-Sur La leçon de discrimination (documentaire diffusé à Radio-Canada, à l'émission Enjeux, le 27 septembre 2006).
-Close Encounters of the Nude Kind
-GUILT-O-FLEX, the miracle memory eraser
-On hoplophobiacs, paranoiacs and hoploparanoiacs...
-Mad Cow Disease
-Deux petits exemples de conditionnement étatiste
-D'accord avec l'inspection annuelle des minounes
-Les problèmes budgétaires du Québec, vus par les 3 chefs
-Lettre à la Sûreté du Québec
-Manifestations contre l'OMC
Sur La leçon de discrimination (documentaire diffusé à Radio-Canada, émission Enjeux, le 27 septembre)
Le documentaire en titre est disponible sur le site de Radio-Canada. Pour la compréhension de ce qui suit il serait utile de visionner l'émission, si vous ne l'avez pas fait (la haute vitesse est requise!). En bref, une institutrice de troisième expérimente un exercice de psychologie sociale en divisant sa classe entre petits et grands où les uns (et vice-versa le lendemain) sont l'objet d'une discrimination systématique. Il est probable toutefois que ces enfants (neuf ans en moyenne) n'ont pas réellement compris ce qu'est la discrimination quand nos gouvernements, par diverses lois, font de la discrimination dite positive. De plus, ce qu'on appelait dans mon jeune temps une maîtresse d'école, en l'occurrence Mme Annie Leblanc dans ce reportage, a donné à ses élèves un exemple, au tout début, qui sonnait faux. Pour être politiquement correct, il n'est plus loisible de discuter ouvertement des défaillances de certains groupes, tels les Noirs, les Autochtones, etc.
Le faux exemple
L'école est à la fois un lieu de savoir et de conditionnement. C'est là que l'État forme ses futurs citoyens. Les enseignants m'apparaissent empêtrés dans les dédales des expériences de conditionnement pédagogique. De réforme scolaire à réforme scolaire, les enseignants ont maintenant pour mission d'apprendre à leurs élèves à apprendre, ce que le gros bon sens nous dicte comme étant un point de départ essentiel. C'est ce qu'il y a de mieux... à apprendre quand des générations ont eu le crâne rempli d'âneries pour les conditionner à des croyances et comportements. Sauf qu'il faut quand même que les jeunes apprennent quelque chose.
En parlant du Dr Mailloux (psychiatre) Mme Leblanc a fait une faute. Une comparaison des quotients intellectuels de diverses races a démontré que les Blancs, en moyenne (c'est important de souligner qu'il s'agit d'une moyenne) sont plus intelligents que les Noirs mais la démonstration n'a pas été faite, génétiquement, que c'est parce qu'ils ont la peau noire que les Noirs sont, en moyenne, moins intelligents (d'ailleurs, ce n'est pas ce que le Doc Mailloux a dit). Le docteur Mailloux, lorsqu'il a fait scandale à ce sujet, se fondait sur un livre controversé publié en 1994 par les auteurs Richard J. Herrnstein et Charles Murray, intitulé The Bell Curve. D'autres études ont aussi fait état de prédispositions innées différentes chez les hommes et les femmes, pour certaines fonctions ou aptitudes. La vraie rectitude est d'en parler correctement, du moins pour en discuter, mais ce n'est pas ce que nos médias ont fait. Pas plus qu'Annie, sans doute elle-même désinformée sur le sujet.
Un mauvais rêve
Je peux maintenant me confier la tête reposée, après quelques semaines. Le soir de l'émission télévisée sur la leçon de discrimination j'ai pris du temps à m'endormir. Ma femme m'a dit le lendemain que j'avais eu un sommeil très agité, et pour cause. J'ai rêvé être dans la classe d'Annie, lorsque j'avais neuf ans.
À cette époque, au début des années cinquante, je jouais souvent aux cowboys et aux Indiens avec les jeunes de mon âge, au village. Nous fabriquions des arcs et flèches de façon rudimentaire, sans permis..., et j'avais mon revolver dont le chien percutait un rouleau dans lequel de la poudre noire était insérée, dont chaque coup était inoffensif. C'est peut-être à ce moment que j'ai pris goût à l'odeur de la poudre. Je regardais les catalogues Simpsons et Eaton non pas pour les modèles portant les brassières ou les corsets..., mais plutôt les pages d'armes à feu. Rappelons que nous étions dans les années cinquante et qu'à cette époque, il y avait moins de meurtres et de suicides qu'aujourd'hui malgré l'accès facile aux armes à feu.
Aujourd'hui, on ne voit plus ces revolvers «à caps» dans les magasins. Le seul danger, c'était de recevoir une flèche dans un œil, mais le tir des Indiens (ou sauvages) n'était ni juste ni rapide. Pour joindre l'utile à l'agréable, il y avait toujours la présence de cowgirls et d'indiennes, de sorte qu'après chaque victoire nous partagions le butin. En somme, le repos du guerrier.
N'exagérons rien. Ce soir-là, le sommeil vint sans que je m'en rende compte. Puis, l'imagination subconsciente prit le dessus. Je voyais Annie nous perçant de son regard, de son petit air de supériorité d'une maîtresse qui a affaire à des enfants. Après un long moment, elle nous dit ce qui suit d'un ton péremptoire qui n'invitait pas la critique :
Une discrimination positive, voulue par la Constitution
Je vous ai dit hier que je ferais aujourd'hui une leçon de discrimination, mais pas de n'importe laquelle. Ce sera un exercice de discrimination positive, qui implique que nous prenons des mesures pour réparer un tort, ou bien promouvoir un groupe qui est ou se dit défavorisé. Ces mesures sont inscrites dans notre Constitution. C'est donc la loi. Aujourd'hui, je vais diviser la classe entre cowboys et Indiens.
Annie poursuit: J'ai mis sur chacun de vos pupitres une copie de l'article 25 de NOTRE Constitution. Cet article dit que les droits consentis par la Charte à vous tous n'excluent pas les droits consentis aux Indiens dans le passé, et même dans l'avenir en vertu de revendications territoriales agréées par la Cour suprême. Je vous dis tout de suite que je vais jouer le rôle d'un juge de la Cour suprême et que mes décisions sont sans appel.
À ce moment, j'ai levé la main pour poser une question à ma maîtresse (en ce temps, il fallait lever la main, par politesse. Ne parlait pas qui voulait, dans une classe disciplinée). Mademoiselle, dis-je, mais on n'a pas voté pour cette Constitution? La réplique d'Annie ne se fit pas attendre. Elle connaissait sa leçon! Yvon, ça paraît que tu fais souvent le cowboy, que tu n'as pas de respect pour ceux qui habitaient ce grand territoire avant nous. La Constitution a été signée par le premier ministre Pierre-Elliot Trudeau (un ami de Fidel et de Mao, faut-il le rappeler) et par le ministre de la Justice Jean Chrétien, et ensuite par la Reine et par neuf provinces. Elle s'applique au Québec même si le Québec n'a pas signé (pour des raisons d'ailleurs qui n'ont rien à voir avec la discrimination positive de la Charte).
Ainsi parla Annie. J'en parle avec une certaine admiration, sans savoir si c'est dû à la personne, à la maîtresse d'école, ou à la femme. Le plus souvent, il est impossible de se remémorer fidèlement un rêve. J'ai donc vérifié l'article 25 et Annie avait raison. Cet article permet à peu près tout aux Indiens, en plus des programmes disponibles à tous les non-Indiens, en plus des frais d'avocats pour demander que Annie, en tant que juge de la Cour suprême, porte un jugement en leur faveur. D'ailleurs, aujourd'hui Québec n'ose plus contester et donne tout ce que les Indiens demandent, bien sûr après négociation. Et ils en demandent toujours plus. À preuve, cet autre forum dit socioéconomique tenu du 25 au 27 octobre 2006 où on nous dit que «le temps de la franchise est venu» (Le Devoir, 16-17-18 octobre, série d'articles de Ghislain Picard, Chef régional). Si ça va mal chez les Autochtones, c'est bien sûr notre faute!
Ce qui vint tient du cauchemar. Annie nous demanda de se séparer entre Indiens et Cowboys, selon le sang d'abord; mais comme il n'y avait pas de vrais Indiens à 100% parmi nous, même pas dans tout le Québec, la petite garce réduit le taux à 5% (difficile à démontrer). J'ai alors levé la main pour demander s'il y avait des traits distinctifs, comme l'obésité, les cheveux longs, le visage bouffi, l'odeur de vieille huile de patates frites ou de poisson, des plumes sur la tête... Annie m'a alors dit quelque chose d'inaudible (pour moi) mais qui a fait rire toute la classe. Comme il n'y avait toujours pas d'Indiens dans la classe, elle déclara que ceux ou celles n'ayant pas pris de bain depuis au moins une semaine ou dont les parents vivent de l'aide sociale feront partie des Indiens. Les Indiens prendront les pupitres à ma gauche.
J'ai été surpris du nombre d'Indiens, ou du moins du nombre de pôvres. Presque la moitié de la classe. J'avais quand même de mon côté la plupart des cowgirls, que le critère du «bain» avait favorisé.
À bas la Constitution!
La suite était inévitable. Annie décréta, primo, que nous devions céder la moitié de nos pupitres aux Indiens (concession territoriale, sans égard à la population); deuzio, que nous devions payer une redevance sur tout ce qui était contenu dans nos pupitres (crayons, gommes, bonbons, poivre de cayenne, condoms, etc.). Et ensuite, que les Indiens pouvaient jouer sans restriction autour de l'école (pour la chasse, la pêche, le canotage, le braconnage, le racolage, toutes les activités de plein air).
Ensuite Annie, d'un air maternel cette fois, quelques larmes aux yeux, nous invita, mais seulement nous les cowboys, à réfléchir sur les bienfaits de la discrimination positive, en somme sur les bénéfices d'une culpabilisation réparatrice. Je croyais avoir affaire à une Louise Harbour. Disons qu'à cet âge précoce j'étais déjà sensibilisé à contester l'autorité établie.
Comment on s'y était pris, je ne sais pas. Mais Annie fit un vol plané, tête première, à travers la fenêtre. On entendit deux bruits sourds: Pouf! Pouf! Elle avait fait un bond sur ses melons.
Le commencement de la fin
Les Indiens avaient pris la fuite et notre groupe fêta sa victoire.
La nuit vint. Soudain, des ombres se profilèrent autour de l'école. Elles avançaient lentement, en tapant du pied. Était-ce un flashback de La Planète des Singes? Mais non. C'était la Sûreté du Québec (la SQ) venue défendre la Constitution canadienne. Armés jusqu'aux dents [figure de style, les policiers sont rarement armés plus haut que les dents], ils resserraient le cercle. Regardant mes cowboys et surtout mes cowgirls, je leur dit d'un ton paternel: Joual vert! J'ai oublié mon revolver. Sauvons l'honneur. On met le feu. Mieux vaut mourir debout que vivre à genoux!
La fin
Je sentis alors une chaleur intense. Et j'entendis des aboiements. C'était ma chienne Golden. J'étais en bas du lit. Ma femme cria: «Yvon, réveille! C'est qui Annie?»
24 octobre 2006
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Close Encounters of the Nude KindTo people concerned about life after death, most religions offer life without pleasure (pleasure being a sin) and Hell to unbelievers and those who sin without obtaining pardon from their preachers. However, I am glad to see that the Raelian movement, called a sect by the big sects, thinks otherwise. Well, like others they believe in many fantasies (in this case E.T. fiction converted into a dogma) but what's important is their philosophy of life while... we are alive : they see in pleasure a fulfillment, not an aberration, and in diversity a necessity and an asset, not a problem as the egalitarians pretend. Instead of imagining a soul that evades our body after death, when no brain is left for thinking, a soul that is supposed to be reincarnated in the body left at death (can't suffer the smell !), Raelians believe in an indissociable link between thought and body. Therefore, it appears that the society of Raelians is more sociable (for individuals) than others while their fantasies do not inflict an intolerable burden on their followers (Nota bene : money matters not being considered).
Well, this is what I understood, without being or pretending to be an expert in "The Fifth Element" (I prefer to live in the woods or close to), from an interesting article (illustrated of course) in the October 2004 issue of Playboy magazine: «The Rael World: Prepare for a close encounter of the nude kind».
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14 février 2004
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On hoplophobiacs, paranoiacs and hoploparanoiacs...
Fear about the unknown or a danger is natural and necessary. It is a natural and necessary fear. Personally, I fear firearms, but only to the point where their unsafe use might endanger my life or the life of others. The safe use of firearms came to me like learning to walk, so to speak, when I was in my early teens. The safe use of firearms and ammunitions or powder or explosives requires a certain knowledge and the experience that comes with them; that knowledge and experience is a must if you have to face danger, in self-defense for instance. If you meet anybody who does not have that fear, that person might be dangerous. I had my own experiences, but as we might say, they build up the man and make the State less justified if people act responsibly. The police is usually too late on the site of a crime.
Fear however may be uncontrolled temporarily, after a shock for instance (resulting in a low blood pressure and sometimes in a loss of memory); it is a phobia (from the Greek fear of course) only when fear becomes uncontrolled for a long period of time. There are many phobias, probably as many as there are sorts of objects; for a glossary, see psychology.about.com.
As we might expect there is a phobia called "hoplophobia" which is defined, in the above glossary, as "an abnormal and persistent fear of firearms". I was told that a retired Colonel of the US Marines, Mr Jeff Cooper (a writer and historian) used the word "hoplophobe" to describe people in favour of gun controls. I checked in my dictionaries and "hoplophobia" did not showup. Even in French. However in both French and English I could find "hoplite" to mean "a heavily armed infantry soldier of ancient Greece". And the philosopher Socrates was an hoplite in his early years. And I found on the Web, without much of a surprise, that "the vast majority of the British government suffers from hoplophobia".
But the fear of an object cannot explain everything. As in most of the phobias, hoplophobia is related more to the object than to the subject, i.e. hoplophobiacs (or hoplophobics) fear more firearms as such than the persons who use them. In a phobia, fear renders the person absolutely unrealistic about the object (and ipso facto the subject); but that fear is not rationalized to the point where gun control fans vindicate against gun owners. As an example, people who fear elevators do not fear people in an elevator.
When we look at gun control, the fear of statists is against people who own firearms, not against firearms as such. In fact, statists everywhere (i.e. advocates of state control and intervention) praise the use of firearms, but by police, the army, and their supporters. Former minister Allan Rock, the father of Bill C-68 in Canada, named ambassador to the UN in Decembre 2003 by premier Paul Martin, once said that firearms should only be in the hands of the army and police. This is also the objective of the Coalition for gun control. Therefore, these people do not fear firearms in the hands of the State; this is questionable when we know that, historically, hundreds of millions of deaths have been caused by States, unlike individuals on their own who possess firearms not to wage a war, but to protect themselves or go hunting.
This is why a psychiatrist writes the following: «With all due respect to Col. Jeff Cooper, who coined the term hoplophobia to describe anti-gun people, most anti-gun people do not have true phobias. Interestingly, a person with a true phobia of guns realizes his fear is excessive or unreasonable, something most anti-gun folks will never admit» (from «Raging Against Self Defense: A Psychiatrist Examines the Anti-Gun Mentality», by Sarah Thompson, M.D.).
Since hoplophobia does not explain everything about gun control, what about "paranoia"? Here is an excerpt from an encyclopedia: "Sigmund Freud postulated that paranoia is an intellectual disorder in which the primary symptom is extreme distrust of others; the paranoid person may believe that people are out to kill him or her."
Former minister Allan Rock, the godfather of Bill C-68 in Canada, named ambassador to the UN in December 2003 by premier Paul Martin, once said that firearms should only be in the hands of the army and police. This is also the objective of the Coalition for gun control. Therefore, these people do not fear firearms in the hands of the State; this is questionable when we know that, historically, hundreds of millions of deaths have been caused by States, unlike individuals who own firearms not to wage a war, but to protect themselves or go hunting and target shooting. |
Paranoia, at least in part, may help explain gun control, and in general state controls may be explained by an obsession against everything that may present a danger, in this case danger to the dictator, to politicians, to the so-called public security (while denying self-defense), to public health. Most dictators, from Stalin to Hitler (although Hitler did not care much about danger as such --because he saw himself as an immortal-- until the Stalingrad debacle in January 1943) to Castro, to the current dictator of North Korea, etc. were or are paranoiacs to one degree or another. These dictators or politicians do not want firearms in the hands of people who are against them! How "natural" it is!
With firearms control, like the Firearms Act (only a step further in controls), controls extend to both the object and the subject. Therefore, we must conclude that gun foes are both paranoiacs and hoplophobiacs, since their compulsion may be seen as a mental disorder originating both from the fear of people who own firearms and of firearms as such. What about a new word: "hoploparanoiacs", to describe people who have a hoplophobiac fear of firearms and a paranoiac fear of their owners?13 February 2004
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Mad Cow Disease
At Monterrey, Mexico, on January 13, 2004, Paul Martin had a private meeting with President Bush. Here is what transpired from their discussion about the mad cow disease.
Bush: «Paul, how can I be certain that you have control over that disease?»
Martin: «Well, George, I retired one on December 12 and another was named ambassador to the UN; these are the only two we heard of.»
Bush: «True. But what about the other Liberals?»
14 janvier 2004
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Deux petits exemples de conditionnement étatiste
Le mécanisme du conditionnement psychologique a été compris par Pavlov dès 1903, dans une conférence prononcée à Madrid. Ivan Pavlov est mort sous Staline, en 1936. Sa théorie des réflexes conditionnés a été grandement utilisée par les régimes communistes et tous les États s'en sont servie. Elle est appliquée couramment en publicité commerciale et en progagande gouvernementale (dite information ou communication).
Là où il y a un cerveau il peut y avoir conditionnement jusqu'au point d'absence totale de jugement libre et réfléchi. Les animaux et les humains peuvent être manipulés par l'association d'idées, de plaisirs, de sensations en général, par la maîtrise des relations entre les réflexes innés et ceux qui sont acquis. Ce conditionnement est obtenu par la propagande, c'est-à-dire une publicité visant à modifier les comportements (contre le tabac par exemple). Nos étatistes et collectivistes parlent plutôt de «sensibilisation», un terme utilisé fréquemment dans la novlangue (newspeak). Quand la propagande ne suffit pas ils utilisent les lois et leurs pénalités, ou les taxes pour modifier les prix. Tous doivent entrer dans le moule, de gré ou de force. Pour notre protection, le casque deviendra nécessaire en tout temps, même pour dormir!
Le «constructivisme social» ou «ingénierie sociale» sont dénoncés par tous ceux qui chérissent la liberté. Les prix et les coûts sont de meilleurs critères pour effectuer les choix individuels (et par le fait même les choix sociaux). Le choix collectif se traduit par l'absence de choix; il est politique et décidé par bureaucrates, politiciens et certains groupes d'intérêt, selon leurs préférences. Une société de gens qui obéissent aux ordres, à la loi, ne peut qu'être inférieure à celle de gens responsables. Le risque de l'erreur individuelle est préférable à celui de l'erreur collective, laquelle conduit plus efficacement à la catastrophe comme l'histoire le démontre.
Les deux exemples qui suivent appartiennent au volet «bâton» du conditionnement. A priori ils paraissent fort sensés. Ils doivent avoir un certain sens car ils ont été salués par quelques maîtres et maîtresses à penser des ondes et du papier de «notre collectif québécois». Je veux seulement illustrer comment le raisonnement collectiviste s'ingère dans la vie courante et produit le résultat contraire à celui qui est souhaité.
Donc, amusons-nous un peu.
1. Kyoto rend-il fou?
La très grande ville (post-fusion) du maire Jean-Paul L'Allier (1), la ville de Québec, prévoit imposer des amendes à compter du 1er juin 2004 à quiconque (il y aura des exceptions bien sûr, dont les policiers chargés de l'application du règlement) laisse tourner son moteur au ralenti pendant plus de 3 minutes. A priori, l'idée est bonne car c'est pour notre bien, l'environnement, Kyoto et l'ego du maire L'Allier. Que ne ferait-on pas pour notre bien, pourvu que les autres paient et que l'État s'en charge?
Mais réfléchissons.
-Les policiers de la ville de Québec, déjà très occupés à la surveillance de l'âge des partenaires sexuels (i.e. prostitution juvénile), vont-ils devoir s'équiper de chronomètres? Comment va-t-on établir que le 3 minutes a été dépassé, à moins que la police ait toute la discrétion de la preuve? Des puces jumelées à un GPS pourraient être installés sur chaque véhicule et transmettraient l'information à un ordinateur central; celui-ci sonnerait l'alarme au policier le plus près en cas d'infraction, en donnant au policier l'identification du véhicule et du propriétaire (information que la ville de Québec n'a pas, du moins pas encore). Imaginons un instant les coûts d'un tel système...
-La police va-t-elle donner la priorité à la surveillance de l'opposition au maire L'Allier? Va-t-elle surveiller les véhicules des ministres? Combien faudra-t-il de nouveaux policiers pour assurer une application... équitable du règlement? Par équitable, j'entends que tous doivent avoir une probabilité égale d'être pris sur le fait. Ceci est important car en ce sens aucune loi ne peut être appliquée équitablement.
-Pour être équitables, est-ce que les amendes seront modulées en fonction du degré de pollution? A-t-on mesuré la pollution générée par le type et la force de moteur, selon le temps de 3 minutes?
-La police de la ville de Québec va-t-elle imposer l'amende à tous les véhicules, même à ceux dont le propriétaire réside à l'extérieur du territoire de la ville de Québec?
-La police pourra-t-elle imposer l'amende quand vous démarrez le véhicule sur votre propriété privée? Combien de policiers iront se faire geler pour surveiller toutes les automobiles qui démarrent le matin, par temps froid?
-La ville de Québec sera-t-elle tenue responsable des accidents qu'elle aura causés par son règlement quand on sait, par exemple, qu'à 20 degrés sous zéro, l'air d'une chaufferette n'a pas le temps de se réchauffer en-dedans de 3 minutes, que l'humidité de l'air se condense alors sur le pare-brise, que l'on ne voit plus rien, que l'on risque donc de se casser la gueule en face de l'hôtel de ville du maire L'Allier pour avoir l'honneur syndical d'être ramassé par ses cols bleus qui viennent d'avoir six pour cent d'augmentation de salaire?
2. La Sûreté du Québec veut retirer de la route les gens fatigués
Non satisfaite d'avoir éliminé presque tous les corps policiers municipaux par des règlements coûteux et excessifs, la Sûreté de Québec (que j'appelle SSQ à l'occasion, pour sans sécurité au Québec) voudrait maintenant pouvoir arrêter tout le monde sur la route pour le motif de fatigue au volant. Le quotidien de Québec, Le Soleil, titrait à la une le 8 décembre que la SQ veut un pouvoir de suspension préventive du permis de conduire des chauffeurs qu'elle jugerait «épuisés». Encore une fois, a priori l'idée a du sens: un chauffeur épuisé devrait aller faire dodo ailleurs qu'au volant. Mais l'interprétation de la fatigue au volant est complexe et ouvre la porte à des abus. C'était un sujet de discussion pour Loft Story (malheureusement --?-- retiré des ondes) et le Dr Mailloux, pas pour la SQ.
La SQ a déjà un pouvoir discrétionnaire considérable dans l'application des lois et les recours contre elle sont restreints et très contrôlés et bureaucratisés. Ce pouvoir de discrétion des policiers démontre, ou bien que les lois sont mal faites, ou bien que nous vivons dans un régime où la police devient de plus en plus le vrai pouvoir. Dans l'application de la Loi sur les armes à feu par exemple, la SQ confisque des fusils de chasse sans porter d'accusation suite à une présumée infraction. Or, s'il n'y a pas d'accusation, il s'agit bien là d'un vol étatisé. Ou les accusations viennent plusieurs mois plus tard. Le règne de l'arbitraire en somme. Ce nouveau pouvoir que la SQ demande doit donc être examiné de très près...
Voici mes questions ou commentaires afin qu'ils perfectionnent leur projet.
-Comment peut-on attendre des policiers qu'ils jugent de quelque chose mieux que nous à moins de croire qu'en moyenne ils ont plus de jugement que la moyenne de la population? Et là nous parlons de moyenne. En matière de justice l'exception est inacceptable. Le moins qu'on puisse dire, c'est que les corps de police n'ont pas la réputation de regorger d'esprits brillants. D'un extrême à l'autre, il y a chez les policiers à la fois des criminels et des zélés, qui peuvent vous arrêter quand vous dépassez de 5 km la limite de vitesse ou quand vous les regardez fixement dans les yeux ou en vous esclaffant. Les fixer du regard, s'il s'agit d'un policier, c'est de la provocation et s'il s'agit d'une policière, c'est du harcèlement.
-Comment peut-on déterminer objectivement qu'une personne est épuisée? On peut mesurer le taux d'alcool dans le sang, mais la fatigue? Selon le nombre d'heures sans sommeil? Selon le nombre d'heures de conduite? Ceci ne peut être un critère, sauf dans les cas extrêmes. Comment le policier va-t-il pouvoir le savoir, à moins que la personne le lui dise (ce qu'elle ne fera pas)?
-Comment le policier va-t-il s'apercevoir qu'un chauffeur est épuisé? Si la personne dort au volant, il est bien évident qu'il y a épuisement et qu'il est trop tard pour faire quoi que ce soit, sauf de klaxonner pour le réveiller... Mais le klaxonnement est-il dans la description des tâches des policiers?
-Comment le policier pourra-t-il distinguer l'erreur due à l'inattention de celle due à l'épuisement, de celle proprement accidentelle? Par exemple, si je signale à droite mais que je tourne à gauche, est-ce que cette erreur est due à l'épuisement ou simplement due au fait que la présence derrière moi d'un véhicule de police m'énervait? Évidemment, il ne faut jamais dire à un policier qu'il vous énerve; ça risque de coûter cher et vous n'avez pas le droit de vous défendre si un policier met votre vie en danger.
-Un policier pourra-t-il suspendre le permis d'un autre policier qui dort au volant?
-Combien de nouveaux policiers faudra-t-il sur nos routes pour vérifier si tous les conducteurs ont suffisamment dormi, quand on sait que les policiers sont déjà eux-mêmes épuisés (c'est du moins leur syndicat qui le dit) par la surveillance des routes, des vols, des voies de fait, des homicides, de la drogue, du sexe, des armes à feu, des ministres, des permis de toutes sortes, qu'ils ont déjà de la difficulté à faire tout ce travail et qu'ils ne pourront même pas se surveiller eux-mêmes?
Le nombre de policiers par tête de pipe n'étant pas un indice d'une société civilisée, il serait préférable, pour notre bien à tous, d'alléger les tâches des policiers. L'allégement pourrait se faire de deux façons: 1. Par l'allégement des lois et règlements qu'ils ont à appliquer. 2. La plupart de leurs fonctions peuvent être transférées à autant d'agences privées, à moindre coût.
Yvon Dionne
12 janvier 2004
(Publié dans Le Québécois Libre du 17 janvier 2004)
Note:
1. Le maire L'Allier est un de ceux qui s'attaquent à la «droite violente» parce qu'elle propose... des partenariats public-privé afin de diminuer les coûts des services publics, dans le transport en commun par exemple (quotidien Le Soleil, 6 janvier 2004). C'est le même maire qui, par la voie des fusions municipales, a éliminé un transport en commun, privé, qui était efficace et satisfaisant pour la clientèle, celui de l'ex-ville de Saint-Augustin. >>
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D'accord avec l'inspection annuelle des minounes
Le 19 août 2003, le quotidien Le Soleil de Québec (qui nous ensoleille souvent d'un seul côté) titrait: «Un coroner recommande l'inspection annuelle des minounes».
Pour une fois, enfin, je suis d'accord avec une recommandation des coroners, lesquels se mêlent habituellement de tout et de rien et font des recommandations sans égards aux coûts et à la liberté et responsabilité individuelles; mais enfin, on va pouvoir s'assurer qu'il y aura moins de maladies vénériennes.
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Les problèmes budgétaires du Québec, vus par les trois chefs
C'est Pauline Marois, alors ministre des Finances du gouvernement du Parti québécois, qui accourt en février 2003 au bureau de son chef Bernard Landry: «Bernard, on va être dans le trou. Les prévisions économiques révisées nous enlèvent 500 millions de $ en taxes.»
«No problemo, répond Bernard Landry. On va payer des gens pour creuser d'autres trous pour un milliard de $ et ça va nous rapporter 500 M$ en taxes.»
Version du Parti libéral:
C'est le ministre des Finances Yves Séguin qui accourt au bureau de Jean Charest: «Jean, c'est une vraie catastrophe. Je me suis fait voler ma chèvre. On va manquer de lait pour remplir nos promesses de priorité à la santé et de baisses d'impôts.»
Jean Charest n'a jamais eu les cheveux aussi frisés sur la tête (quand il y a des problèmes ses cheveux frisent naturellement...) Mais il prend son courage à deux mains car il en a vu d'autres: «No problemo, Yves. Je pensais que ta chèvre était un bouc, mais enfin. On va faire comme le Parti québécois. On va limiter les accroissements de hausses d'impôts de 27% et on va dire que nos promesses sont des investissements; donc, ils seront financés par des emprunts.»
Version de l'Action démocratique de Mario Dumont:
C'est le chef Mario Dumont qui se parle à lui-même en tant que premier ministre et ministre des Finances. «Ouais, le PQ ne m'a pas laissé de bons... bons (bonbons). 500 M$ en moins! Va falloir que je rende mes bons de garde d'enfants remboursables en totalité par les bénéficiaires.»
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Lettre à la Sûreté du Québec
(cc. au ministre de la Sécurité publique et au ministre de la Justice)
Chers amis policiers et policières,
Camarades syndicalistes et futurs gardiens du Grand Soir!
Je ne vous écris pas souvent mais il y a toujours un commencement à tout. Je réalise jusqu'à quel point il est de notre devoir... d'État d'informer ceux qui sont responsables du maintien de l'ordre, lequel ne peut être que public... Si la délation a été utilisée par le NKVD et la Gestapo, ceci n'enlève rien à la nécessité de s'en servir pour accomplir notre Devoir.
Ceci dit, les politiciens vous accordent toute la latitude dans l'application des lois; avec la Loi sur les armes à feu par exemple, vous avez la discrétion de m'arrêter ou de ne pas m'arrêter. Je trouve ça formidable. Comptez bien qu'à partir de maintenant je m'efforcerai d'être respectueux de vous tous.
Donc, je vous écris pour dénoncer ce que je crois être une conspiration contre vous de la part du capitaliste Bill Gates (vous savez? C'est celui qui a inventé Windows après qu'une pomme lui soit tombée sur la tête).
Ce Bill, imaginez, en a fait une bonne pour se moquer de vous: le correcteur d'orthographe français intégré à la suite Microsoft suggère de corriger SQ par SSQ. Vous comparer aux ignobles Schutzstaffel, c'est un peu fort je trouve! À moins que SSQ veuille dire «Sans Sécurité au Québec»?
Sur ce, chers amis (et ami-es), je vous souhaite d'obtenir tout ce que vous désirez dans vos négociations avec le gouvernement, en particulier la gestion de vos caisses de retraite, et que vous continuiez à accroître votre monopole de la Sécurité en éliminant de plus en plus les polices municipales et toutes les armes des mains des gens qui ne sont pas des criminels.
Mes salutations cordiales (notre devise: serrons-nous le gun, si on veut avoir du fun!)
Yvon Dionne --- juillet 2003
Membre de l'Association des propriétaires d'armes à feu non enregistrées (CUFOA)
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Manifestations contre l'OMC
Lors du mini-sommet de l'OMC à Montréal, le 28 juillet, la télévision RDI parlait d'une «mobilisation populaire contre l'OMC» et un des activistes (Patrick Cadorette) se réclamait de «l'action mondiale des peuples». Et patati, patata. Plusieurs manifestants avaient des anneaux un peu partout: lèvres, nombril, oreilles, narines, etc. Mais jamais à travers le nez.
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