as many murders as all other gun types combined. In urban areas, according to StatsCan, "81% of all firearm-related homicides were committed with a handgun." If registration and confiscation worked, we would see it in our own handgun murder stats. Instead, we see what an utter failure it has been (and always will be) to take guns away from law-abiding Canadians.» Les textes précédents de cette année sont à la page 2008.html, ou voir le sommaire pour tous les textes. |
Frédéric Bastiat (1801-1850): Par ses écrits empreints de bon sens (de libéralisme dans le sens classique), l'économiste et homme politique français Frédéric Bastiat a contribué à une meilleure compréhension des mécanismes du marché et de l'impact négatif des interventions étatiques. Pour en savoir plus sur Frédéric Bastiat et ses écrits, voir http://bastiat.org. Vous y trouverez ses œuvres les plus célèbres: «Pétition des marchands de chandelles», «L'État», «La loi», «Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas» (dont le chapitre «La vitre cassée») et les «Harmonies Économiques» où il dit tout bonnement, au chapitre «Services privés, services publics», qu' «il n'y a de vraiment gratuit que ce qui ne coûte rien à personne» et que «dès que la satisfaction d'un besoin devient l'objet d'un service public, elle est soustraite en grande partie au domaine de la liberté et de la responsabilité individuelles». Élémentaire, quoi! Mais ce gros bon sens échappe encore aux médias et politiciens. L'Institut économique de Montréal a aussi publié en mai 2002 un recueil de textes intitulé «Frédéric Bastiat: Défenseur du bon sens économique», disponible en format pdf à http://www.iedm.org/main/show_publications_fr.php?publications_id=38. |
Quelques liens à des sites
qui défendent la liberté individuelle:
De Pierre Lemieux, professeur, économiste et écrivain, dans son livre publié en 2001 «Confessions d'un coureur des bois hors-la-loi»: «Il faut empêcher que ce pays ne poursuive sa dérive vers un monde comme celui du Prisonnier» (voir La désobéissance civile, YES SIR!). Pierre Lemieux est aussi l'auteur de «L'anarcho-capitalisme» (PUF, Que sais-je?, 1988). Ces deux livres sont disponibles en version numérique à la section Classiques contemporains de la bibliothèque virtuelle de l'Université du Québec à Chicoutimi. |
| The Lugwig von Mises Institute «Tu Ne Cede Malis» |
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«People come to believe that because they have states, they need them.» «States generally start with somebody's defeat.» (from Anthony de Jasay, an Anglo-Hungarian economist living in France, in « The State » (1985), a book whose central theme is «how state and society interact to disappoint and render each other miserable» -- free online from The Library of Economics and Liberty) | |
| «L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde.» (Frédéric Bastiat, dans L'État, paru en 1848) |
| «Ou le communisme vaut mieux que la liberté, et, dans ce cas, il faut organiser toutes les industries en commun, dans l'État ou dans la commune. Ou la liberté est préférable au communisme, et, dans ce cas, il faut rendre libres toutes les industries encore organisées en commun, aussi bien la justice et la police que l'enseignement, les cultes, les transports, la fabrication des tabacs, etc.» (Gustave de Molinari, 3 mars 1819/28 janvier 1912, dans «Les soirées de la rue Saint-Lazare»; le texte est disponible sur le site personnel d'Hervé de Quengo). |
| «Without freedom of thought, there can be no such thing as wisdom and no such thing as public liberty; without freedom of speech, which is the right of every man, as far as by it he does not hurt and control the right of another; and this is the only check which it ought to suffer, the only bounds which it ought to know. This sacred privilege is so essential to free government that the security of property and the freedom of speech always go together; and in those wretched countries where a man can not call his tongue his own, he can scarce call any thing his own. Whoever would overthrow the liberty of the nation must begin by subduing the freedom of speech.» (The Cato Letters, no. 15, 4 février 1720) |
| «Ceux qui sont prêts à abandonner des libertés essentielles contre une sécurité illusoire et éphémère ne méritent ni liberté ni sécurité.» "Those who would give up essential Liberty, to purchase a little temporary Safety, deserve neither Liberty nor Safety." (Benjamin Franklin, 1706-1790) |